Panizza n’est pas trahi, non et la musique de Michel Musseau me plaît beaucoup, entre
Britten, Dutilleux, Kurt Weil et Jimmy Hendrix. Pourtant l’obscénité des marionnettes fait un peu bravache et le parti pris d’expliquer
fait disparaître la musique et débander un troupeau de cerfs. Ne pouvait-on pas garder un schéma plus sobre, dans la lignée du « messager » et de
dieu qui élégiaque ses percussions ? Un pape en chair et en os se faisant pisser dans la bouche par une hétaïre , cela eût fait un joli bruit... bref
, en regardant ce matin à la gare Dalila Khatir (La Vierge) qui risquait de prendre froid à rester devant les portes automatiques je me disais que Frederic
Caton (Dieu) et elle, méritaient mieux : ils ont bien servi cette musique. Xavier Ribes et ses choeurs eûssent pu aussi être d’un grand renfort, tant ils sont désormais expérimentés à
représenter l’humanité. Bon , mais la jeunesse a je crois adhéré, même si pour choquer les vieux, l’ambiance métal aurait sans doute fonctionné mieux que les bites en carton. J’espère qu’il y
aura un CD. Pas de boxe, tout est resté calme et un gros tiers de la salle a applaudi. J’ai récolté un flyer pour Offenbach
Allons-nous donner raison à Michel Onfray, le BHL de l’hédonisme
, qui, citant la docte mais confite Catherine Lalouette (encore un nom d’oiseau ?), reprochait aux libres penseurs d’abuser des épithètes animalières ? Eh bien pas tout à fait !
Nous dirons seulement que s’il avait été un indien chez Goscinny, François Dubet aurait sans doute été « Crapaud Haineux ». Professeur de sociologie à Bordeaux, animateur de
radio et directeur de quelque chose au ministère sous Allègre, François Dubet poursuit de sa haine l’école de l’égalité des droits. Pour l’avoir fréquenté et épinglé dans le bouquin éponyme
de mon nom de domaine (toujours en vente), je pensais que sa vindicte ne menaçait que « L’école de Jules Ferry »... Erreur ! Le voici qui s’en prend à l’école suisse.
Les Académies suisses des sciences venaient de proposer une augmentation du nombre de diplômés, élevant le niveau de qualification : insupportable pour Dubet : « cela
crée des aspirations élevées, et la machine à produire des emplois correspondant à ces aspirations ne fonctionne pas du tout au même rythme", a expliqué le sociologue dans un entretien publié par
"Le Temps". Et de citer les milliers d'étudiants français dans la rue tous les deux ans parce qu'ils se rendent compte que la promesse qu'on leur a faite ne tient pas...Dans tous les pays
occidentaux, l'un des rares gisements d'emplois est constitué par les services à la personne, a encore observé le sociologue français".On ferait peut-être mieux de qualifier davantage ces emplois plutôt que de prôner l'université pour tous". Envoyer des
dizaines de milliers d’étudiants suisses en bac professionnel services de proximités (ou l’équivalent helvétique) ! Hugh ! Cela devient dur de défendre l’ordre
social, mon frère batracien néo-lacustre !
Il n’est pas prévu que je rencontre Dubet prochainement , dommage ! Je
serais bien venu avec des camarades torcheuses de vieux à l’ADMR et qui souhaitent reprendre leurs études pour dépasser les 600€ par mois. Mais il est vrai que les idées de Dubet
progressent puisque Veolia ouvre des filiales dans ce secteur. Veolia une machine à créer des emplois ?
FUSILLES POUR L’EXEMPLE - APRES LES RASSEMBLEMENTS ET LE DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
Une trentaine de personnes se sont retrouvées devant le monument situé Place de la Paix à l’appel de la Libre Pensée, du Mouvement de la Paix
et de " L'Association des Anciens Appelés en Algérie contre la guerre »(4AcG).
Deux allocutions, entrecoupées de poèmes de Gaston Couté, ont rappelé le combat toujours actuel contre la guerre et la place des prolétaires dans ce combat, au moment
où les troupes françaises sont toujours en Afghanistan.
Une adresse au Président de la République a été adoptée pour que soit enfin prononcée la réhabilitation des fusillés pour l’exemple.
Le Président de la République a déclaré ce 11 novembre :
"On mesure ce que cette guerre avait d’absurde et de suicidaire en songeant aux fils et aux mères qui ont tant pleuré de part et d’autre du Rhin, aux garçons de 20 ans fauchés dans tout l’éclat de
leur jeunesse, aux fusillés pour l’exemple qui attendent encore qu’on leur rende justice, aux « malgré nous », alsaciens et lorrains, placés par les vicissitudes de l’histoire entre deux patries et
qui se battaient avec un uniforme allemand et un coeur français, et dont le drame restera à jamais l’un des plus poignant de notre histoire commune."
Le geste attendu les autorités allemandes l'ont fait, après les autorités britanniques : il appartient à l'exécutif et au législatif de ce pays de prendre leurs
responsabilités !
Le 11 novembre c'est le cross du Courrier de l'Ouest qui remplit les
mêmes fonctions sociales que les accroche-coeurs avec moins de risque de polémiques (et puis c'est souvent un bon arabe ou un bon kenyan qui gagne chez les hommes et une
européenne chez les femmes). Le reste, oui l'Armistice qui, malheureusement, éclipse un peu la Saint Martin. En pages nationales la dernière et la pénultième pages lui sont consacrées.
J'espère vraiment que beaucoup de gens regarderont "Blanche Maupas" ; non pas que j'affectionne les histoires édifiantes, mais pour deux autres raisons : la première est
qu'Alain Moreau se bat courageusement autour de son film, la deuxième est que nous avons réussi à faire la jonction entre Lazare Ponticelli, Alain Moreau et le combat politique contre
la guerre aujourd'hui. Un communiqué des anciens combattants et victimes de guerre des PTT est tout de même paru : ils se réunissent rue de l'Enfer. Ils ont raison c'était bien l' enfer,
mais nous, nous parlerons du maçon Baudry et de Kienthal, place de la Paix.
LIBRE PENSEE –
MOUVEMENT DE LA PAIX-
ASSOCIATION DES ANCIENS APPELES EN ALGERIE CONTRE LA GUERRE
Alors que la préparation d’une nouvelle guerre suit son bonhomme de chemin (Iran) , alors que l’intervention en Afghanistan et l’occupation de
l’Irak se poursuivent, la Libre Pensée et le Mouvement de la Paix poursuivent les rassemblements pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la 1°
guerre mondiale, comme l’ont déjà fait l’Allemagne et la Grande-Bretagne.
Le 11 Novembre à 11 heures
Place de La Paix (Doutre)
A Angers
A Angers l’Association des Anciens Appelés en Algérie contre la guerre (4acg) a décidé de se joindre au rassemblement
On peut mesurer les progrès incontestables qu’a connus depuis une dizaine d’années la cause de la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 1914-18, depuis au moins deux décennies
que la Libre Pensée s’est mobilisée au service de cette juste cause. Celle de soldats dont la mort avait pour but de terroriser toute résistance à la guerre.
Depuis le rassemblement de Gentioux (Creuse) , devant le monument où l’enfant lève le poing en maudissant la guerre, le 11 novembre 2008, rassemblement organisé par quatre
organisations (Libre Pensée, Union pacifiste, ARAC, Ligue des Droits de l‘Homme) auxquelles s’était joint le Mouvement de la Paix, le président de la République a effectué un premier
pas et a laissé entendre que la réhabilitation était imminente.
Les cinq organisations étaient en droit d’attendre la parole définitive, qui conclurait logiquement cet engagement et proclamerait enfin la réhabilitation des fusillés pour l’exemple.
Cette parole n’a pas encore été prononcées, marquant ainsi, à ce stade, les limites d’une attitude qui semblait pourtant bienveillante. Nous ne savons pas ce qui a retenu jusqu’alors le chef
de l’Etat de tenir sa promesse jusqu’au bout et de rester ainsi au milieu du chemin.
Ce doit être l'effet burqa, l'occident chrétien ne se sent plus ! Un curé sectateur du Christ-Roi a fait son trou à
Faye d'Anjou , en créant un club de foot après avoir lutté contre le communisme en Argentine et le Courrier de l'Ouest, qui fait son boulot, réintègre le lefebvriste dans le monde des
patros cathos (après tout, le camarade Auxiette montre la voie !). Tout juste les compères de Pedro Le Foot sont-ils allés rendre de menus services à la Vierge
Marie et aux officiers qui la vénèrent au Chili, en Argentine ou au Liban. Enfin, le 26 octobre commençaient officiellement les discussions entre la Fraternité saint Pie X et le
Vatican : Joseph Ratzinger s'est souvenu que Marcel Lefevbvre avait été un excellent préparateur des constitutions de Vatican II et peut-être aussi qu'Alger avait
été (un peu) ville chrétienne. Alors , le Courrier de l'Ouest ne peut pas faire moins : du monastère de La Reja à Faye d'Anjou, on reste dans la viticulture et le football. Ah, encore une
chose : d'après le Courrier de l'Ouest du 12 octobre 2009, le curé en question est un adepte du jeu offensif. On s'en doutait un peu : la soutane cache un terrible jeu de
jambes. Voire davantage.
Les itinéraires politiques ne se ressemblent pas. Là d'où je viens, un maire ex-PCF
apportait son soutien à une manifestation de la Libre Pensée en hommage à Michel Servet avec les Genevois ; là où je reviens -chez moi - le journal "l'Anjou Laïque" continue à
s'en prendre au président de la Libre Pensée et à son "itinéraire politique". Je préfère le mien.
Jack Proult fait dans le même numéro une allusion à ce qui ne s'appelait pas encore les "jeux ligériens". Le billet est bien vu. Les "jeux ligériens" où Auxiette, les évêques et le
rectorat jouent chacun leur partition , les "jeux ligériens" UNSS UGSEL ne sont-ils pas une illustration de ce que pourrait être le grand service unifié
ad majorem dei gloriam ? La loi Carle et la réforme territoriale feraient le reste... En réalité, l' Université d'Angers joue déjà ce jeu en envoyant
certains de ses étudiants compléter leur cursus à la Catho...c'est le syndrôme de Chavagnes-les-Eaux étendu à l'Université. Depuis vingt ans la Libre Pensée dénonce ce qui se fait à
Chavagnes-les-Eaux où les enfants sont tenus d'accomplir une partie de leur scolarité élémentaire à l'école catholique. Chavagnes-les-Eaux préfigurait les objectifs de la loi
Carle. Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ?
Du pain et des jeux... Les accroches-coeurs, ce spectacle de saltimbanques coordonné par la compagnie Jo
Bithume, rythmait depuis des années la rentrée à Angers. Des centaines de participants, des animations pleines de surprise, un spectacle gratuit et souvent quelques rites d'inversion.
"Un catalyseur de la politique locale" disait son directeur. Et cela commençait sans doute à le gonfler, car il en avait un peu marre de servir la soupe à M. Le Maire. Donc pour cette
année, qu'il savait la dernière, il avait choisi le thème "Anges et Démons" , avec au centre un personnage inspiré de Gilbert Bourdin, feu le Messie Cosmoplanétaire de
Castellane et ses batailles de milliers d'anges et de démons. M. Antonini n'a pas flairé le danger : il paraît évident à tout le monde, mais pas à lui, que les anges et les
démons sont faits pour s'accoupler, car ils sont "une seule et même chose". Passons. M. le Maire a quitté la soirée de clôture et tiré sur le pianiste. C'est élégant. La réaction de
l'évêque d'Angers est plus intéressante : en prenant la parole, il montre qu'il sait se servir d'une telle occurence pour recouvrer un rôle traditionnel vis à vis des
fêtes des fous.
L'arrivée prochaine à Angers-Nantes Opéra du "Concile d'Amour" d'Oskar Panizza, que l'Eglise catholique a réussi a faire interdire si longtemps, promet d'être un peu agitée. avec les
premiers frimas, mieux vaut mettre ses gants pour aller à l'opéra.
On se côtoyait parfois à l'ONPL, mais je ne supporte pas Isaac Karabtchevsky et j'ai
laissé tomber l'abonnement... Dommage, je lui aurais dit que la stricte application de son arrêté anti SDF aux étudiants de l 'ESSCA ne m'a pas fait pleurer... lorsqu'en
1995 Jean Monnier avait pris cet arrêté, contre la consommation d'alcool dans les rues piétonnes, nous étions quelques-uns à avoir été verbalisés. Malgré nos verres à pied, nos
appellations contrôlées et notre modération, on avait mobilisé le cabinet du préfet, deux voitures de police et le substitut. Aujourd'hui la progression de l'alcoolisation massive dans la
gent étudiante fait que ce sont les fils et fifilles de l'ESSCA qui se sont fait verbaliser. "La misère fait le lit des religions et des sectes" disait justement un élu,
intervenant au "Café citoyen" organisé le 14 octobre à Villeneuve d'Asq par la Libre Pensée du Nord sur le thème du "voile intégral" ; à l'envers de cette médaille de l'anomie,
il y a l'alcoolisation massive de la jeunesse étudiante, encouragée par le marketing des addictions. On ne résoudra ni l'un ni l'autre de ces problèmes avec des mesures de police : nous ne
voulions pas dire autre chose. Mais qu'aujourd'hui la police doive utiliser les lacrymos pour maîtriser les fils à papa en goguette sonne comme un avertissement important au moment où est
publiée le projet Sarkozy de réforme des lycées (voir mon bouquin le cas échéant). En tous cas, Jean, si tu me lis : on boit un coup ? On parlera de Chappoulie, j'ai envie
d'écrire là-dessus !
Le colloque "La recherche sur l'embryon humain", à l'initiative de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, qui s'est
tenu le 10 octobre à la Faculté de médecine de la Sorbonne a été une réussite. J'ai particulièrement apprécié, le matin, les communications du professeur Axel Kahn, au retour d'une
équipée vaticanesque et son point de vue sur l'historicité des positions chrétiennes en la matière, celle du professeur Pierre Jouannet, posant en grand spécialiste,
c'est-à-dire avec beaucoup d'humilité et de sens didactique, les questions nées de sa pratique et dont la démocratie devrait avoir à débattre pour dire le droit, et celle du
professeur Israël Nisand, qui, suivant les sentiers déjà empruntés par Axel Kahn prend des bifurcations qui me sont plus familières, entre prudence et audace autour de la "summa
divisio" entre la personne et la chose héritée du droit romain, ainsi que des questionnements que les découvertes scientifiques lui adressent.
Le député de Paris Jean-Marie Le Guen avait aimablement accepté d'être le "législateur de service", malheureusement, sa prestation a surtout
confirmé le fait que les "Etats-Généraux de la bioéthique" étaient censés dispenser les parlementaires d'exercer la démocratie de délégation. Mis en difficulté sur ce terrain
par le président Marc Blondel, notre député a reculé dans un ordre relatif. Le philosophe Philippe Descamps, professeur à la Sorbonne a montré comment les problèmes posés contribuaient à la
remise en question de certaines des catégories les plus usitées par la philosophie et le droit, dont il s'est avéré qu'il était un connaisseur avisé. Nos camarades
Dominique Goussot et Jean Sébastien Pierre ont illustré de façon complète et argumentée l'état de la réflexion des libres penseurs et leur place dans le débat.
Il apparaît à l'évidence que le mécanisme mis en place par les "Etats-Généraux de la bioéthique", sous l'autorité du député clérical
Léonetti (qui a déjà réussi à "encapsuler"- le mot de JM Le Guen est joli-le débat sur la fin de vie), et qui était explicitement censé encadrer tout le débat législatif prévu au printemps 2010
peut être enrayé si la démocratie reprend ses droits. La Libre Pensée y a contribué hier, tout comme les intervenants, et n'entend pas s'arrêter là.
Le site des Etats-généraux de la bioéthique, financés par l'agence de biomédecine, est une expression assez hallucinante de la méthode
d'élaboration de la loi par consultation des corps intermédiaires, qui doivent refléter les évolutions des opinions sans être autorisés à remettre en cause des orientations déjà décidées, par la
conférence des évêques de France, par exemple, dont la charte graphique ressemble étrangement à celle du site précité...étrangement ou miraculeusement ? L'esprit souffle où il veut
!
Mais il suffit souvent d'un point d'appui, pour qu'un levier fonctionne et que la souveraineté populaire bouscule les mitres. La Libre
Pensée a apporté sa pierre pour construire ce point d'appui.
Six libres penseuses et libres penseurs du Maine-et-Loire ont participé au colloque.
:
"Je demande que vous décrétiez qu'il y aura des établissements nationaux où les enfants seront instruits, nourris et logés gratuitement et des classes où les citoyens qui voudront garder leurs enfants chez eux, pourront les envoyer s'instruire." Danton