Lundi 8 juin 2009

La première édition  coïncidait avec le pitoyable  anniversaire de « mai 1968 » , l’image la plus emblématique  est sans doute la photo où figurent  ensemble Daniel  Cohn-Bendit et Valery Giscard d‘Estaing, en pleine collaboration  à la promotion du « parlement de Strasbourg ». Je me réjouis de ce que ces deux vieilles choses se sentent contraintes de travailler ensemble  pour  tenter d’endiguer la colère qui monte contre la prétendue  « Union européenne ».

Par Michel GODICHEAU
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Lundi 1 juin 2009
Cette fois-ci, pas d'exemplaire de presse (vous croyez qu'ils l'achèteront ?)


Le Courrier de l’Ouest

La divine providence offrira peut-être au « Monde » un nouvel avenir, digne de son ancêtre «Le Temps », mais elle ne saurait, sans ingratitude, abandonner un seul instant mon quotidien préféré du matin (dès six heures, d’habitude). Il continue, par-delà son titre, à porter dans le lectorat du Maine-et-Loire, des noms que tout le monde comprend : « Le Journal » pour la plupart, « Le Courrier » pour ceux qui hésitent, « Le Petit Courrier » pour les nonagénaires. Les mouvements d’humeur dans le groupe Ouest-France, qui en est désormais propriétaire, pas plus que la crise financière ne sauraient en avoir raison ; même un synode hostile n’y parviendrait pas, il faudrait au moins un concile et une prise de position litigieuse sur la Sainte Trinité ! De toute évidence, et même dans ce cas ultime, ce serait une défaite de la religion. Un de ses facétieux journalistes me demandait naguère si je voulais faire enlever les crucifix des écoles catholiques! La question n’est pas stupide puisque c’est la position des partisans de « la nationalisation laïque du système éducatif » et ce n’est en effet pas la mienne ; je préférerais au contraire que des « leds » cruciformes monumentaux ornent, tous les deux mètres, les murs de l’Université Catholique de l’Ouest, certains, dans les couloirs, pourraient même clignoter et éclairer furtivement les amours naissantes des fils de bourgeois... car il n’y aurait bien entendu plus un sou de subventions publiques.
Je pourrais donc sans problème travailler au Courrier de l’Ouest, car j’en connais presque tous les codes. Mais  « le journal » arrive encore à me surprendre. Prenez la récession et ses effets dans le bâtiment, et bien, le pavillonneur inquiet que « Le Courrier » a trouvé est un ancien séminariste que ses parents destinaient à la prêtrise et qui explique entre deux développements sur les banques, le crédit et l’habitat individuel, pourquoi il s’en est éloigné. Chapeau bas !

J’ai moins d’affinité avec Ouest-France, capté à la Libération par une autre branche de la même famille. Les éditos de Paul Burel m’évoquent trop la brutalité de l’ordre corporatiste, celui qui réunit les Rohan et les Le Driant. « Le Courrier », ce n’est ni Cadoudal, ni l’irrédentisme, c’est de Charette, Freppel, Chapoulie ; « Le Courrier », c’est Jean Foyer et Jean Turc, Jean Monnier et Marc Goua. Avec « Le Courrier », je ne risque après tout - si « Le Monde » redevient « Le Temps » sous l’occupation - que d’être tué sans sauvagerie et émasculé pour le principe, sans réelle méchanceté. Et Roselyne Bachelot pourrait même avoir un mot aimable pour moi lors de mon procès. Pourtant, je ne suis plus très rassuré : depuis que Ouest-France a racheté « Le Courrier », je rêve parfois de tenailles rouillées et des sabots broyeurs des Dominicains.

Par Michel GODICHEAU
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Vendredi 29 mai 2009
Le 51ème jour est  toujours férié, mais  pas toujours chômé, du fait de la crapuleuse loi du  30 juin 2004, modifiée, grâce à la résistance de la classe ouvrière, par la loi du 16 avril 2008, mais qui continue cependant à faire supporter aux seuls salariés le financement des "dispositifs de solidarité nationale envers les personnes âgées et  handicapées".

C'est donc  seulement le mercredi 3 juin que les happy few  pourront profiter de la fort belle édition de "Motherfuckers 2, le retour" (En fait le titre n'a pas changé).

Attention ! Nonobstant les objurgations de l'ami  Jean-Yves, je n'ai pas augmenté le tirage (100 ex), il y aura donc  80 ex disponible à la vente.

Les ceusses et les celles qui ont effectué une  pré-commande l'auront aux conditions indiquées (+ frais de port), les autres à  11 € (+ frais de port)





Par Michel GODICHEAU
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Lundi 25 mai 2009
L'âge comporte beaucoup de désagréments. Il arrive parfois, pourtant  que les archives tendent à laisser penser qu'on ne s'était pas trompé sur tout et qu'il peut être agréable d'être fidèle.



Extrait d’une conférence de présentation de  mon livre « Faut-il fêter l’anniversaire de la Loi Le Chapelier » - paru en 1989. (première partie)

"J’ai eu récemment l’occasion de participer  à un débat organisé à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme , sur le pouvoir des médias. Noël Mamère était l’invité vedette de cette soirée. En fait, au dernier moment, pas de Noël Mamère. J’étais invité au nom de la Libre Pensée. La salle était bien garnie. Je ne suis cependant pas intervenu dans ce débat. J’ai , en effet, considéré que la salle comportait  une autre personnalité significative : M. Nicolas Lucas, responsable de la Nouvelle Action Royaliste et que M. Mitterrand  venait de nommer membre à part entière du Conseil Economique et Social. Ce n’était d’ailleurs que juste récompense, puisque ce personnage avait pris la tête d’un rassemblement des sans-parti pour la candidature de F. Mitterrand aux dernières élections présidentielles.

Le même individu était, par ailleurs, délégué par le maire socialiste d’Angers à la « petite enfance », sous la dernière municipalité, et responsable CFDT dans une librairie angevine.

Anecdote marginale ? Je ne crois pas. J’étais, comme libre-penseur, invité à me confronter sagemenr avec le représentant d’un courant monarchiste parfaitement à son aise dans les sphères dirigeantes de la Vème République, comme s’il n’y avait jamais eu  1789, comme s’il n’y avait jamais eu de Carmagnole, comme si la République n’avait été qu’une parenthèse, comme s’il n’y avait jamais eu la Commune de Paris.

Le directeur local d’Ouest-France qui m’avait gentiment interviewé à l’occasion de la sortie de mon petit bouquin (1) était un peu déçu que je ne prenne pas la parole. C’est vrai, il y avait pourtant bien des choses à dire, et surtout -sans doute- à faire.  Mais je crois, chers camarades, qu’il convient d’être clairs : notre propos est un propos de régicides et il ne nous appartient pas de discuter avec  la descendance politique des émigrés de Coblence. Il nous appartient en revanche de démêler, pour tous ceux que notre association philosophique a le but d’éclairer, les fils qui ont conduit M. Lucas à être nommé membre de la chambre corporatiste qu’est le CES, en même temps que Mme Isabelle Thomas et M. Harlem Désir." (à suivre)

(1) Il s'agissait bien d'Alain Besson.
Par Michel GODICHEAU
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Lundi 25 mai 2009
J'ai maintenant une idée plus précise de l'identité des jeunes gens qui s'en prennent à mon véhicule et à mon domicile.
Par Michel GODICHEAU
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Samedi 23 mai 2009
"Parmi les tâches qui s'imposent au gouvernement, il n'en est pas de plus importante que la réforme de l'éducation nationale.
Il y avait à la base de notre système éducatif une illusion profonde : c'était de croire qu'il suffit d'instruire les esprits pour former les coeurs et pour tremper les caractères .

(...)

La vérité, c'est que l'individu n'existe que par la famille, la société, la patrie dont il reçoit, avec la vie, tous les moyens de vivre.
Il est aisé de le constater d'ailleurs. Les époques où l'individualisme a fait loi sont celles qui comptent le moins d'individualités véritables. Nous venons d'en faire la cruelle expérience. (...) L'individualisme n'a rien de commun avec l respect de la personne humaine sous les apparences duquel il a essayé parfois de se camoufler.
L'école française dee demain enseignera avec le respect de la personne humaine, la famille, la société, la patrie. Elle ne prétendra plus à la neutralité. La vie n'est pas neutre ; elle consiste à prendre partie hardiment. Il n'y a pas de neutralité  possible entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal, entre la santé et la maladie, entre l'ordre et le désordre, entre la France et l'Anti-France"


Philippe Pétain, Maréchal de France, Chef de l'Etat français  (Revue des Deux Mondes - 15 août 1940)
Par Michel GODICHEAU
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Mercredi 13 mai 2009
Cela fait finalement 166 pages et je dois donc faire modifier le devis !
Par Michel GODICHEAU
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Lundi 11 mai 2009
Cohérences corporatistes dans « l’Anjou Laïque »


Le numéro  88 de la revue de la Fédération des Oeuvres Laïques  de Maine-et-Loire, comporte  deux articles sur les Maisons familiales rurales.

Sous le titre  «  La maison familiale est un acteur de développement local » , Guy Martin, directeur, explique les principes de ces institutions :

-    l’alternance : le jeune  ne séjourne à l’établissement que 15 à 20 semaines par an  (cela fonctionne de la 4ème au BTS).
-    la pédagogie de groupe : l’encadrement se compose de monitrices et moniteurs, d’animateurs et d’animatrices (le terme d’enseignants semble proscrit), qui suivent les jeunes  pendant les pauses, au moment des repas, et sont en relation avec les familles.
-    les parents sont les interlocuteurs privilégiés et les moniteurs « rencontrent le jeune dans son milieu familial ».

Conclusion de Guy Martin : «  Si le but de ces établissements est la prise en charge par la personne de son propre développement, cette notion s’applique aussi au territoire. »

Dans le même dossier , une note explique  que dans la Région Pays de Loire  «  l’enseignement agricole  privé forme  81% des élèves de l’enseignement agricole  et les 2/3  le sont dans des établissements de ce type).

Mais le plus éclairant est sans doute l’interview  du porte-parole de la Confédération paysanne, Etienne Heulin :

« Tout enseignement technique a une proportion de corporatisme. Il faut se référer à l’Histoire. L’enseignement technique a été spécifique à l’agriculture parce que le clergé s’en est occupé. La République ne se chargeait que des élites. Ce sont les mouvements chrétiens qui ont émancipé les campagnes. »

Cela  donne un  relief particulier  à l’article  d’Alain Besson  paru dans le même journal , (numéro 87), dirigé  en particulier contre la Révolution Française.






Par Michel GODICHEAU
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Vendredi 8 mai 2009
"La multinationale  nord-américaine Smithfield Foods Inc., dont le siège se trouve en  Virginie, s'était vu interdire toute activité aux Etats-Unis, du fait de la contamination qu'elle avait provoquée par ses élevages de porcs. La presse  mexicaine informe que cette entreprise s'est installée au Mexique en 1994, juste au moment de la mise en place du traité de libre commerce. La population de la ville de Perote, dans l'Etat de Vera Cruz (le Mexique est un Etat fédéral), a, depuis de nombreuses années, porté plainte devant les tribunaux de cette entreprise en raison de la contamination produite par les fermes qu'elle possède, les fermes Caroll, et qui sont installées dans un quartier de la ville. Le 20 mars 2009, alors que l'épidémie de grippe n'était pas encore déclarée, les agents municipaux du quartier La Gloria (de la ville de Perote) ont sollicité l'aide du ministère de la Santé du Mexique, après avoir constaté que 60% de la population de ce quartier  étaient porteurs  de symptômes grippaux. Ce quartier jouxte une lagune artificielle dans laquelle se déversent les excréments des animaux de ces fermes et ù s'entassent des cadavres d'animaux morts qui y pourrissent. La délégation régionale du ministère de la Santé de Vera Cruz a annoncé que l'origine du virus pourrait bien provenir de cet endroit."

Journal Informations Ouvrières - N° 45 (nouvelle série)  du 7 au 13 mai 2009.
Par Michel GODICHEAU
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Samedi 18 avril 2009
Inventaire  avant "L'unification laïque"...


A la recherche des origines


Extrait de  l'Encyclopédie Wikipedia.

Au départ (en 1935/1937), la volonté des familles qui se sont groupées pour agir, ensemble, au sein de la première Maison Familiale était de permettre à leurs enfants de rester au « pays » tout en continuant à se former, à réfléchir à leurs projets, à moderniser leur exploitation agricole, à s’engager dans leur métier et dans le développement de leur territoire. Permettre aux jeunes de faire leur place dans le monde des adultes tout en contribuant à le transformer, telle est, toujours, la grande ambition des Maisons Familiales. Aujourd’hui, cette ambition ne se limite plus aux enfants d’origine agricole mais concerne tous les adolescents. Or, ce vaste dessein ne peut se concevoir qu’avec l’acceptation pleine et entière du principe de la responsabilité éducative des familles dans le cadre des relations traditionnelles entre parents et enfants mais également en leur donnant la responsabilité d’une partie d’un système éducatif. Pour illustrer ce principe –ainsi que pour conforter leur indépendance-, les Maisons Familiales Rurales ont fait le choix (en 1942) de rejoindre le mouvement associatif.


1935

Extrait de L'Encyclopédie Larousse

Lorsqu’en juin 1935, après avoir obtenu son certificat d’études, Yves Peyrat, fils d’un paysan habitant le petit village de Sérignac-Péboudou dans le département du Lot-et-Garonne (le sud-ouest de la France), âgé de 12 ans, déclare à son père « Papa, tu sais que je suis un fils aimant et soumis, mais retourner à Castillonnes (le nom de l’école où l’adolescent est scolarisé), c’est fini, je n’y retournerai pas. Je veux être paysan. Dans cette école, on n’y fait pas de paysan», il ne sait pas encore qu’il va participer à la création d’un système éducatif tout à fait original. Jean Peyrat1 fait part des propos de son fils au curé de la commune qu’il connaît bien car ces deux personnages militent dans la même organisation : le Syndicat central d'initiative rurale2. L’abbé3 lui propose de s’occuper de la scolarité du jeune Yves. Peyrat accepte à condition que son fils ne soit pas le seul élève entraîné dans l’aventure et va convaincre deux autres agriculteurs d’y associer leurs enfants. En septembre 1935, ces trois paysans et le prêtre mettent sur papier la formule de ce centre de formation inédit : alternance du travail manuel et du travail intellectuel, enseignement en prise directe avec la réalité, vie de groupe… Pour réaliser l’expérience, ils s’appuient sur la structure juridique du syndicat, dont ils sont membres, qui ouvre une section d’apprentissage.

1942

La loi du  16 septembre 1942, promulguée par Philippe Pétain, chef de l’Etat français, structure la corporation paysanne

« dans la ligne doctrinale défendue depuis une dizaines d’années par le Front paysan, la Corporation paysanne est chargée de promouvoir et de gérer les intérêts communs des familles paysannes dans le domaine moral, social et économique »

(« Les campagnes en France au XXème  siècle » - Geneviève Gavignaud Editions Ophrys.)
Par Michel GODICHEAU
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