COMMUNIQUE DU COMITE REPUBLICAIN DE LA ROCHE DE MÛRS.
Le premier jour du calendrier républicain sera célébré au belvédère de la Roche-de-Mûrs le mercredi 22 septembre
à 18h15, par un dépôt de gerbe à la mémoire des révolutionnaires français et étrangers qui firent la Révolution de 1789, la révolution de 1848 et la Commune de Paris.
Le comité républicain de la Roche-de-Murs, fondé en 1889 pour honorer et consolider la République invite
les citoyennes, les citoyens et les élus à se joindre à cet instant de vigilance républicaine.
De façon récurrente, les crises enrichissent les riches, appauvrissent les pauvres et les premiers désignent à la
vindicte des boucs émissaires : hier les juifs, aujourd’hui les roms et , de façon plus générale, les plus étranges des étrangers.
Quant aux exploités, de quoi se plaignent-ils ? « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la
brioche ! »
Le discours sur les retraites fait aussi penser à cela.
Mais le grondement du peuple se fait entendre. Est-ce une révolte, sire ?
Rassemblement à Mûrs-Erigné à 18h15
Vin d’honneur offert par le Comité à l’issue de la cérémonie.
C'est un succès ! L' Ecole publique et laïque vit dans la conscience des citoyens. C'est aussi un point d'appui. Je laisse la pétition
en ligne pour que les nouveaux lecteurs puissent s'informer de cette bataille et lui faire éventuellement écho.
Je le savais, mais voila, j’ai acheté le bouquin « Histoire secrète du patronat ». Au poids le prix est intéressant, pour le reste
bof. C’est l’amicale des anciens du Monde, via Mediapart et rue89 ou de ceux qui auraient bien aimé s’y faire embaucher. La seule nouvelle intéressante que j’aie apprise pour l’instant est que
François Ceyrac (CNPF) était le témoin de mariage de Martine Delors, épouse Aubry, mais bon, j’aurais dû lire Closer plus régulièrement, sans doute. Pour le reste, il y a en France un patronat
corrompu, un syndicalisme corrompu (surtout FO), des politiciens corrompus... mais pas de luttes de classes ou si peu. On est politiquement correct sur les juifs, un peu moins précautionneux avec
les francs-maçons, c’est l’air du temps. Des orientations défendues on ne saura pas grand-chose ou on ne comprendra pas grand-chose, ainsi Jean Monnet est-il présenté à juste titre comme l’homme
des Américains, mais alors, pourquoi diable n’y a-t-il par la suite que des banalités sur l’Europe si l’on excepte le ralliement tardif du CNPF au traité de Rome et quelques vilenies sur le
DGB ? Les éléments sur le patronat chrétien existent marginalement, mais ni l’encyclique Rerum Novarum ni le rôle qu’elle assigne aux patrons ne sont sérieusement présentés. Yvon
Chotard, grande figure du Centre Français du Patronat Chrétien, est seulement présenté comme un cacique proche de l’UIMM et il n’existe pas dans l’index d’entrée pour les
« Semaines sociales » organisées en collaboration avec l’épiscopat français (le principal animateur en est aujourd’hui Camdessus, prédécesseur de Strauss-Kahn au FMI). Les mesures du
plan Juppé de 1995 sont présentées comme « raisonnables », la notion de « salaire différé » comme une invention du vichyste pompidolien Georges Albertini (un Attali qui
aurait réussi) et de FO. L’UNICE (l’organisation du patronat européen) n’est même pas citée dans l’index et des décisions économiques des traités de Maastricht et d’Amsterdam il n’est nullement
question, pas plus que de la campagne pour le « oui » engagée par le patronat français. N’exagérons rien : d’excellentes informations sont dénichées à la fin sur le complexe
militaro-bétonnier à la française et son intrication avec le domaine des médias, idem sur Veolia ou l’industrie pharmaceutique, les dégâts du LBO sont aussi correctement décrits.
Je vais quand même essayer de prolonger le raisonnement, les auteurs m’en voudront d’autant moins qu’ils ne risquent guère
de me lire : si l’on ajoute aux affaires de corruption patronales l’implication des syndicats et les problèmes écologiques, on ne voit pas d’autre solution que de voter Eva Joly en
2012 pour un gouvernement de propreté appuyé sur une Europe rénovée qui s’attaquerait à la fois à la corruption et aux vrais problèmes. Dans le cadre des traités de Lisbonne, Amsterdam et
Maastricht, cela va sans dire. Et devant un gouvernement Joly-Cohn-Bendit, je demande la nationalité moldave. (Histoire Secrète du Patronat de 1945 à nos jours – B.Collombat et D .Servenay
dir. – 719 p – 25 € - La découverte 2009)
Je travaille (un peu) sur la RGPP et je me demande si je ne vais pas en profiter pour me venger un peu encore une fois ; après tout ce
ne serait pas inutile, j'ai d'anciens inspecteurs qui doivent continuer à nuire...
J’ai lu récemment cette audacieuse affirmation : « un protestant libéral, c’est un oxymore,
c’est comme un catholique progressiste. Par contre, un musulman conservateur, c’est un pléonasme ». Si l’affirmation s’était limitée à l’oxymore, on pourrait discuter, parler de
la tradition exégétique qui donna à la fois Alfred Loisy et Joseph Turmel, côté catholique, Charles Wagner et Gabriel Séailles, côté protestant. On pourrait rappeler que les partisans
de la théorie augustinienne des deux glaives condamnèrent tant côté catholique que côté protestant les audacieux. On pourrait dire aussi que les musulmans qui opposent les
hâdiths au Coran s’engagent dans une voie qui mérite examen...On pourrait renvoyer purement et simplement aux « Thèses sur Feuerbach » (http://www.marxists.org/francais/marx/works/1845/00/kmfe18450001.htm) et s’interroger, chemin faisant, sur ceux
qui réclament des préfaces à Michel Onfray...
Mais l’auteur de l’affirmation entend d’emblée refuser cet examen et je me demande comment j’ai
bien pu parler, à Lille,au siège du Parti socialisteà une trentaine de pléonasmes...
A moins que je ne sois moi-même un oxymore, qui utilise la théorie d'un juif athée, auteur, précisément, des
Thèses sur Feuerbach.
Hortefeux et Besson ont la tête de l’emploi (Fabius aussi, je sais !). Etrange correspondance entre l’image que
l’on donne de soi et la fonction que l’on remplit, même Mélanchon n’y échappe pas : le politicien roublard ne laisse plus guère de place à l’homme de conviction. Mais Hortefeux a un terrible
destin, renvoyant les visages de Charles Pasqua ou Robert Pandraud à une nostalgie hors de propos. Dans ce rôle, peu de socialistes ont fait illusion après la seconde guerre, on citera tout de
même Jules Moch et François Mitterrand ... Non, pour la même période, je ne vois que Roger Frey : on trouve sur le site de l’INA des vidéos pour instruire la jeunesse ; Hortefeux a encore un
peu de chemin à faire.
En tout cas , et pour ce qui concerne le projet de loi voté en première lecture le 13 juillet et inscrit à la session
extraordinaire du parlement à partir du 7 septembre (interdiction de la burqa), soyez attentifs à ce qu’il dira concernant l’alinéa concernant les masques. Le juriste Gilles Lhuillier
écrivait en 2004 :
Un retour à l’origine étymologique romaine où le masque n’était qu’un signe, est-il aujourd’hui pensable ? À
l’image des Masques Bambara ou des masques Grecs de Dionysos, la personne, et le corps ne seraient alors que des récits créant un monde de signification qui institue le sujet. L’humanité serait
alors ce récit : il n’y aurait « personne » derrière le masque. (L’homme-masque – Sur la dimension anthropologique du droit –revue Methodos 2004 -Gilles Lhuilier, « L’homme-masque. »,Methodos, 4 (2004), Penser le corps, [En
ligne], mis en ligne le 5 avril 2004. URL : http://methodos.revues.org/document125.html. Consulté le 12 octobre 2009.
Il est des mots que l'on s'étonne parfois d'entendre prononcer par des amis qui ont laissé leurs oreilles traîner trop
près des twitters de la novlangue. Jolie parentèle que celle de l'égalité des chances !
Je connaissais cet extrait :
« Le régime nouveau sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l’idée fausse de l’égalité naturelle
des hommes mais sur l’idée nécessaire de l’égalité des "chances", données à tous les Français de prouver leur aptitude à servir... Ainsi renaîtront les élites véritables que le régime passé a mis
des années à détruire et qui constitueront les cadres nécessaires au développement du bien-être et de la dignité de tous. » (Philippe Pétain, discours du 11
octobre 1940)
Le plus récent théoricien contemporain de cette salade est le papiste embusqué, tueur d’irakiens et ex prime minister
Tony Blair, avec sa notion d’ « equality of fair opportunity », dont la traduction française a été donnée par Ségolène Royal avec sa « société juste »
Philippe Pétain était cependant bien plus audacieux puisqu’il donnait une vision téléologique que les plus récents de
ses disciples hésitent encore à formuler. Mais enfin, voilà, quand on me parle de dignité, c’est à cela que je pense.
Dommage que Pétain n’ait pas employé aussi, l’expression de « diagnostic partagé », il est vrai que, dans ce
discours du 11 octobre 1940, il en donnait tout de même le contenu :
« Que classe ouvrière et la bourgeoisie fassent, ensemble, immense effort pour échapper aux routines de paresse et
prennent conscience de leur intérêt commun de citoyen, dans une, nation désormais unie. »
Je ne pense pas que ce soit pour faire taire Jacques Sigot (d'ailleurs celui qui le pourrait n'est pas né), mais
le "Courrier de l'Ouest" annonce ce matin que l'arrêté de classement du site du camp de concentration des Tsiganes à Montreuil-Bellay a été signé.
Bravo à Jacques Sigot et à celles et ceux qui l'ont soutenu (j'ai des noms !)
On pourrait recopier le décret du 22 juillet 1940, paru au JO du 23 juillet. Il permettait
de réviser toutes les naturalisations intervenues depuis la loi du 10 août 1927 :
« loi qui a rendu possible la nationalité française à un nombre considérable d’étrangers parmi lesquels
certains n’offraient pas toutes les garanties nécessaires. C’est le cas, notamment de ceux qui ont subi une ou plusieurs condamnations pénales depuis leur naturalisation »
En effet : « La France a toujours eu une réputation solidement établie d’hospitalité généreuse,
mais il est incontestable qu’il y a trop de criminels parmi les étrangers réfugiés chez nous ... «
P. Marc-Vincent – La France Nouvelle - Taillandier 1940.
Mais si l’étranger est français par sa naissance ? Et bien on pourrait appliquer la
loi du 16 juillet 1940 (JO du 13 septembre) , qui règle la question....
Et comme la demande de réintégration dans la nationalité française de la maman de Nicolas
daterait de 1924, la date de 1927 n’est pas mal choisie, au fond.
Le camp de concentration de Tsiganes de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire, France), dans le sens
premier du terme « concentration » qui était celui employé pendant la Seconde Guerre mondiale, fut ouvert le 8 novembre 1941, conséquence directe du décret signé le 6 avril 1940 par
Albert Lebrun, dernier président de la 3ème République. Il était destiné à rassembler tous «individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le type romani», Manouches, Gitans, Roms,
Sintés. Ces Tsiganes, par familles entières, venaient d’une multitude de petits camps ouverts en France dès 1940.
:
"Je demande que vous décrétiez qu'il y aura des établissements nationaux où les enfants seront instruits, nourris et logés gratuitement et des classes où les citoyens qui voudront garder leurs enfants chez eux, pourront les envoyer s'instruire." Danton