Les Editions Agone viennent de publier sous le titre « Retour à l’Ouest » - Chroniques
(juin 1936-mai 1940) une large sélection des articles publiés par le militant révolutionnaire Victor Serge, nom littéraire de Victor Lvovich, dans le journal ouvrier belge « La
Wallonie ». J’en ferai une note de lecture pour le journal « La Raison » (si vous n’êtes pas abonné, il est encore temps d’échapper à la damnation éternelle http://fnlp.fr).Pour l’heure, voici l’extrait d’un article intitulé « Stalinisme et libre examen », qui, en dehors du fait que les jeunes staliniens doivent
se faire plus rares à l’Université Libre de Bruxelles, me paraît garder une réelle actualité par la méthode qu’il suppose. Victor Serge y analyse un article paru dans la revue Jeudi,
publiée par le « Cercle du libre examen » des étudiants de l’ULB en 1939.
Il indique tout d’abord à propos de l’auteur : « Il feint tout d’abord de confondre marxisme et
stalinisme. La pensée de Marx, nourrie de liberté scientifique, commande avec une rigueur admirable une constante recherche libre, sans cesse renouvelée et une soumission désintéressée à la
vérité (...) il n’est plus possible d’ignorer aujourd’hui que le stalinisme a tué le marxisme (...) en tuant les marxistes à coups de revolver dans la nuque, de la façon la plus littérale (pauvre
Boukharine, pauvre Piatakov – et Zinoviev et Kamenev, et Smirnov, et Riazanov et la légion sans nombre qu’ils mènent au supplice !) ; tué le marxisme en couvrant de ses drapeaux tant de
crimes en chine, en Espagne, en Pologne, en Allemagne que des républiques en sont mortes ; tué le marxisme soviétique en le prostituant à Hitler... ». Il conclut enfin :
« Avant de prendre ainsi, avec une stupéfiante ignorance, la défense du régime le plus totalitaire et le plus inhumain qui soit aujourd’hui ici-bas, l’auteur de ces lignes eût dû,
honnêtement, se renseigner quelque peu. Mais il apparaît qu’un aveugle parti pris a tué en lui jusqu’au scrupule, jusqu’au désir de connaître ; et parce que stalinien, il se révèle
ainsi mort au libre examen. »
A quand un groupe « Victor Kilbatchich » de la Libre Pensée, à Liège ou à
Bruxelles ?
Je le savais déjà depuis ce brigand de Satie, mais l’orgue n’est vraiment pas un
instrument religieux : Sophie-Véronique Cauchefer l’a prouvé hier soir à ceux qui voulaient l’entendre. Il serait temps de s’en souvenir, car la moyenne d’âge du public devait avoisiner les
75 ans, ce qui est dommage. Tel est également le propos éditorial du N° 0 de la revue « Orgues nouvelles » en 2008, l’éditeur a eu depuis des difficultés. A ce propos, l’affaire
de l’orgue de l’Eglise Saint-Pierre de Trélazé est toujours pendante devant le Conseil d’Etat, le pourvoi du député-maire contre les décisions qui le condamnaient pour ce cadeau fait à la
paroisse n’ayant toujours pas été examiné. Ce concert Cauchefer /Escaich était d’autant plus agréable qu’il n’y avait aucun député-maire pour s’y faire prendre en photo, juste des mélomanes
dans une basilique romane pleine des souvenirs romains qu’elle a tenté sans succès d’effacer.
Alors s'il y a petite école, il y a grande école aussi ? En
tout cas les années qui ont suivi, quel est l’élément déclencheur qui a fait que ce parcours-là a pu se tracer par la suite ?
Et bien, c’est sûrement pas l’étape d’après puisque
l’étape d’après, ma mère, toujours par peur de ce qui pourrait recommencer, m’a mise dans un établissement catholique tellement corseté que j’ai une amnésie de plusieurs années là-dessus. C’était
un établissement catholique extraordinairement strict avec un uniforme. Quelque fois des choses que je préfère ne pas évoquer. Donc, j’ai trouvé la liberté en entrant au Lycée Victor Duruy, en
6ème, dans la voie publique et là, enfin, j’ai respiré.
Et alors ça s’est traduit par quoi cet
espace de liberté ? de respiration ? Qu’est ce qui vous a fait respirer ?
Il y a eu quelque chose que j’ai trouvé formidable
qui était un uniforme laïque, un tablier qui était le même pour toutes, qui était un tablier beige clair brodé avec des initiales rouges. Ce simple tablier, uniforme, réglait tous les problèmes
communautaires que nous avons sur le dos maintenant. TOUS. Je fais partie des gens qui ayant connu cet uniforme très simple qui empêche les boutons d’argent montrés, tous les problèmes de marque,
sont fortement pour le retour de cet égalitarisme-là. Pour moi c’était une liberté. J’ai connu l’uniforme religieux avec la petite jupe plissée, les socquettes, etc. Donc, je peux faire la
différence entre l’uniforme d’une école religieuse et puis la blouse laïque.
Catherine Clément, philosophe, romancière, anthropologue et psychanalyste était interviewée le 11
juillet dernier sur France-Inter, voici un extrait de ses réponses :
Quelle écolière étiez-vous ?
J’étais dans un petit village du Maine et Loire où il y avait une école publique et une école catholique.
Là on a choisi de me mettre à l’école catholique puisque ma mère étant juive, il valait mieux prévoir, tout prévoir et donc l’école catholique, de ce point de vue là, était plus planquante, plus
protectrice. J’étais mieux planquée à l’école catholique. L’institutrice était adorable. C’était une très bonne femme, très charmante. J’en ai gardé d’excellents souvenirs. Elle m’a appris
beaucoup de choses en matière de livres, mais elle ne m’a pas du tout appris à compter, mais pas du tout. Ce handicap traîne encore…
En tout cas, elle vous a inculqué le goût de la lecture et de
l’écriture ?
Non. Elle ne m’a pas inculqué le goût de la lecture et de l’écriture.
L’élément marquant du congrès de la Fédération Nationale de la Libre
Pensée, qui s’est tenu à Artigues près Bordeaux en ce début juillet, a sans doute été la rencontre internationale des jeunes libres penseurs. Dix-sept jeunes y ont
participé (français, allemands, polonais, russe) ; d’autres jeunes (argentins, algériens) qui étaient inscrits, n’ont pu, pour des raisons de dernière minute se rendre en France.
Le projet d’appel élaboré à Cracovie a été précisé et amendé et sera disponible prochainement sur le site du Comité international de liaison des athées et libres penseurs :
http://www.cilalp.org/. Pour le reste, absorbé par des tâches techniques, je n’ai pas tout suivi, mais il me semble que la FNLP cherche, à travers ses
groupes et fédérations, à mobiliser l’expérience acquise pour faire face aux orages qui grondent déjà. Ceux qui lisent ce blog devrait bien adhérer au lieu de se demander si mon expression est
sibylline ou amphigourique. Cela permettrait d’approfondir un point qui n’a pas été assez traité : les tunnels qui mènent de Fillon à Chérèque et de Chérèque à
Thibault ont été creusés par l’action catholique : où faut-il placer la taupicide ?
Il faut que je revoie Madeleine et que je lui dise. Cette histoire,
c'est la sienne. Elle m'avait raconté comment lors de sa première prise de poste dans les coteaux du Layon, après l’ouverture difficile de l’école publique, elle avait trouvé son logement
... muré pendant la nuit. Aujourd’hui, toujours au pays du Layon, au milieu de coteaux que j’ai arpentés cent fois, brodequins aux pieds ou canne à pêche sur le dos, une institutrice
publique qui fait seulement son métier reçoit des menaces précises. Il n’y a plus guère d’artisans dévoués à Catherine Labouré (si ! la « médaille miraculeuse » contre les
communards !) ou de paysans fanatisés par les prêches des dominicains ou des mulotins, mais il y a les sectateurs tiers-mondistes du grand service unifié...parfois eux-mêmes
fonctionnaires, le résultat est le même. Mais la République n’a pas dit son dernier mot.
L’attaque du prince-archevêque de Vienne contre le cardinal Sodano,
n° 2 du Vatican, accusé d’avoir parlé de « ragots » à propos des affaires de pédophilie dans le clergé viserait en réalité le pape bavarois. En effet, selon Associated Press, Angelo
Sodano n’avait fait que reprendre les propos de Benoît XVI... Cette fracture est d’autant plus visible qu’elle émane d’un cardinal réputé proche de Ratzinger. Quelques jours après la
vigoureuse perquisition opérée au siège de l’Eglise catholique en Belgique, avec fouille des tombes de la cathédrale pendant qu’une brochette d’évêques était consignée dans une salle, cela
signifie que certains cercles contestent la stratégie de la Curie. Schönborn s’était déjà, il y a peu, rendu à Medjugorje, où la Vierge apparaît sans même qu’il y ait de Muscadet dans
les parages (contrairement à Vallet), alors que Benoit XVI continuait à se déclarer réticent sur ce phénomène dont il venait de sanctionner le promoteur. A l’instar de Wojtyla, gauchiste
suspect comme chacun sait, Ratzinger va t’il finir par être dépassé sur sa droite ? A moins qu’il ne soit lui-même dans le coup et cherche à faire du ménage en jouant un peu au billard
à quatre bandes...
Harlem Désir, Marc Goua, Alain Krivine et Frédéric Béatse à Angers, il ne manque que Raymond Domenech... sûr que ce n'est
pas pour demander le retrait du plan Fillon-Chérèque !
La Miviludes (mission anti-sectes) cite desagissements sectaires chez les métalleux, donc c’est bien que le Hellfest soit interdit aux mineurs. Bon, heureusement, je ne dois pas avoir de
fiche à la Miviludes (encore que...) et je ne serai donc pas interdit aux mineurs. De toutes façons je n’aime pas les gremlins... Avec un tel raisonnement et par une analogie juridique à
laquelle Portalis ne trouverait rien à redire , l’Eglise catholique étant citée (ah bon ? ) dans des affaires de pédophilie, on pourrait interdire à tous les curés de faire le catéchisme. Il
est grand temps que la Cour de Cassation sauve le catéchisme !
(et pourquoi le C.O.R ? Parce que pour prédire le déficit des retraites dans 40 ans, il faut faire appel
aux forces surnaturelles des Thétans opérants, ceux qui viennent, par surprise, de dégrader encore la note de la Grèce, donc le C.0.R est une secte )
La confédération nationale des associations familiales catholiques a décidé d’assigner en
référé les organisateurs du Hellfest au tribunal de Nantes, jeudi.
Elle demande à Ben Barbaud, le créateur et organisateur de ce festival metal, son « interdiction aux mineurs et la connaissance des textes des chansons qui seront interprétées ». Le festival
Hellfest se tient à Clisson, les 18, 19 et 20 juin. 60 000 personnes sont attendues sur les trois jours et 114 groupes programmés.
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"Je demande que vous décrétiez qu'il y aura des établissements nationaux où les enfants seront instruits, nourris et logés gratuitement et des classes où les citoyens qui voudront garder leurs enfants chez eux, pourront les envoyer s'instruire." Danton