Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 17:05

Nous reviendrons prochainement sur le nouveau primat catholique de Belgique, Léonard, un joyeux drille de la bande à  Ratzinger. Mais  le sieur Delmas, évêque d'Angers est un peu du même métal. Le renouveau des "apparitions" est certes un signe des temps, mais leur traitement parait encore plus significatif : on ne les valide pas explicitement mais on les intègre. Ces gens-là savent bien que face à la concurrence musulmane ou évangéliste, ce ne sont pas les concessions au rationalisme qui fonctionnent.

Par Michel GODICHEAU
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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 09:52

 

Cette citation de Catherine Lalouette, vieille adversaire universitaire de la « Libre Pensée », est une des entrées que l’on trouve en recherchant des citations  concernant le « Serment de Vincennes » du 19 juin 1960. On aurait aussi pu parler de la Foire du Trône ! Mais finalement cette image quasi-druidique d’instituteurs barbus organisant un serment solennel  dans un bois devait mieux convenir.

Près de onze millions de pétitionnaires  affirmaient que la loi Debré du 31 décembre 1959, un des premiers résultats institutionnels du coup d’Etat gaulliste, s’était faite contre la République. Trois  cents cinquante mille d’entre eux (ce qui ressemble plus à une levée en masse qu’à un rassemblement druidique) étaient réunis pelouse de Reuilly ce 19 juin 1960 pour prononcer le serment suivant :

« Nous sommes 10 813 697 faisant le serment solennel : De manifester en toutes circonstances et en tous lieux leur irréductible opposition à cette loi contraire à l’évolution historique de la Nation ; _ De lutter sans trêve et sans défaillance jusqu’à son abrogation ; _ Et d’obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’École de la Nation, espoir de notre jeunesse ».

Après cinquante ans de loi Debré (renforcée par Haby, Guermeur, Auroux, Jospin, Lang, Kouchner, Carle...), l’école publique et laïque est toujours au coeur de la résistance républicaine, il ne manque à ce combat que d’être organisé en s’appuyant sur la force sociale capable de la mener à bout. Cette force sociale que l’on cherche aujourd’hui à mettre à genoux sur la question des retraites avec la complicité des mêmes forces politiques qui, au lendemain du serment de Vincennes ... ont laissé tomber. Mais la messe n’est pas dite !

La Libre Pensée pour sa part, modestement mais avec détermination a fait son choix : le 19 juin 2010 à 10h

Tous à Vincennes !

 

Précisions sur le site de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

Pour le départ d’Angers, vous pouvez me contacter.

Par Michel GODICHEAU
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 08:42

J'ai signé avec 174 autres citoyennes et citoyens un appel auquel 850 angevines et angevins ont pour l'heure répondu :

 

Le mandat est clair : ne touchez pas à nos retraites

Rien ne peut justifier que l’on accepte d’entrer dans un « débat » remettant en cause nos régimes de retraite. Rien ne doit être touché, ni les 60 ans, ni le niveau du taux de remplacement, ni la durée de cotisation, ni le régime général, ni les régimes particuliers, ni les régimes spéciaux, ni le Code des pensions civiles et militaires : rien de tout cela n’est « négociable ». Quiconque dérogerait à ce mandat tournerait le dos à l’exigence commune de tous les travailleurs, tous secteurs professionnels confondus.

 

Et  jeudi  je serai là :

 

Jeudi 3 juin 20h30, meeting

Salle DU DOYENNE

à l’appel du comité angevin pour l’unité, pour « Ne touchez pas à nos retraites ! 


Aucun consensus avec Sarkozy ! 


Par Michel GODICHEAU
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 19:04


Les lecteurs de « Autre chose que des motherfuckers »  se souviennent peut-être du pedigree de M. Patrick Artus, un ex de  la « Caisse des dépôts » (IXIS, plus précisément), aujourd’hui  toujours expert et directeur des études économiques chez Natixis.

Cet  homme expliquait en 2003 les conséquences de l’expansion du crédit née de la crise du dollar de 1971-1973. Au fur  et à mesure où le volume de crédit (ie. de monnaie) s’éloigne de façon déraisonnable des bases matérielles de la production (toujours réalisée par les prolétaires, mais ce n'est pas M. Artus qui parle !), il se pose un problème aux capitalistes : comment réaliser la valeur créée et poursuivre l’accumulation (en s’offrant au passage ce qui fait l’agrément de la vie) ? On doit, disait M. Artus « en trouver la contrepartie soit dans le prix des biens, soit dans celui des actifs »(1) (entendez les valeurs mobilières). Le premier terme (les biens), indique d’où vient la spéculation sur l’immobilier, mais aussi les matières premières et les denrées alimentaires, le second (les actifs), correspond à la spéculation sur les actions, les obligations et les produits dérivés. L’analyse de M. Artus , qui n’excluait pas un retournement et préconisait une relance (entre autres) par l’économie verte, était donc sur ce point pertinente. Dans Le Monde  du lundi 17 mai (oui, bon, j’ai voyagé en train et parfois j’achète Le Monde, personne n’est parfait), M. Artus reprend son raisonnement et indique à sa façon que les plans de rigueur (outre qu’ils  jettent à la rue  et  condamnent à la misère) , aggravent en fait le problème : réduire le déficit c’est risquer la déflation et rendre plus aléatoire la réalisation de la valeur, il préconise à mots couverts de jouer  sur une inflation maîtrisée (quantitative easing ) ... et des achats de dollars, c’est-à-dire des ventes d’euros pour le faire baisser. Une solution qui n’est, au fond, pas très éloignée de celle appliquée en Argentine...Mais le système peut s’emballer comme le couple peso-dollar l’a démontré. Des avis ?

 

(1) Revue "Politique étrangère" N°3/4, 2003

Par Michel GODICHEAU
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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 10:38

Nous avons vu  que le jeune Gregory Blanc, conseiller général PS d’Angers-Trélazé, attaché parlementaire de Marc Goua , député-maire de Trélazé,  avait mis le doigt  sur un phénomène dont les conséquences  sur le tissu social vont être catastrophiques si la crise  s’approfondit sans que la classe ouvrière impose ses solutions. Ce qui n'est manifestement pas le souhait de M.Blanc.


La privatisation des services publics et la décentralisation  se sont en effet accompagnées  du transfert  de charges hier assumées  (plus ou moins, certes)  par la solidarité nationale, vers  les collectivités territoriales  ; celles-ci les ont elles-mêmes fait assurer  pour une bonne part par un réseau associatif qui a su  utiliser la loi du 1° juillet 1901 dans un but exactement opposé à celui de ses initiateurs : un but clérical, celui de la subsidiarité. Ces associations combinent bénévolat et emploi précaire, ce qui est congruent avec les  exigences électorales, mais permet aussi d’assurer  des services de qualité à un coût inférieur au prix du marché, c’est ce que d’aucuns appellent « l’économie sociale de marché » ( bon, il faut que je quitte mon powerpoint !)


Donc , la crise est là et des milliers d’emplois sont menacés : tout précaires qu’ils soient , ils permettent à des dizaines de milliers de jeunes qui ont appris le système D, de survivre, d’aimer et de rêver et à des centaines de milliers d’enfants, de jeunes  et d’habitants des quartiers de se distraire, de se rencontrer, voire parfois de se nourrir et de se soigner.


Et le Conseil général de Maine-et-Loire  vient de réduire  de moitié les subventions  aux Centres de loisirs. D’ores et déjà  des camps sont supprimés, des jeunes embauchés avec leur BAFA sont  menacés, des postes de permanents remis en cause, les associations sont contraintes à l’augmentation des tarifs... que les familles ne peuvent plus supporter.


Les apéros géants et la police  ont un avenir assuré.


Cette destruction du tissu social  est assumée par  des élus qui ont reçu la même formation démo-chrétienne que Gregory Blanc , mais dans la version représentée par Christophe Béchu , président ex-Dexia  du Conseil général de Maine-et-Loire  et Christian Gillet, vice-président Nouveau Centre (appellation des calotins qui ont compris que Bayrou était un looser, mais pas que Sarkozy menait à l’explosion).


Il est d’ailleurs intéressant de noter  qu’une des raisons invoquées pour justifier le désengagement  est  le soutien aux activités des collèges, car il y a une  autre exigence  de la politique  des calotins :  dénationaliser l’enseignement, pas seulement  en favorisant les collèges catholiques, mais aussi  en mettant la main sur l’organisation  des collèges publics.


Et je suis sûr que ces ingrats oublient parfois la prière  à Saint-Jean-Auroux père des lois de décentralisation... il est vrai que  celui-ci était  à l’époque  assisté de la bienheureuse Martine Aubry. (à suivre, hélas).

Par Michel GODICHEAU
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Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /Mai /2010 16:11

Cela fait maintenant plus de quinze ans qu'avec une bande de joyeux drilles, nous avions bravé le réglement et la maréchaussée  en consommant un Canon-Fronsac et un Champigny (qualifiés alors de petits vins de pays par une journaliste de FR3 qui a eu de la promotion  mais a mal vieilli). Nous voulions alors marquer notre désapprobation avec un arrêté anti-mendicité qui interdisait de boire de l'alcool dans les rues de l'hyper centre d'Angers. L'affaire avait mobilisé préfet, police et procureur. Facebook n'existait pas, les shots vodka-redbul non plus. Aujourd'hui , la fissure que représentait déjà  la multiplication des SDF depuis les premiers signes de récession s'est transformée en béance et les flics bonnards en CRS. Quant au fils du préfet, il n'est peut-être même pas indemne. Boire pour oublier que dehors ( dehors  ? ) soufflent le DSK et l'Hortefeux, ça n'est sans doute guère efficace, mais bon...

Par Michel GODICHEAU
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 14:38

1215.- La « Magna Carta », la  Grande Charte, pose les principes du droit du Parlement (anglais) de consentir l’impôt. Il faudra attendre  1689  en Angleterre et 1789 en France, pour que ce principe s’incarne dans une obligation faite au souverain. C’est donc près de 800 ans en arrière que nous ramène  la discussion , dont le principe vient d’être accepté, de soumission des budgets nationaux à une Commission européenne  dont les dirigeants ressemblent chaque jour davantage à ceux de la République de Salo (1943-1945), (des successeurs assumés  de la RSI de Mussolini dirigent d’ailleurs aujourd’hui l’Italie). Bien sûr, tout cela sera accompagné d’un habillage technique, mais le fait est que l’Euro a fait son temps, que le Sénat américain vient de lancer la procédure  qui fera des  « agences de notation », désormais placées sous la tutelle du Département du Trésor américain les auditeurs des comptes des nations ex-souveraines  de l’Europe occidentale...

 

Il n’est pas sûr que cela permette à l’impérialisme américain de durer mille ans, mais il est certain que l’on mourra davantage à la porte des urgences ou dans les moyens de transport affrétés pour y parvenir.

 

Le droit à l’insurrection  retrouve une singulière actualité.

 

Tous en grève le 15 juin !

 

Par Michel GODICHEAU
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 08:19

Un récent communiqué  de l'association des Délégués Départementaux de l'Education Nationale (DDEN)  du Maine-et-Loire a été publié hier dans la presse saumuroise. Il pointe avec précision les conséquences de l'instauration d'un "quota" de 15% maxi de "2 ans" dans les maternelles.


Dans le même temps des crèches ferment faute de crédit et les fameux "jardins d'éveil" présentés comme une alternative européenne,  ne sont guère mis en place du fait  de l'étranglement financier des communes.


Resteraient les "solidarités naturelles"... déscolariser  et retourner vers les "mères aux foyer", apparemment, il n'y a pas que Christine Boutin  qui y pense.


Mais les DDEN se battent et avec eux de nombreux élus ... dont certains seront avec la Libre Pensée le 19 juin, pelouse de Reuilly, pour rappeler le serment de Vincennes à l'occasion  de son cinquantième anniversaire.

Par Michel GODICHEAU
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 09:48

Revue de discussion entre militants arabes et juifs de Palestine , pour le droit au retour, pour un seul Etat, « Dialogue » est un trimestriel publié en anglais, arabe, hébreux et français. voici un extrait de l’Editorial du N°25 (Février 2010).

« Le gouvernement américain, ébranlé par la résistance du peuple Afghan et le rejet massif de sa politique dans tout le Moyen Orient augmente sa pression sur l’Etat hébreu, au risque d’ébranler la cohésion de son allié, pour qu’il gèle la construction des colonies en Cisjordanie. Voilà la seule perspective proposée par les tenants de l’ordre mondial, seule perspective à même d’unifier les alliés arabes prétendument « modérés » et l’Etat sioniste dans un Grand Moyen Orient. Dans le même temps, les deux principales forces politiques palestiniennes s’entre-déchirent pour savoir qui dirigera l’Autorité Palestinienne, antichambre du futur Etat croupion. Considérer que seul est possible un développement séparé dans le cadre de deux Etats respectifs, ne revient-il pas en définitive à défendre une position raciste, porte ouverte à de nouvelles expulsions et à une aggravation de l’enfermement des territoires ? Le prétendu Etat palestinien ne sera rien d’autre qu’une immense « réserve d’indiens » où le droit au retour des réfugiés sera autant interdit qu’impraticable. La discussion sur les solutions, à commencer par la solution démocratique, trouve ses motifs les plus profonds dans la réalité du terrain. » (Envoyer un chèque de 17€ - 1 an – 4n°s  à l’ordre de « Les amis de Dialogue » -87, rue du Faubourg St Denis – 75010 Paris)

Par Michel GODICHEAU
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 13:00

Gregory Blanc, conseiller général PS du canton d'Angers-Trélazé, a engagé une campagne pour  avoir les moyens de "pérenniser les emplois"  et "consolider l'activité"  du secteur associatif. Il fait un constat : " Les institutions se désengagent les unes après les autres dans un contexte de raréfaction de l'argent public"... or les associations avaient un but : "celui de mieux répondre aux besoins". Et il conclut : "Aujourd'hui, déjà, seules restent en première ligne les communes, qui sont en voie d'étranglement financier, les bénévoles et les familles." Fort bien.

Quelques observations seulement.

1) Les municipalités PCF dirigées par  Jean Bertholet jusqu’en 1995  utilisaient plutôt les  services publics  comme levier et le Centre Communal d’Action Sociale comme moyen de rester au contact  des franges de la population qui lui assuraient une base électorale . Au prix de la stagnation.

2) Marc Goua ,  avec  la doctrine sociale de l’Eglise catholique en portefeuille, s’est classiquement appuyé  sur le principe de subsidiarité, confiant aux associations subventionnées  des tâches  essentielles mais qu’on ne pouvait pas  confier aux services publics  à cause des effets combinés des transferts indus qui ont accompagné la décentralisation et de l’encadrement budgétaire de plus en plus strict lié au pacte de stabilité et de croissance de l’Union européenne. Le développement de ces associations, utilisant toutes les ressources des communautés (sportives, confessionnelles, ethniques, culturelles, de quartier) créait également un réseau  de  fidélités croisées  contribuant à rendre le fief électoral inexpugnable. 3) Mais voilà : de Papandréou à DSK, en passant d’ailleurs par Marc Goua , les dirigeants socialistes asservis à l’Union européenne et au FMI réclament une politique rigoureuse  de réduction des déficits publics, que  Christophe Béchu et ses amis applaudissent  en Grèce, aux USA et en Europe. L’exercice devient  dès lors délicat et le fait incontestable du développement de Trélazé depuis 15 ans, risque de se retourner  si les emplois précaires du secteur associatif ne sont pas pérennisés et les tarifs des prestations offertes maintenus à des niveaux accessibles.

Certes , toutes les communes ne sont pas au même régime et, si la situation est pire à Mûrs-Erigné, elle est moins  préoccupante à Angers, du fait de la rareté des investissements de service public,  et  d’un réseau associatif  que  JC Antonini ne contrôle pas tout à fait.

Gregory Blanc propose comme remède « « un partage équitable des efforts ». Ce garçon mérite de finir premier ministre.
Par Michel GODICHEAU
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