Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 01:42
Une minuscule compagnie a fait revivre quatre jours, avec un soin professionnel et des salles combles,  le texte de Jean Meslier au théâtre de l'Avant-Scène  à Trélazé.
La complainte de Jean Meslier, rapproche  des pièces médiévales et le beau et astucieux  décor  de bois  d'un martyre de Saint Sebastien  qui par ses blessures ferait surgir l'athéïsme plutôt que la divinité. Le texte, respecté ou gentiment interpolé, fait vivre un curé Meslier  qui s'est interrogé, mais qui aujourd'hui, avant de mourir, affirme et veut transmettre ce qu'il a appris :  i"l n'y a point de Dieu" et il n'est qu'un devoir sacré, celui de la révolte, une révolte politique  et sociale, une révolte contre l'Eglise et la Noblesse,  que contiennent aujourd'hui à grand peine les ONG. J'exagère  ! Ni  la Cie ATetc, ni  Meslier n'ont parlé d'ONG. Mais je vous parlerai d'Haïti, une autre fois.

Pour l'instant , si vous avez l'occasion de voir jouer (ou mieux : de faire jouer !) la pièce, ne vous en privez pas : on sort rasséréné du contact avec ce curé athée, humaniste et révolutionnaire.
Par Michel GODICHEAU
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 10:39
J'avais indiqué dans un premier post, aujourd'hui effacé, que je publierais  quelques textes anciens de l'anarcho-syndicaliste. finalement je n'ai archivé la  nouvelle édition qu'à partir  du N° 5 (avec des trous) et pas retrouvé l'ancienne... voici donc un premier   extrait :

L'EUROPE DE VICHY (Extraits)

Il y a des réalités désagréables à regarder et nombreux sont ceux qui se laissent tenter par la politique de l'autruche... rappeler Vichy serait de mauvais goût  surtout si ce rappel est historiquement fondé. (...)

Mais tant pis pour qui se sent gêné et, au risque de me répéter, vichy a été pour la parti catholique (toutes tendances réunies), la divine surprise et l'opportunité d'en finir avec la "gueuse". C'est-à-dire, dans le jargon de ces messieurs : la république !

Emmanuel Mounier pouvait écrire en novembre 1940 :

"le mois de juin 1940 marque dans l'histoire de notre pays une crise devant laquelle chacun doit se reclasser. Mais cette nécessité d'une révolution totale, nous étions à peu près les seuls à l'affirmer en 1932... elle n'était pas pour nous une opinion parmi d'autres, elle était le sens de la vocation de nos 25 ans."

Telle était alors, exprimée on ne peut plus clairement la position de l'inventeur du personnalisme animateur de la revue "Esprit".
...

On pourrait multiplier les citations : en août 1941, Mounier "déclare la guerre au monde de l'argent" et en appelle à "une révolution contre l'individualisme".

telles étaient, sous Vichy, les thèses défendues par les tenants du  "catholicisme social". Hier, comme  aujourd'hui,  elles expriment la haine du mouvement d'émancipation qui commença à la Renaissance et une dérisoire nostalgie du Moyen-âge et de ses institutions "communautaires". La Renaissance, les Lumières, la révolution française, tels sont les ennemis de ces fieffés réactionnaires que sont les "cathos de gauche" (même lorsqu'ils se prétendent "syndicalistes").

Mais la connaissance du passé serait inutile si elle ne servait à éclairer le présent. La défaite es armées allemandes a sonné le glas de "L'Etat Français", pour autant elle n'a pas mis fin à ceux qui préfèrent le "sujet" au "citoyen", la "personne" à "l'individu"(...)

On notera au passage comment après avoir subsitué à l'instruction la formation, on nous propose maintenant de nous en tenir à "l'éducation"... Autrement dit de passer de l'école au catéchisme.

L'Anarcho-Syndicaliste  N° 5 - 21 mai 1993

Par Michel GODICHEAU
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 10:24
Le communiqué ci-dessous  traduit à la fois l'émotion qui continue à nous étreindre et reflète la grande qualité  des interventions prononcées à ses obsèques. Les commentaires sont fermés.

In memoriam Alexandre Hébert



Notre ami, camarade et Frère Alexandre Hébert s’est éteint dans la nuit du 16 janvier 2010. Alexandre s’est engagé, toute sa vie durant, dans l’action militante au service de la classe ouvrière. Il fut d’abord et avant tout un militant syndicaliste de la vieille CGT, puis un fondateur et un militant inlassable de la CGT-Force Ouvrière. Il fut Secrétaire général de l’Union Départementale de la CGT-FO de la Loire-Atlantique de 1946 à 1992, et un membre éminent de la Commission exécutive de sa Confédération.

Praticien du mouvement ouvrier, il fut aussi un formidable analyste et un remarquable théoricien. Ses intuitions furent très souvent pénétrantes et en avance sur son temps. Il contribua à éclairer et à former bien des intelligences, toujours au service de l’émancipation humaine. Il fut, selon l’expression de Fernand Pelloutier, un « révolté de tous les instants ». Son engagement allait au-delà du syndicalisme, il était franc-maçon à la Grande Loge de France et un militant de la Libre Pensée. Il se revendiquait un anarcho-syndicaliste. Ce qui le distinguait surtout, c’est qu’il était avant tout un anarchiste individualiste, partisan, cependant, de l’action collective pour faire avancer les intérêts et les droits de la classe ouvrière.

Les libres penseurs n’oublieront pas qu’il fut, en quelque sorte, l’énergie initiale pour le renouveau de la Fédération nationale de la Libre Pensée. Alors que notre association était en butte aux assauts répétés des partisans de la « laïcité  ouverte » et de ceux qui voyaient dans le Concile Vatican II une « formidable avancée de l’Église catholique » ; il a été de ceux qui nous ont mis en garde contre le cléricalisme, même et surtout défroqué, inhérent à tous les monothéismes et particulièrement celui du Latran.

La tête dans les étoiles, mais les pieds sur la terre, il a appris à beaucoup que la question essentielle était la doctrine sociale de l’Église qui se fixait pour but de maintenir l’oppression sociale à tout prix. En soutane ou en Lévis, un curé était toujours au service de la hiérarchie catholique et les cléricaux les plus dangereux étaient les chrétiens-sociaux, abusivement étiquetés de «gauche».

Nous publions ci-dessous la motion qu’il défendit au congrès de la Libre Pensée de 1978. Elle marquait l’absolue indépendance vis-à-vis de fumeux et funestes projets politiques qui devaient « libérer la société du capitalisme » et qui n’eut pour seul résultat que de renforcer les chaînes de l’exploitation des prolétaires. Cette motion fut battue de deux voix, mais elle ouvrit une période qui verra la Fédération nationale de la Libre Pensée résistait à la tentative de l’aliéner, ce qui aurait conduit à sa disparition pure et simple.



Motion présentée par Alexandre Hébert au congrès de la Libre Pensée de 1978

Le congrès de la Libre Pensée, réuni à Colomiers, du 23 au 27 août 1978, confirme son attachement à la déclaration de principes de ses statuts. En tant qu’organisation, la Libre Pensée est indépendante, non seulement des Églises, mais aussi des partis, groupes de partis et des États ; les libres penseurs restant individuellement libres de participer par le truchement d’un syndicat, d’un parti ou de tout autre groupe ou organisation au processus de transformation sociale.

A un moment où le mot socialisme lui-même est utilisé à des fins diverses, la Libre Pensée affirme sa détermination de combattre – quelles que soient les évolutions politiques ou sociales – les forces, institutions et idéologies qui tendent à amoindrir, asservir ou pervertir les individus.

Le congrès dénonce comme une mystification la prétendue « évolution » de la hiérarchie catholique qui constitue une nouvelle tentative aussi habile que perfide de maintenir et développer sa domination sur les esprits. Enfin, le congrès réaffirme solennellement son attachement à la laïcité de l’État et de l’École.

La Libre Pensée combattra sans faiblesse tous ceux qui, au nom du « compromis historique » (érigé en système) ou pour toute autre raison, accepteraient une remise en cause totale ou partielle de la laïcité de l’État et de l’École.


La voie était alors tracée pour tous ceux qui voulaient que la Libre Pensée reste fidèle à son destin. Comme toujours, entre libres penseurs,  les débats furent âpres, durs et conflictuels. Certains qui furent partisans de l’aggiornamento de la Libre Pensée dérivèrent fort loin et se firent les complices des pires basses œuvres. D’autres, les plus nombreux engagèrent le combat pour sauver la vieille maison et la sauvèrent et nous continuerons.

32 ans après le congrès de Colomiers, les responsables et militants de la Fédération nationale de la Libre Pensée peuvent se retourner avec satisfaction et fierté pour voir le chemin accompli. Ils savent tous le tribut qu’ils doivent à Alexandre Hébert. Ils ne l’oublieront pas.

À Maïté, à Patrick, à toute sa famille et à ses camarades, Frères et amis, la Libre Pensée fait part de son indéfectible attachement et de sa profonde reconnaissance à Alexandre Hébert.

Salut et Fraternité, Alexandre.


Marc Blondel et Christian Eyschen



Par Michel GODICHEAU
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 08:28
Jean Meslier est un des meilleurs prêtres que je connaisse. Sur le fil du XVIIème et du XVIIIème siècle, dans sa paroisse d'Etrepigny, dans les Ardennes, il en vient à l'athéisme à partir d'une réflexion sur les textes qu'il est chargé de promouvoir  et sur une  critique de l'ordre social qu'il est chargé de maintenir. Secrètement, il rédige  le soir, à la bougie, 1000 pages d'un mémoire que Voltaire et d'Holbach feront connaître sous le nom  de "Testament du curé Meslier".

Cette aventure philosophique et humaine a inspiré  de nombreux  révolutionnaires ; sous la  Révolution  française Anacharsis Cloots voulait  lui faire ériger une statue  et la Libre Pensée a  été associée à la réédition en 2008 du livre que Maurice Dommanget lui a consacré (Editions Coda - préface de Marc Blondel).

Aujourd'hui  deux  événements ramènent  Meslier au premier plan. En Grèce où l'anticléricalisme populaire essaie de se donner une forme, le réalisateur Dimitris Kollatos  a présenté  au festival de Thessalonique un film intitulé " Le testament du curé Meslier, curé, athée et communiste dans la France du Roi Soleil" ; il sera prochainement diffusé en France (en tous cas on y travaille).

Plus près de chez nous, une troupe professionnelle , ATEtc., vous propose un spectacle  musical et théatral : Jean Meslier, Athée, profession : curé. Une video  de présentation sur Angers 7 télévision : ici : http://www.angers7.fr/emission/tout-le-monde-dehors--4092/

Cela se passe  du 14 au 17 janvier au théâtre de l'Avant-Scène à Trélazé.

N'hésitez pas à faire circuler.
Par Michel GODICHEAU
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 18:59
Communiqué de la Fédération de Maine-et-Loire de la Libre Pensée;


L’Ecole de Chavagnes-Les-Eaux, un modèle national ?

Chavagnes-les-Eaux est une commune   du  canton de Thouarcé  qui compte près de  1000  habitants ; à  25mn de l’agglomération d’Angers  sa population   s’accroît grâce  au pouvoir d’attraction de la ville.

Le dynamisme  démographique a pour   effet une assez forte demande de scolarisation (plus de 130 enfants scolarisés).  La particularité locale est que, depuis le milieu des années 1980 , aucun élève ne peut effectuer la totalité de sa scolarité dans le public (ni dans le privé d’ailleurs !)  en vertu d’un modus vivendi local qui  organise  une « circulation » des élèves entre les deux écoles : on entre en maternelle dans  le public, du CP  au CE2 on passe dans l’école catholique et on finit sa scolarité dans le public.   Une merveilleuse association para-municipale, l’Association Culturelle pour l’Enfance Chavagnaise (ACPEC) prend tous les frais d’inscription du privé en charge  !

Peu de temps après que l’opération  eût été initiée (il y a donc plus de vingt ans) , la  Fédération de la Libre Pensée avait donné la parole à un parent d’élève, qui voulait faire respecter  la continuité de la scolarisation dans le public, et était intervenue auprès de l’Inspecteur d’Académie, en vain. Les syndicats d’enseignants sont aussi intervenus lors de Comités Techniques Paritaires... Aujourd’hui les autorités ( préfet, Inspecteur d’Académie...), ne répondent même plus  aux Délégués Départementaux de l’Education Nationale  qui les interrogent. Ils continuent à  avaliser la situation, l’ Inspectrice d’Académie ne nomme pas d’instituteur  en CP, CE1, CE2, le préfet  ne  formule aucune observation budgétaire et il semble que la Chambre Régionale des Comptes ne se soit pas intéressée à la question.

Par delà la tarte à la crème de la prétendue guerre scolaire, ce qui est ici en cause, c’est le principe de continuité du service public dont  le député-maire de Thouarcé, M.Piron, ferait bien de se souvenir  et dont le ministre devra bien tenir compte, dès lors que les citoyens feront valoir fermement leurs exigences. L’attachement des citoyens à l’Ecole publique n’est pas un vain mot et le droit  républicain doit l’emporter  sur le consensus paroissial.

L’affaire de Chavagnes-les-Eaux  est emblématique  de la situation qui prévaut  dans les régions disputées, après 50 ans de loi Debré. Faute d’application du principe 

A Ecole publique fonds publics, A Ecole privée, fonds privés !

C’est l’Ecole publique qui disparaît...

Contre la loi  du 31 décembre 1959  11 millions de signatures  avaient été recueillies par  les  citoyens alors organisés au sein du Comité National d’Action Laïque

ou en soutien à celui-ci .

On peut-être persuadé, malgré les coups portés, que la revendication  du droit pour  chaque enfant à l’Ecole publique et laïque  reste  un puissant levier. La Libre Pensée soutient toutes les citoyennes et tous les citoyens qui  entendent ici faire appliquer ce principe.

Par Michel GODICHEAU
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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /Déc /2009 22:13

A propos des subventions  d’Angers Loire Métropole et du Conseil général à l’ESEO

(Ecole Supérieure d’Electronique de l’Ouest) – Filiale de la catho.


Que Jean-Claude Antonini (maire d’Angers),   Christophe Béchu (président du conseil général de Maine-et-Loire) Francisque Collomb (maire de Lyon)   s’entendent comme larrons en foire pour le financement  de l’Université Catholique ne peut surprendre  que les naïfs (vrais ou faux). Cette fois, la somme est cependant gigantesque  et est destinée à enrichir le patrimoine  d’un groupe privé confessionnel.

 

Dans ce contexte, les déclarations de Philippe Bodard,   conseiller  général  et maire de Mûrs-Erigné  expriment de façon déformée l’indignation des laïques et des  républicains devant  les  millions d’euros  de fonds publics déversés pour  abonder des patrimoines privés.

 

Mais  se lamenter, réclamer un contrôle ou ironiser  sur « l’absence de cours  de laïcité à l’institut municipal » (communiqué du Comité Vigilance Laïcité) fait-il avancer les choses ?

 

S’il s’agit de se battre, il faut d’abord comprendre. Lorsque J-C Antonini dit qu’en la matière il se substitue à l’Etat :

 

-il ne fait que prolonger  l’action  de l’Université d’Angers , présidée par  Daniel Martina et des conventions  signées avec la catho , instaurant  des cursus croisés pour les étudiants (c’est la situation de Martigné-Briand  appliquée à l’enseignement supérieur).

-il ne fait que prendre acte des conséquences de la loi Pécresse  exprimées par  la brave dame  sans ambages : : "Cet automne, nous définirons ensemble un nouveau modèle de financement qui prenne en compte l’activité des établissements et valorise leur performance, à l’image de ce que nous proposons aux établissements publics d’enseignement supérieur". (juin 2009) –  Citée par Muriel Fitoussi et Eddy Khaldi  (http://www.collectif-papera.org/spip.php?article450)

 -il  fait allégeance à  nouvelle véritable « loi Debré »  de l’enseignement supérieur, qui  est le pendant  des accords Vatican-Kouchner. Il est vrai qu’il a été élu  par ceux qui ont forgé l’original  (axe Monnier/Chappoulie).

 

 

 

 Ce n’est  pas seulement d’un nouveau cadeau  à l’enseignement catholique dont il s’agit,,  c’est un élément supplémentaire de dislocation  de l’Université et de précarisation de ses personnels.

 

On ne peut avancer que dans la clarté.

Par Michel GODICHEAU
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 08:23
On m'a dit que Jean-Claude Antonini y avait été déporté et qu'il portait sur son uniforme un badge "local government". J'ai du mal à l'imaginer, chevauchant les nuages pour chasser le mauvais C02. Je ne sais pas si, avant son départ, il est passé voir  l'exposition des "artistes angevins"  qui se tenait à l'hôtel Bessonneau. Les deux locomotives  en étaient sans doute Daniel Venjean et Michel Amelin. Chez Venjean on retrouve avec plaisir le son rock des années 70, la  S-F  d'après "Galaxie" et d'avant "Métal Hurlant", mais aussi, hélas, l'Anjou, le tonton curé et la photo avec Jean Tibéri  : le surréalisme professionnel est sans issue ! Michel Amelin et Félix Trost  sont beaucoup plus proches  du dérapage onirique incompatible  avec le Tibéri : le premier, écrivain pour dames de la maison Bayard, fait entrer le matérialisme  dans la littérature policière  en proposant des romans sans écriture dans ses "boites judiciaires" (allez les voir sur la Toile), le second parce qu'il introduit  avec son couteau une âme étonnée dans ses paysages de Loire. J'ai aussi découvert avec intérêt Bocaccio,  le rock métallique de Christophe Batardière  et les sculptures  de Mauricette Toussaint. Quant au résultat  de Copenhague, j'ai vu que les rennes du père Noël s'étaient pris dans les éoliennes : un vrai massacre, perpétré par des josébovés de toutes les couleurs. Chienne de vie !
Par Michel GODICHEAU
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 23:11

J’ai redouté le pire quand j’ai vu  que France Musique,  ma radio préférée, servait la messe. Mais le  pire est  à venir  si j’en juge  par l’éditorial d’Yves Durand  dans le Courrier de l’Ouest de ce matin. Parlant des « contestataires les plus radicaux, qui mettent en doute l’idée même... » . Mettre en doute le Logos (1), voilà, en effet le grand péché  qui s’ajoute au péché de l’ubris ! Le doute est le pire des péchés  et la zététique la pire des sectes !  « ... l’idée même du réchauffement climatique (ah bon, c’est une idée ou un  fait ?)  ou bien la part de responsabilité qu’y auraient les hommes  et leur modèle de développement...  il ne faudrait pas qu’au moment où l’opinion commence à partager leurs vues, elle soit dissuadée de l’effort à entreprendre. »  Je n’ai  évidemment aucune  qualité pour  prendre parti dans les controverses scientifiques, mais j’en ai une sur « l’effort à entreprendre ».  Les dirigeants réunis à Copenhague financent une guerre coûteuse et destructrice en Afghanistan, ont déjà détruit l’Union Soviétique au profit de régimes mafieux, laissé licencier  et réduire à la pauvreté  des centaines de milliers de salariés pour préserver les banques et les profits. Mais comme cela ne suffit pas ils demandent aujourd’hui  que l’on saigne le peuple grec  pour préserver l’euro  et  ce qui reste du FMI. Mais je devrais peut-être  me taire car  quelques pages plus loin, une rubrique montre que , dans ma commune même,  une milice verte  surveille  les habitants et fait du lobbying. Le maire la reçoit tous les mois. Je suis mal parti. Heureusement,  j’ai encore le droit d’écouter Dave Brubeck la nuit. Pour l’instant.

 

(1) Wikipedia :

Le cardinal Ratzinger, futur pape, écrit en 2005 :

Le christianisme doit toujours se souvenir qu'il est la religion du Logos. C'est la foi en le Creator Spiritus, le Saint-Esprit par qui procède tout ce qui existe. C'est aujourd'hui ce qui fait sa force philosophique en ce que soit le monde provient de l'irrationnel, et la raison n'est alors qu'un "sous-produit" à l'occasion même douloureuse de son développement, soit le monde provient du rationnel et est alors en conséquence son critère et son but.

La foi chrétienne penche pour cette seconde thèse, ayant ainsi d'un point de vue philophique la haute main, en dépit du fait que beaucoup considèrent aujourd'hui que la première thèse est par excellence la seule option moderne et rationnelle.
Par Michel GODICHEAU
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 10:48

La dame  auditionnée in extremis par la « mission  burqa » de Gérin, Raoult et consorts  a indiqué « qu’elle n’avait de comptes à rendre qu’à Dieu » (A.F.P. et lematin.ch – 9 décembre 2009). Pour A.Gérin, député PCF, "Cela nous a renforcé dans l'idée que le voile intégral n'a rien à voir avec la République". Réfléchissons un instant.

Le catholicisme aurait quelque chose à voir avec la République, lui dont le chef étranger  a réitéré  l’instruction qu’il donne  à ses fidèles de ne pas respecter les lois sur l’IVG ? Le CRIF aurait quelque chose à voir avec la République, lui  dont  la raison d’être est de mobiliser ses forces au profit d’un Etat étranger ?

Allons plus loin : dès 2005 , alors qu’il n’était nullement question de burqa , A. Gérin  publiait « Les ghettos de la République », préfacée par E. Raoult, député UMP et rapporteur de la commission  qu’il préside aujourd’hui, nouant  ainsi une alliance politique dont on est fondé à s’interroger sur les motivations  républicaines.

Quand  « Le Courrier de l’Ouest «  de ce matin fait sa Une sur « La grande mosquée d’Angers » , on a une partie des réponses. Depuis juin 2009, le feu de brousse semble progresser plus vite  que la grippe A.  et s’accélérer au rythme  des licenciements massifs :  voile, burqa, Besson, identité nationale, minarets, Sarkozy drapeaux algériens, Bompard, youyous... puis retour aux mosquées.

En Maine-et-Loire, l’Histoire nous gratifie, en sus, d’un de ces ricanements dont elle a le secret : après la « mosquée du Doyenné », la « mosquée des Capucins » a du mal à voir le jour (l’Anjou surpasse la Vendée sur bien des points).

La commission Gérin  a commencé à montrer son vrai visage et cela gène le projet initial. C’est tant mieux. Mais  le nouveau projet que la commission concocte semble vouloir mélanger  des exigences  de la laïcité institutionnelle  avec les « valeurs» prônées par E. Raoult, J.Myard et autres Bourdouleix...

Il faut se méfier d’un âne qui recule (with apologizes  pour la gent asinesque qui n’a jamais nui à la République, of course).

 

Par Michel GODICHEAU
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 14:05
Avec Laure Adler et Segolène Royal ? J'ai comme un doute, là...
Par Michel GODICHEAU
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