Jeudi 16 avril 2009
Oui, j'ai supprimé une note où je racontais comment je me faisais peopliser  par Jack Proult dans L'Anjou Laïque, journal de la FOL. Pourquoi ? Je préfère annoncer à Jack Proult une triste nouvelle : Jacques Duclos est mort. Par ailleurs, pour la cérémonie funèbre j'hésite entre Cradle of Filth et Napalm Death.
Par Michel GODICHEAU
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Mercredi 15 avril 2009
La mairie de Chaudefonds-sur-Layon (Maine-et-loire) veut supprimer la  "caisse des écoles", qui récolte dons, legs et subventions pour  aider(en principe) l'école publique : les aides peuvent très bien être attribuées par l'intermédiaire des associations qui font le même travail. Ah subsidiarité, quand tu nous tiens ! On peut même aller plus loin : supprimer l'école publique  et laisser les choses à l'initiative des associations : ça tombe bien, il en existe déjà ça s'appelle les  OGEC (organismes de gestion de l'école catholique). D'un autre côté cela évite de se poser le problème de l'utilisation de la Caisse  des écoles par l'école privée catholique (ou le forfait correspondant), comme la loi  de 2004 en ouvre la possibilité (sinon l'obligation). 
Par Michel GODICHEAU
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Mardi 14 avril 2009
Ainsi  Ratzinger  écrivait pour soutenir Jörg Haider alors même  qu'il se préparait  à être pape. ..D'un côté cela a marché, il est devenu pape, mais l'autre, ben, il est mort. Sympathique, cette Eglise catholique à laquelle la moitié des angevins confient leurs enfants... (mais c'est nous tous qui payons).
Par Michel GODICHEAU
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Dimanche 12 avril 2009
Ses propos  sont pertinents : Angers n'a guère changé, "ville moyenne à de nombreux points de vue", son maire et son évêque, on en arriverait à regretter Jean Monnier et l'évêque Chappoulie. C'est  toujours le département où, à un bout  du département, un sénateur pouvait naguère conserver le portrait de Philippe Pétain dans son bureau, tandis qu'à l'autre bout  les Charette de la Contrie continuent à faire leurs dévotions pascales. On n'oublie même pas qu'à Angers même, quelques sièges doivent être réservées aux petits-fils des Sillonnistes dont les descendants écrivent les journaux locaux, animent un grand nombre de syndicats (un garçon  100% à gauche ne m'a t-il pas dit que la JOC était une organisation ouvrière ?)  et gruyèrisent l'université. Rares sont les périodes historiques qui ont pu mettre Angers en mouvement. Il y eut pourtant la Révolution française (voire même avec un peu d'avance "une heureuse révolution se prépare" disait Delaunay le jeune en plaidant contre les Walsh), la Commune de Paris qui,  quinze ans après, donna de l'espace aux  ouvriers angevins, pafois issus des paroisses bretonnes ou du trimard, et la vague révolutionnaire  de l'après-guerre, qui butta contre le gouvernement tripartite, mais força à la mise en place d'institutions  contre lesquelles on s'acharne aujourd'hui. Mais Angers et Cholet ont créé les premières Bourses du Travail et aujourd'hui "les manifestations se succèdent tous les jours à la préfecture" dit  notre chocolatière ; le fait que Le Courrier de l'Ouest  n'ait pas titré sur le psittacisme épiscopal des odieux propos de Ratzinger que véhicule l'évêque Delmas, lui préférant la belle symbolique  du feu, est un indice ( j'irai acheter du chocolat mardi, j'aurai peut-être une ristourne).
Par Michel GODICHEAU
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Samedi 11 avril 2009
En voyant  les visages , j'ai pensé aux  vieux apparatchiks russes qui reviennent  près d'Odessa avec nostalgie,ceux qui ne sont pas tombés sur les bons vouchers, aux émeutes  en Moldavie, à la discussion sur la Bessarabie, à la Transnistrie... et puis je me suis souvenu que l'Union Européenne faisait appel à toutes sortes d'experts pour cette région... (enfin là je parle un peu à ma barbe, et un peu à la tienne aussi, oui.)
Par Michel GODICHEAU
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Vendredi 10 avril 2009
La conférence des présidents appelle à la reprise. Soit. A Angers cela ne s'est pas vraiment arrêté. J'ai croisé le président  et le VP  ressources humaines, et je me dis parfois que j'ai eu de la chance. L'autonomie des universités livrée aux recasés d'après la chute du mur de Berlin produit tous ses effets. Sarkozy  pourrait dormir tranquille  s'il n'y avait pas cette jeunesse qui n'en peut plus  et ces chercheurs qui  résistent vaille que vaille. Reste à trouver  la liaison  avec les salariés de Caterpillar, Beneteau et Arcilor-Mittal, avec les maires et conseillers municipaux des communes étranglées par la dette et la baisse des recettes fiscales. Nous n'y sommes pas tout à fait, mais si  Chérèque demande l'asile politique au Vatican, faites-moi signe !  

¨P.S. : Au fait la deuxième éditions  des "motherfuckers" a subi des retards techniques, mais elle vient, elle vient...
Par Michel GODICHEAU
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Jeudi 26 mars 2009
Les enjeux de la mobilisation à l'Université. Des centaines de milliers  d'étudiants  sont menacés. Il est donc exclu  de transiger. Quand bien même  Sarkozy donnerait les moyens  d'acheter quelques consciences à bon marché, quel serait l'avenir ? La mobilisation des étudiants  sages de  Paul Sabatier à Toulouse donne une partie de la réponse, mais en face il y aura  demain davantage de flashball à tir tendu. Ce matin  j'apprends que la grève est encore totale à Bordeaux, mais que le Conseil d'Administration du CNRS  s'est réuni sans les représentants du personnel. Ce qui manque n'est pas syndical. La question politique de la liaison avec la classe ouvrière est donc essentielle. Qui commencera à centraliser cette exigence  ?  Avant-hier au Capitole, pendant que les étudiants en sciences dénonçaient les violences policièresqui visent à contenir ce mouvement sur son terrain traditionnel, "La Dépêche", le journal de Bousquet et Baylet titrait sur "Le prix des légumes va baisser" et sur "L'emploi dans la région va continuer à être relativement préservé". Chacun s'efforce  de renforcer la segmentation.
Par Michel GODICHEAU
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Dimanche 22 mars 2009
Je ne sais pas pourquoi c'était Rodez, mais c'était bien Rodez : les professeurs du lycée s'étaient étonnés de ne plus recevoir le Nouvel Obs suite à la grève de  La Poste (il manquait beaucoup d'élèves aussi, partis sur les routes avec leurs parents), ils avaient fait une assemblée générale et avaient décidé de se mettre en grève à leur tour... Le deuxième jour de la grève des professeurs, les garçons de café de la ville se réunissaient à leur tour et plusieurs  employé(e)s de salons de coiffure  étaient passés voir les syndicats pour savoir comment se mettre en grève ;  depuis deux semaines les ouvriers des PME  avaient formé leur cortège, fait débrayer les zones industrielles, puis les zones artisanales (parfois le patron lui-même avait  sécurisé le site avec ses compagnons et les avait suivis), ils étaient allés jusqu'à Millau puis avaient pris la nationale.
Par Michel GODICHEAU
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Samedi 28 février 2009


Sur le site de l'Académie de Paris , trois Inspecteurs Pédagogiques d'Histoire et Géographie recherchaient  il y a quelques semaines  cinq classes  pour aller voir à France Television  un telefilm don l'argument était  le suivant :

PARIS - 21 JUIN 1791 - 00H30
LOUIS XVI S’ENFUIT POUR ECHAPPER À LA REVOLUTION.
Pour sauver ses enfants de la terreur, et sa femme Marie-Antoinette de la vindicte populaire, le roi Louis XVI, déguisé en bon bourgeois, s’enfuit incognito du palais des Tuileries où il est prisonnier. Mais rien ne va se passer comme prévu.
L’échec de sa fuite se soldera un an plus tard par la décapitation du roi et de la reine de France;

Ah  tout y est   "sa femme Marie-Antoinette", ça fait  trop "Closer"  !  "La vindicte populaire" : vous avez remarqué que  la vindicte est toujours populaire ?  Bon, on  a voulu  lyncher  l'épouse du roi-bourgeois, c'est sûr ! Déjà  qu'ils le retenaient prisonnier.  Le gendarme Merda,  autre figure de la vilénie populaire, n'est pas cité ici, mais la conclusion  est sans appel  : les salopards  ont fini par avoir la peau de ce brave homme et de sa famille.

Que la terreur ait ici deux ans d'avance n'a pas davantage  choqué nos trois inspecteurs,  d'ailleurs, disent-ils , c'était une petite terreur avec un t minuscule qu'aucun collégien  ni aucun de ses professeurs ne saurait confondre avec la grande !

Bref,  le site du CERMTRI met en ligne une  pétition indignée, massivement signée par  des centaines d'enseignants, dont   des grands noms de l' Histoire de la Révolution Française, les inspecteurs  répondent par une lettre   ahurissante d'autojustification  et d'agressivité  qui se termine ainsi :

"Faut-il à ce point rechercher des raisons d'exister, faut-il avoir tant de rancunes et de frustations rentrées, faut-il avoir le goût des querelles rances pour susciter à partir de rien une agitation vide de sens ? Seul l'inérêt pour la falsification, la manipulation et l'intimidation semble constituer le moteur pathétique de votre lettre, diffusée à l'envi afin que son funeste objectif soit davantage assuré"

Un peu trouillard, peut-être, mais  "querelles rances" est là pour  indiquer qu'il ne peut s'agir d'IPR,mais bien plutôt de concombres masqués.

Nous sommes rassurés

L'ensemble du matériel relatif à cette affaire  est disponible sur le site de l'Institut d'Histoire de la Révolution Française.

http://ihrf.univ-paris1.fr/



Par Michel GODICHEAU
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Vendredi 13 février 2009
La proposition de loi de trois députés UMP (MM.Apparu, Geoffroy et Reiss) devrait, d'après  ses initiateurs être examinéepar l'Assemblée Nationale "en février-mars" 2009.  Elle  modifierait la loi de 2004  pour créer des Etablissements Publics  d'Enseignement Primaire avec une formule plus générale  que celle envisagée dans "Autre chose que des motherfuckers"  (comment, vous ne l'avez pas encore acheté ?) Citation :

"Cette proposition répond à un triple objectif :

- Permettre, notamment en milieu urbain, d'assurer une plus grande mixité sociale en réaunissant sous une même EPEP  des élèves des écoles sociologiquement différentes et favoriser notamment la mutualisation des moyens en faveur des élèves les plus en difficultés." (ah, la place de l'adverbe "notamment" !)
- Encourager le regroupement d'écoles de petites tailles (sic) pour former un seul établissement, éclaté (sic), et permettre ainsi une émulation pédagogique qui fait défaut notamment dans les toutes petites structures que l'on trouve en milieu rural."(je vous assure, mon produit a été testé biologiquement, il ne laisse pas de traces)
- Mutualiser les moyens humains, pédagogiques et financiers au bénéfice des élèves(sic) et créer un véritable statut d'emploi pour les directeurs d'Epep"


Les EPEP seraient dotés d'un conseil d'administration  avec élus locaux, représentants du personnel et  parents d'élève, ce conseil d'administration  élit un  président qui peut-être  le directeur  (désormais doté des pouvoirs d'un chef d'établissement), un représentant des communes ou des établissements publics de coopération intercommunale...

Ce qui est rigolo, c'est que, par chez nous et ans ce cas là, le  "président"  pourrait,assez souvent, être 'ancien directeur de l'école privée ou un membre de l'OGEC (organisme de gestion des écoles catholiques).

Bref, il s'agit  d'une proposition assassine, formulée  avec l'honnêteté de vendeurs ambulants de produits biologiques ukrainiens.  Qui a dit : "retrait ! " ?
Par Michel GODICHEAU
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