La mairie de Chaudefonds-sur-Layon (Maine-et-loire) veut supprimer la "caisse des écoles", qui récolte dons, legs et subventions pour
aider(en principe) l'école publique : les aides peuvent très bien être attribuées par l'intermédiaire des associations qui font le même travail. Ah subsidiarité, quand tu nous tiens ! On peut
même aller plus loin : supprimer l'école publique et laisser les choses à l'initiative des associations : ça tombe bien, il en existe déjà ça s'appelle les OGEC (organismes de gestion
de l'école catholique). D'un autre côté cela évite de se poser le problème de l'utilisation de la Caisse des écoles par l'école privée catholique (ou le forfait correspondant), comme la
loi de 2004 en ouvre la possibilité (sinon l'obligation).
Par Michel GODICHEAU
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Ses propos sont pertinents : Angers n'a guère changé, "ville moyenne à de nombreux
points de vue", son maire et son évêque, on en arriverait à regretter Jean Monnier et l'évêque Chappoulie. C'est toujours le département où, à un bout du département, un sénateur
pouvait naguère conserver le portrait de Philippe Pétain dans son bureau, tandis qu'à l'autre bout les Charette de la Contrie continuent à faire leurs dévotions pascales. On n'oublie même
pas qu'à Angers même, quelques sièges doivent être réservées aux petits-fils des Sillonnistes dont les descendants écrivent les journaux locaux, animent un grand nombre de syndicats (un
garçon 100% à gauche ne m'a t-il pas dit que la JOC était une organisation ouvrière ?) et gruyèrisent l'université. Rares sont les périodes historiques qui ont pu mettre Angers en
mouvement. Il y eut pourtant la Révolution française (voire même avec un peu d'avance "une heureuse révolution se prépare" disait Delaunay le jeune en plaidant contre les Walsh), la Commune de
Paris qui, quinze ans après, donna de l'espace aux ouvriers angevins, pafois issus des paroisses bretonnes ou du trimard, et la vague révolutionnaire de l'après-guerre, qui
butta contre le gouvernement tripartite, mais força à la mise en place d'institutions contre lesquelles on s'acharne aujourd'hui. Mais Angers et Cholet ont créé les premières Bourses du
Travail et aujourd'hui "les manifestations se succèdent tous les jours à la préfecture" dit notre chocolatière ; le fait que Le Courrier de l'Ouest n'ait pas titré sur le psittacisme
épiscopal des odieux propos de Ratzinger que véhicule l'évêque Delmas, lui préférant la belle symbolique du feu, est un indice ( j'irai acheter du chocolat mardi, j'aurai peut-être une
ristourne).
Par Michel GODICHEAU
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En voyant les visages , j'ai pensé aux vieux apparatchiks russes qui reviennent près d'Odessa avec
nostalgie,ceux qui ne sont pas tombés sur les bons vouchers, aux émeutes en Moldavie, à la discussion sur la Bessarabie, à la Transnistrie... et puis je me suis souvenu que l'Union
Européenne faisait appel à toutes sortes d'experts pour cette région... (enfin là je parle un peu à ma barbe, et un peu à la tienne aussi, oui.)
Par Michel GODICHEAU
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La conférence des présidents appelle à la reprise. Soit. A Angers cela ne s'est pas vraiment arrêté. J'ai croisé le
président et le VP ressources humaines, et je me dis parfois que j'ai eu de la chance. L'autonomie des universités livrée aux recasés d'après la chute du mur de Berlin produit tous
ses effets. Sarkozy pourrait dormir tranquille s'il n'y avait pas cette jeunesse qui n'en peut plus et ces chercheurs qui résistent vaille que vaille. Reste à
trouver la liaison avec les salariés de Caterpillar, Beneteau et Arcilor-Mittal, avec les maires et conseillers municipaux des communes étranglées par la dette et la baisse des
recettes fiscales. Nous n'y sommes pas tout à fait, mais si Chérèque demande l'asile politique au Vatican, faites-moi signe !
¨P.S. : Au fait la deuxième éditions des "motherfuckers" a subi des retards techniques, mais elle vient, elle vient...
Par Michel GODICHEAU
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Les enjeux de la mobilisation à l'Université. Des centaines de milliers d'étudiants sont menacés. Il est donc
exclu de transiger. Quand bien même Sarkozy donnerait les moyens d'acheter quelques consciences à bon marché, quel serait l'avenir ? La mobilisation des étudiants sages
de Paul Sabatier à Toulouse donne une partie de la réponse, mais en face il y aura demain davantage de flashball à tir tendu. Ce matin j'apprends que la grève est encore totale
à Bordeaux, mais que le Conseil d'Administration du CNRS s'est réuni sans les représentants du personnel. Ce qui manque n'est pas syndical. La question politique de la liaison avec la
classe ouvrière est donc essentielle. Qui commencera à centraliser cette exigence ? Avant-hier au Capitole, pendant que les étudiants en sciences dénonçaient les violences
policièresqui visent à contenir ce mouvement sur son terrain traditionnel, "La Dépêche", le journal de Bousquet et Baylet titrait sur "Le prix des légumes va baisser" et sur "L'emploi dans la
région va continuer à être relativement préservé". Chacun s'efforce de renforcer la segmentation.
Par Michel GODICHEAU
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Je ne sais pas pourquoi c'était Rodez, mais c'était bien Rodez : les professeurs du lycée
s'étaient étonnés de ne plus recevoir le Nouvel Obs suite à la grève de La Poste (il manquait beaucoup d'élèves aussi, partis sur les routes avec leurs parents), ils avaient fait une
assemblée générale et avaient décidé de se mettre en grève à leur tour... Le deuxième jour de la grève des professeurs, les garçons de café de la ville se réunissaient à leur tour et
plusieurs employé(e)s de salons de coiffure étaient passés voir les syndicats pour savoir comment se mettre en grève ; depuis deux semaines les ouvriers des PME avaient
formé leur cortège, fait débrayer les zones industrielles, puis les zones artisanales (parfois le patron lui-même avait sécurisé le site avec ses compagnons et les avait suivis), ils
étaient allés jusqu'à Millau puis avaient pris la nationale.
Par Michel GODICHEAU
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Sur le site de l'Académie de Paris , trois Inspecteurs Pédagogiques d'Histoire et
Géographie recherchaient il y a quelques semaines cinq classes pour aller voir à France Television un telefilm don l'argument était le suivant :
PARIS - 21 JUIN 1791 - 00H30
LOUIS XVI S’ENFUIT POUR ECHAPPER À LA REVOLUTION.
Pour sauver ses enfants de la terreur, et sa femme Marie-Antoinette de la vindicte populaire, le roi Louis XVI, déguisé en bon bourgeois, s’enfuit incognito du palais des Tuileries où il est
prisonnier. Mais rien ne va se passer comme prévu.
L’échec de sa fuite se soldera un an plus tard par la décapitation du roi et de la reine de France;
Ah tout y est "sa femme Marie-Antoinette", ça fait trop "Closer" ! "La vindicte populaire" : vous avez remarqué que la vindicte est toujours populaire ?
Bon, on a voulu lyncher l'épouse du roi-bourgeois, c'est sûr ! Déjà qu'ils le retenaient prisonnier. Le gendarme Merda, autre figure de la vilénie populaire,
n'est pas cité ici, mais la conclusion est sans appel : les salopards ont fini par avoir la peau de ce brave homme et de sa famille.
Que la terreur ait ici deux ans d'avance n'a pas davantage choqué nos trois inspecteurs, d'ailleurs, disent-ils , c'était une petite terreur avec un t minuscule qu'aucun
collégien ni aucun de ses professeurs ne saurait confondre avec la grande !
Bref, le site du CERMTRI met en ligne une pétition indignée, massivement signée par des centaines d'enseignants, dont des grands noms de l' Histoire de la Révolution
Française, les inspecteurs répondent par une lettre ahurissante d'autojustification et d'agressivité qui se termine ainsi :
"Faut-il à ce point rechercher des raisons d'exister, faut-il avoir tant de rancunes et de frustations rentrées, faut-il avoir le goût des querelles rances pour susciter à partir de rien une
agitation vide de sens ? Seul l'inérêt pour la falsification, la manipulation et l'intimidation semble constituer le moteur pathétique de votre lettre, diffusée à l'envi afin que son funeste
objectif soit davantage assuré"
Un peu trouillard, peut-être, mais "querelles rances" est là pour indiquer qu'il ne peut s'agir d'IPR,mais bien plutôt de concombres masqués.
Nous sommes rassurés
L'ensemble du matériel relatif à cette affaire est disponible sur le site de l'Institut d'Histoire de la Révolution Française.
http://ihrf.univ-paris1.fr/
Par Michel GODICHEAU
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La proposition de loi de trois députés UMP (MM.Apparu, Geoffroy et Reiss) devrait, d'après ses initiateurs être examinéepar l'Assemblée Nationale
"en février-mars" 2009. Elle modifierait la loi de 2004 pour créer des Etablissements Publics d'Enseignement Primaire avec une formule plus générale que celle
envisagée dans "Autre chose que des motherfuckers" (comment, vous ne l'avez pas encore acheté ?) Citation :
"Cette proposition répond à un triple objectif :
- Permettre, notamment en milieu urbain, d'assurer une plus grande mixité sociale en réaunissant sous une même EPEP des élèves des écoles
sociologiquement différentes et favoriser notamment la mutualisation des moyens en faveur des élèves les plus en difficultés." (ah, la place de l'adverbe "notamment"
!)
- Encourager le regroupement d'écoles de petites tailles (sic) pour former un seul établissement, éclaté
(sic), et permettre ainsi une émulation pédagogique qui fait défaut notamment dans les toutes petites structures que l'on trouve en milieu
rural."(je vous assure, mon produit a été testé biologiquement, il ne laisse pas de traces)
- Mutualiser les moyens humains, pédagogiques et financiers au bénéfice des élèves(sic) et créer un véritable
statut d'emploi pour les directeurs d'Epep"
Les EPEP seraient dotés d'un conseil d'administration avec élus locaux, représentants du personnel et parents d'élève, ce conseil
d'administration élit un président qui peut-être le directeur (désormais doté des pouvoirs d'un chef d'établissement), un représentant des communes ou des établissements
publics de coopération intercommunale...
Ce qui est rigolo, c'est que, par chez nous et ans ce cas là, le "président" pourrait,assez souvent, être 'ancien directeur de l'école
privée ou un membre de l'OGEC (organisme de gestion des écoles catholiques).
Bref, il s'agit d'une proposition assassine, formulée avec l'honnêteté de vendeurs ambulants de produits biologiques ukrainiens. Qui a
dit : "retrait ! " ?
Par Michel GODICHEAU
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