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Publié par Michel GODICHEAU

Se plonger dans les archives du "home d'enfants" de Tuam, en Irlande, là ou 798 dépouilles d'enfants sans sépulture, clandestinement enterrés par les autorités de cette prison pour mères célibataires, confiée aux soins de la province d'Irlande de la Congrégation française du Bon Secours, c'est plonger dans l'horreur ordinaire, celle qui a terrorisé des dizaines de milliers de jeunes femmes, pas seulement en Irlande, et coûté la vie à tant d'enfants.

 

Deux extraits seulement :

 

«  Sur la question de la détention des mères célibataires à l'Hôpital Central, une demande a été faite au Bureau de la Santé de leur fournir un hébergement à Tuam au coût le plus bas possible. »(Connaught Tribune 18 mai 1926)

 

« La Matrone du Home d'enfants de Tuam exposa que les effectifs étaient les suivants : Mères 22, enfants 92, total 114. Mr. McKeigue indiqua que le coût de chacun d'eux était de 26 £ par an, ce qui, du point de vue de Mr McKeigue était quelque chose de terrible . Mr Murphy : « Nous ne pouvons guère faire d'économies sur ce point ». M. Lambert : « Ne trouvez-vous pas que 26 £ par an pour un jeune enfant, c'est excessif ? ». Le secrétaire indiqua que tel était le contrat avec le Bureau de la Santé. Leur paiement trimestriel aux sœurs du Bon Secours était autour de 700 £ par Trimestre Mr Nestor : soit 2800 par an. Mr McKeigue : plutôt 3000 £. Mr Lambert : cela mérite une enquête. ( Connaught Tribune 19/02/1927)

 

(nombreuses archives ici : https://storify.com/Limerick1914/children-s-home-in-tuam-1920s-1960s

Aujourd'hui il semble que l'essentiel de l'activité de la Congrégation soit dirigée depuis Baltimore (USA) , mais la maison mère reste en France. L'ouverture complète des archives françaises est une exigence fondamentale à adresser aux responsables. C'est ce qu'ont fait les initiateurs de cette interpellation à laquelle je souscris complètement.

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