Mardi 27 janvier 2009
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Un professeur de psychopathologie dont nous étudierons plus tard le CV, vient de lancer un "Appel des appels", immédiatement salué par Libération car :
"Il y a là un phénomène politique qui n’émane pas du monde des élus, des responsables de partis ou de syndicats. Il vient de la société."
Hostile depuis ses débuts à la démocratie, c'est-à-dire à l'expression d'organisée des intérêts par la démocratie représentative, Libération appuie même l'intiative qui
correspond à ses "valeurs".
Et c'est bien ainsi, car l'avant-veille de ce qui ne devait être qu'une journée d'action et qui est en train de ce transformer en grève interprofessionnelle , nos amis
"professionnels", en construisant un "front des refus", indiquent la profondeur de la crise, tout en esquissant une solution -déjà proposée par Pétain et Salazar - qui serait une
"Chambre des professions".
Ma préférence va évidemment à une organisation plus "soviétique" où, sur une base locale, s'organisent ceux qui veulent réorganiser la société non pas sur la base du "bien
commun", mais sur les intérêts particuliers du prolétariat.
Cela passe dans l'immédiat par l'interdiction des licenciements et la préservation des syndicats et du droit de s'organiser en partis politiques.
Par Michel GODICHEAU
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Lundi 26 janvier 2009
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D'après une dépêche de Reuters publiée vers minuit, les Boliviens auraient approuvé la nouvelle constitution proposée par le
président Evo Morales.
Dans quelles conditions ? Voici un extrait d'un article publié les jours précédents le scrutin :
Having secured opposition support for the referendum and a comfortable lead in the polls, recent weeks have seen Morales take to the offensive, announcing on January 4th the government’s
intention to launch a state-run newspaper, as well as a second public TV station – with a remit to “report the truth” – in the face of overt hostility from the established media. Indeed, Morales
three weeks earlier had banished all national journalists from his press conferences on account of their supposedly biased reporting. Two days later, on January 6th, the president launched a verbal
assault on the leaders of the country’s Catholic Church, whom he accused of siding with the opposition. Bishops and priests in Sucre had, according to Morales, been imploring the congregation at a
day of prayer to “Choose God, vote for no”, in response to the constitution’s tacit provisions for abortion and same-sex marriage.
(...)
Stoking the fire in this battle, Morales was recently quoted by the Bolivian newspaper La Razón as saying the “only real opponents remaining for the government are the press and the
Roman Catholic Church.”
la suite :
http://www.coha.org/2009/01/bolivia-evo-morales-moves-to-centre-stage-for-historic-january-25th-referendum/
Par Michel GODICHEAU
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Dimanche 25 janvier 2009
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Mon fils serait juif (il va quand même falloir que je me renseigne).
Par Michel GODICHEAU
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Samedi 24 janvier 2009
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L'Inspectrice d'Académie du Maine-et-Loire , comme c'est -hélas-devenu à la mode ,
semble manager son plan de carrière en appliquant avec zèle la doctrine Sarkozy en matière de conflits sociaux. Elle tente donc d'offrir aux retraités un emploi
rémunéré de briseurs de grèves pour remplacer les instituteurs qui se préparent à rejoindre les autres salariés dans la grève interprofessionnelle du 29 janvier.
L'agence Pinkerton, célèbre aux Etats-Unis, avait été utilisée au XIXème siècle (et plus récemment) pour briser, revolver au poing, les grèves des travailleurs de
Detroit et Chicago. Elle est d'ailleurs, très indirectement et à son corps défendant, à l'origine du premier mai.
Ci-dessous la réponse d'un jeune retraité, Paul Barbier, récemment secrétaire général du Syndicat national des instituteurs et directeurs Force Ouvrière (SNUDI-FO) :
"Pour parler clair, vous me demandez d’être ce qu’on appelle communément un « jaune ».
Bien sûr, vous allez me répondre qu’il ne s’agit pas de cela mais de venir en aide aux familles qui ont des difficultés à faire garder leurs enfants les jours de grève.
Madame l’Inspectrice d’Académie,
Permettez-moi de réfuter un tel argument qui n’est qu’un prétexte.
D’abord, parce qu’avant la loi, et vous le savez comme moi, les choses se passaient globalement bien.
D’ailleurs, j’ai eu l’occasion, alors que j’occupais des responsabilités syndicales au niveau national, de rappeler à Monsieur le Ministre que les enseignants, qui sont des gens responsables,
prenaient toujours les dispositions nécessaires en cas de grève pour prévenir les parents suffisamment tôt afin d’éviter les problèmes. Ce dont Monsieur DARCOS avait convenu.
Et puis surtout, je n’accepte pas qu’on évoque le «bien être » des élèves alors que toute la politique ministérielle en matière scolaire va à l’encontre de cet objectif.
Je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler l’ensemble des mesures prises contre l’enseignement public, en particulier ces derniers mois.
Madame l’Inspectrice d’Académie,
Vous l’aurez compris : non seulement je ne suis pas « disponible pour assurer ce travail », mais je m’oppose fermement à cette initiative qui, si j’en crois mes informations, émane du
ministère.
Et puis, parce que pour moi la solidarité entre les salariés (qu’ils soient actifs chômeurs ou retraités) n’est pas un vain mot, je vous informe que le 29 janvier, je serai au côté de mes
collègues qui seront en grève et qui manifesteront. "
Texte intégral sur : http://snudifo49.chez-alice.fr
Par Michel GODICHEAU
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Vendredi 23 janvier 2009
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"Les instituteurs sont moralement fatigués". C'est l'avis de la directrice de l'enseignement catholique dans le
premier degré (Maine-et-Loire). Le pilotage ministériel calamiteux des tests de CM2, après la suppression du samedi travaillé et les substituts à habillage
pédagogique que tente d'imposer le ministre, cela correspond à une certaine réalité.
Quand l'enseignement catholique réagit ainsi, c'est un peu comme quand les généraux de gendarmerie contestent le rattachement de leur arme au ministère de l'Intérieur, cela
signifie que les couches profondes de l'opinion conservatrice sont touchées par une désaffection politique.
De l'autre côté du spectre, le fait de renvoyer chaque instituteur à sa responsabilité personnelle vis à vis des tests ou du soutien scolaire, les invitants à se
positionner individuellement, sont le contraire de l'action collective : les "héros de la résistance", que la presse médiatise volontiers, seront-ils demain disponibles pour
l'action collective avec les salariés parents d'élèves et les élus municipaux ?
C'est un enjeu. En tous cas le fait que le problème se pose aujourdhui dans l'enseignement catholique aussi est plus que symbolique.
Au fait, je connais un excellent test de CM2 qui pourrait être effectué début mai, par exemple : le Certificat d'Etudes Primaires.
Par Michel GODICHEAU
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Mercredi 21 janvier 2009
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Extrait des réponses du député Reiss (UMP) à une délégation syndicale (8 décembre 2008) :
"Si on leur offre un plan de carrière…Tous les directeurs d’aujourd’hui ne le seront pas, il y a actuellement environ 50 000 écoles,
demain nettement moins (...) Sur la question du budget propre (de l'Etablissement Public d'Enseignement Primaire), c’est le conseil d’administration qui décidera de la répartition à partir de
l’enveloppe budgétaire."
Alertez les maires et les parents !
Par Michel GODICHEAU
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Dimanche 18 janvier 2009
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18:36
J'ai supprimé les articles informatifs sur Gaza, mais je vous invite à consulter (en plus de la presse militante) les sources que j'ai utilisées (du moins pour ceux
qui lisent l'anglais) . Sites de la BBC et du journal "The independent". Et je continuerai, par delà la nausée qui menace si souvent, à combattre pour une Palestine laïque
et démocratique et pour le droit au retour des réfugiés.
Par Michel GODICHEAU
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Samedi 17 janvier 2009
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11:36
La réforme de la formation des enseignants est un autre sujet très préoccupant pour l’ensemble des universités. La Conférence des Présidents d’Université a soutenu l’intégration des IUFM dans les
universités et, à travers elle, l’affirmation que la formation des maîtres était une des vocations naturelles de l’université. La CPU a également considéré comme positif que soit exigé un master
pour prétendre à une fonction d’enseignant car cela permet à la fois de revaloriser les salaires et d’envisager des reconversions plus faciles en cours de carrière. Mais la précipitation dans
laquelle s’est engagée cette réforme et l’absence de réponse aux questions que nous posons depuis des mois sur les stages, sur les conditions d’entrée dans le métier ou sur le financement des
études des futurs maîtres, rendent la situation aujourd’hui intenable : d’un côté les universitaires ont travaillé depuis l’été au niveau national, comme dans les académies, sur des projets de
maquette et de l’autre les programmes de concours auxquels ces masters sont censés préparer n’ont été connus qu’en décembre. La formation des enseignants est trop importante pour l’avenir des
connaissances et des compétences de la nation pour que soit refusé le temps d’une réflexion nationale et d’une vraie coordination entre les deux ministères concernés. Nous insistons tout
particulièrement sur la prise en charge financière des étudiants, et ce pour une raison stratégique.
D’aucuns disent que les économies induites par la suppression de l’année de stage salarié seraient la motivation principale de cette réforme, expliqueraient à la fois la précipitation et
l’incohérence du calendrier, seraient en somme la « clé » de cette réforme ; la création d’un financement spécifique pour la préparation des masters enseignement, sur le principe des anciens IPES
qui ont joué un rôle décisif de promotion sociale en leur temps, constituerait le meilleur démenti par rapport à une telle rumeur : la concertation sur l'essentiel, c'est-à-dire l'avenir de
l'enseignement primaire et secondaire, et de la formation des enseignants qui en assurent la qualité pourrait alors s’engager positivement.
(Lettre de la conférence des présidents d'université à Sarkozy - 5/01/2009 - Le 15/01 un nouveau communiqué annonce des "avancées" - ouf,
j'en tremble encore !)
Par Michel GODICHEAU
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Vendredi 16 janvier 2009
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La religieuse qui assume les fonctions de "doyenne de la faculté de théologie" de
l'Université Catholique d'Angers (non, c'est le château qui a brûlé), vient d'être promue chevalier de la légion d'honneur :
En quelque sorte :
'Pardon, Goddess of the night,
Those that slew thy virgin knight;
For the which, with songs of woe,
Round about her tomb they go."
Comme disent Shakespeare et une amie gothique.
On décore les filles de Lear et tout est normal.
6. Ainsi dit IHVH-Adonaï: Pour les trois carences
d’‘Aza,
pour les quatre, je ne ferai pas retour.
Pour avoir exilé un plein exil, pour l’avoir livré à Edôm,
7. j’enverrai le feu contre le rempart d’‘Aza; il mangera ses
châteaux.
8. Je trancherai l’habitant d’Ashdod, le porteur du sceptre
d’Ashqelôn,
et ferai retourner ma main sur ‘Èqrôn.
Le reste des Pelishtîm sera perdu, dit Adonaï IHVH-Elohîms. (Livre d'Amos - Traduction
Chouraqui, les traductions chrétiennes disent Gaza)
Ce qui se passe aujourd'hui à Gaza peut faire aimer la théologie, n'est-il pas ?
Par Michel GODICHEAU
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Jeudi 1 janvier 2009
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"Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les États, et Bernard Kouchner, ministre français des
Affaires étrangères et européennes, ont signé, jeudi 18 décembre, à Paris, au Quai d’Orsay, un accord sur la reconnaissance des diplômes et des grades dans l’enseignement supérieur.
"(communiqué). La Fédération nationale de la Libre Pensée s'interroge sur la légalité de cet accord , mais aussi sur les conséquences sur le statut même des diplômes
universitaires déjà largement privatisés par l'application du processus de Bologne en application des traités de l'Union européenne ( voir lien). Les parlementaires et la communauté
scientifique sont saisis.
Quels seront les premiers domaines investis par les obscurantistes ? Bien entendu un diplôme de théologie pourra valoir autant qu'un diplôme de philosophie (n'est-ce pas
la même chose, d'ailleurs ?) , mais surtout, l'Europe pourra enfin se doter des moyens de faire face à la crise, au-delà des pénitences publiques que chacun continue considérer comme
nécessaires (Evita ne donne t'elle pas l'exemple en servant la soupe aux pauvres ?) . Voici deux des premiers diplômes soumis à la reconnaissance :
Master canonique « Éthique, Religion et Société » mis en œuvre depuis 3 ans à L'Institut catholique de Toulouse;
Diplôme Universitaire « Ethique et management » en cours de préparation : Ouverture prévue ibidem en
2009-2010.
( ce dernier en relation avec l'"Université Catholique de l'Ouest" - Angers)
Il y a d'ailleurs des signes dans le ciel : des interviews parallèles du responsable de la LCR(NPA) à l'Université
d'Etat (élu au Conseil d'Université) et de la doyenne de la "faculté de théologie" de l'UCO ont été publiés peu avant Noël dans le "Courrier de l'Ouest". Le premier est décrit comme hostile
à l'anticléricalisme primaire et la seconde est une femme d'ouverture : cela nous promet une belle Epiphanie !
Par Michel GODICHEAU
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