Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 12:38

Lu sur la page Facebook de Pascal Boniface : «  Caroline Fourest Dimanche France 2 emission de Delahousse explique le vote en faveur d'Ennadah parce qu' on leur avait promis une femme de plus et un mouton pour l’aïd ».

Caroline Fourest  est professeur à Scipo !

Ils forment toujours  des administrateurs de la Coloniale à Sciences Po, faut croire !

Par Michel GODICHEAU
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 18:21

Les Echos le 9 novembre 2011 :

« A 14h45, l'écart des taux entre l'obligation de référence du Trésor français à 10 ans et le Bund allemand s'est ainsi inscrit à 148 points de base (1,48 point de pourcentage). Cet écart, qui mesure la prime de risque entre ces deux lignes obligataires, était de 45 points de base il y a un an. Le rendement des OAT françaises à 10 ans s'établit à 3,173%, à 16h. »

La dévaluation « potentielle »  du Franc français vis-à-vis du Deutschemark est donc de  87,6% ! La  Lire italienne  est d’ores et déjà considérée comme spéculative ( différentiel de taux +335% ! par rapport à l’Allemagne). A midi, le taux d’intérêt que doit  payer le  Trésor  italien pour son refinancement est  de 7,6 %. Seule ma banque fait mieux avec  14,1%  sur mon découvert, alors  qu’elle me fait par ailleurs cotiser  à plus de 10€ par mois, mais il est vrai que, comme il s’agit  du groupe Natixis (Banques populaires + caisse d’épargne), elle a vraiment besoin de sous. Les résultats publiés ce soir  sont pourtant rassurants : Natixis : 9 mois 2011 : performances solides avec un résultat net part du groupe de 1 260 millions. Rassuré, vraiment ? Ben non : d’abord parce que c’est moi (entre autres) qui paye, ensuite  parce qu’il va falloir  regarder comment c’est obtenu (on verra cela plus tard).D’ailleurs, c’est sûr, on peut avoir confiance dans les chiffres des banques. La preuve ? Elles mêmes publient des chiffres rassurants, mais ne se  prêtent plus d’argent : le marché interbancaire est bloqué !

 

Par Michel GODICHEAU
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 12:45

Un sondage  paru ce dimanche soir  en Grèce  fait état de plus de  81% des Grecs  qui veulent garder l’Euro  plutôt  que revenir à la drachme : ils savent bien qu’une situation « à l’Argentine » signifierait une plongée dans le chaos. La nouvelle drachme serait dévaluée de 40 à 60 %. Chasser la troïka  est donc un préalable. D’ailleurs, bien entendu le problème n’est pas grec , demain la troïka  imposera en Italie et en France  un gouvernement  d’union nationale pour imposer les plans de survie des ploutocrates : cela peut aussi bien passer comme en Espagne par une solution  de passage au pouvoir de l’opposition... Un ami grec me fait observer  que la Grèce  est, sur certains critères, mieux placée que la France en termes de performances financières, voire en termes de « vertu »  budgétaire.

 Les plus « ultralibéraux» (maintenant que Sarko a rejoint la taxe Tobin, il ne doit plus y rester que les ultras du PSG - Quoi les Qatari ?)  dévoilent une partie des batteries de la troïka la grande banque la plus exposée  du monde est la Société Générale , la troisième est la Deutschebank et la quatrième le Crédit Agricole. Toutes  ces banques ont parfois un ratio d’endettement pire que celui de Dexia  que l’on est en train de démanteler, de plus le différentiel de taux d’intérêts à 10 ans entre les bons  des trésors français et allemand est de 59% (au 20 octobre), ce chiffre, qui exprime  la valeur  accordée aux monnaies à un instant donné, montre que la dévaluation du  franc virtuel vis-à-vis du mark du même métal... est du même ordre que celle de la drachme éventuelle.

Source : http://chevallier.biz/

Il s’agit  donc d’une guerre engagée pour faire payer aux peuples les dettes des banques. Les petits malins  et les vieux spécialistes de la trahison  qui veulent recycler en France  les méthodes  jésuites  de « l’audit citoyen » ne sont là que pour accréditer l’idée  d’une légitimité partielle des coups portés contre les droits. Le plan que le gouvernement Venizelos-Samaras sera en charge de faire appliquer (amputation des salaires et pensions jusqu’à 40 %, 30000 licenciements immédiats, suspension de toutes les conventions collectives) est  ce qui sera imposé demain ici même si la troïka n’est pas chassée. Pour en discuter :

Meeting du POI – 9 novembre 20h30 - salle du Doyenné - Angers

 

Par Michel GODICHEAU
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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 07:53

Un ami m’avait laissé  l’an passé une page de la Charente Libre  de décembre 2010 pour attirer mon attention  sur une secte qui se développait dans les lycées en Charente et spécialement chez les profs : ayant définitivement renoncé à rechercher le vaccin contre la connerie, je n’ avais accordé  à cette  coupure qu’une attention distraite. Et puis hier, en triant mes papiers, j’ai retourné la page et lu ceci :


 Mis à la porte de la maison de retraite, il se suicide. 

 

Roger avait 85 ans. Pensionnaire de la maison de retraite « Les  Résidentiels » à Tonnay-Charente, le vieil homme avait été mis à la porte de l’établissement avec lequel il était en conflit (…) La victime estimait que les prestations de la maison de retraite étaient indignes et il a donc décidé de ne plus payer son  loyer. Après avoir subi une opération chirurgicale, Roger est retourné dans l’établissement. Mais il a découvert que la serrure de son logement avait été changée. Il semble que, prétextant une mesure conservatoire, les responsables de la maison de retraite ont refusé de lui rendre ses vêtements et ses effets personnels. L’octogénaire n’avait plus qu’un pantalon de jogging et une chemise lorsqu’il s’est retrouvé à la rue. C’est dans un foyer de SDF qu’il s’est donné la mort en avalant des médicaments. Il a laissé un mot : « Aujourd’hui, j’ai 85 ans et 9 mois. Je quitte enfin ce monde... »


 Roger , quand j’irai en enfer on ira ensemble écouter des concerts d’Obituary, pour l’instant je t’envoie  via la barque de Charon  un peu de death metal... grec

Par Michel GODICHEAU
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 11:33

Rassemblement pour la réhabilitation des « fusillés pour l’exemple »

 

Le 11 novembre  2011 à 11 heures au Monument de la Paix

Place de la Paix à Angers.

 

Prendront la parole : la Libre Pensée (Fédération de Maine-et-Loire), Le Mouvement de La Paix, et l’association 4ACG  (Anciens Appelés d’Algérie et leurs Amis Contre la Guerre)

Par Michel GODICHEAU
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 08:42

Serge Deruette (sur FB) : Rudi Thomaes, administrateur délégué de la Fédération des Entreprises de Belgique (patronat belge)  : "Je trouve cette idée de référendum aussi intelligente que celle qui consisterait à organiser une consultation auprès des dindes pour leur demander s'il est judicieux d'organiser la fête de Noël." ("Le Soir", 3 nov.2011).

… sans s'en rendre compte, il expose bien le sort réservé au peuple grec !

 

Ce matin, la perspective d'un gouvernement PASOK-ND suscite "l'espoir" des mêmes milieux...

 

Voir plutôt ici :

 

http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/


Par Michel GODICHEAU
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 21:17

 

Monsieur Pepy,

 

Ah ! M. Pepy, je me doutais bien de ce que  votre vengeance serait terrible : elle n’a guère tardé ! Le 8 mai dernier, inspiré par feu ma cousine Ernestine Chasseboeuf, je jetais à la face du ouaibe une missive vindicative et j’ai bien vu, lors d’un de vos passages subséquents à la télévision, que vous me regardiez d’un drôle d’air. Aussi  n’ai-je été qu’à moitié surpris  que vous vous saisissiez  du début de la saison des suicides  pour me faire payer cher mon outrecuidance. Ce jeudi  était automnal et gris de froid , la désespérance sociale, un temps écrasée au sol par les anticyclones, relevait la tête. Je crains qu’il n’y ait  beaucoup de suicides cet automne, surtout si vous savez arrêter les grèves : tenez, je vous parie  que  si la contestation de la RGPP  met les hôpitaux, les territoriaux  et les instituteurs  dans la rue, il fera soudain plus beau (forcément, pour les manifs)  et du coup, il y aura moins de suicides. Bref mon TGV  s’est donc arrêté dans la gare  de Meuse TGV, sur ce plateau de Langres où la pluie froide nous glaçait, comme elle glaçait jadis les combattants de la bataille de Verdun. Je n’avais jamais visité les marches occidentales de la Basse Lotharingie, M. Pepy, et je pourrais vous remercier de cette halte forcée si  la suite ne m’avait laissé un peu amer.  Or donc, nous devisions, correctement informés par un chef de bord affable et un  contrôleur helvète attentif (TGV Lyria oblige), qui, au bout  d’un peu plus d’une heure  et conformément  au règlement européen  1371/2007, nous servit une ration de guerre fort convenable. Les correspondances à Paris furent  dûment notées, mais manifestement le staff avait des difficultés à obtenir des informations. Trois heures plus tard, en arrivant à Paris-Est, on nous annonça  que les renseignements sur les mesures prises à notre égard  nous seraient donnés par  « le personnel d’accueil présent sur le quai », comme  je l’avais déjà vu quelques jours auparavant  à l’occasion d’un autre retard. A ce moment, rien à dire : circonstances imprévisibles, gestion de crise, pas d’article 1832 du Code civil, protocole  correctement mémorisé et appliqué... je m’apprêtais  à  squatter le canapé  banlieusard d’une amie  (retenue un moment pour tenter d’empêcher une expulsion : c’est l’automne, disais-je) , car  le dernier train pour Angers part à 21h15, au lieu de 23h il y a quelques années... Mais  il était 22h30, il n’y avait personne sur le quai, et les choses ont commencé à dériver  dans une gare  dont les passagers bloqués étaient ballotés  par le tangage  qui les faisait buter d’un panneau lumineux à l’autre. Après avoir tenté de changer mon e-billet à l’automate (deux lignes de code dans le programme auraient pu l’autoriser, après tout),  je me suis résolu à faire la queue   devant le guichet  où Kamel  tentait avec le sourire de gérer les flux. Ledit  Kamel m’ayant indiqué  que  la SNCF nous logerait près de Montparnasse (les protocoles qualité c’est extra),  j’ai  alors, très imprudemment je vous le concède,  tenu le raisonnement suivant : « Il est 23h, j’ai treize heures de voyage  dans les jambes, mon hôtesse a des soucis, j’aurai une heure de transports en commun demain matin pour rattraper mon train pour Angers, je suis fatigué et je vais ennuyer tout le monde, autant  accepter le lit et la douche à Montparnasse ». Grave erreur ! Après  trente minutes de ligne 4 et couloirs (avec les valises et l’âge on les sent)  voici l’arrivée  à l’accueil de Montparnasse. Une stagiaire accueille chaleureusement les naufragés, leur offre une chaise : on y croit !  Les employés  recherchent des places dans les trains du lendemain : j’en ai un à 7h30, c’est bien, surtout que l’hôtel ne sera peut-être pas tout près. Nouvelle erreur, l’hôtel fut tout près. J’avais quand même senti que les choses se gâtaient  en voyant, après minuit ,  arriver la Sécurité ferroviaire qui me donne la nostalgie des cheminots de jadis. Bref, faute de  places disponibles  on nous hébergera dans une « rame-dortoir » ; veuillez  excuser mon ignorance, M. Pepy, je ne savais pas ce qu’était une rame-dortoir, mais j’avais compris  que la gare allait fermer : les uniformes  et les matraques sont des symboles que tout le monde comprend. Je dois à la vérité de dire  qu’on nous a alors proposé  de  rechercher la chambre  que la SNCF n’avait pas trouvé et que, sur présentation  de la note on nous attribuerait ensuite 70 € . A minuit, restent sans doute  à proximité quelques chambres de quatre étoiles et ça fait cher du billet. 

 

La rame-dortoir .

 

Ah la simplicité lumineuse des concepts ! Je la connaissais en fait la rame-dortoir de la voie 8 !  C’est une rame familière avec sa petite odeur d’urine et quelques journaux qui traînent encore, car  les passagers de première classe sont négligents. On ne peut pas s’allonger, mais l’on peut se recroqueviller, il n’y a pas de douche  et personne ne semble  avoir eu l’idée de stocker quelque part  quelques trousses  de type Lunéa ou Talgo pour faire un brin de toilette. Moi, je n’ai pas eu droit à une couverture  de non-tissé jetable et j’ai mis cela sur le compte  de mon arrivée tardive : j’avais cru pouvoir exciper de ma qualité de juriste pour  réclamer  au comptoir une attestation  concernant la décision  de me mettre dans une « rame-dortoir », dans un régime de semi-liberté : statut de la dite rame au regard de la SNCF, titre d’occupation etc. J’avais dépassé les  bornes, certes, alors que d’autres  étaient   beaucoup plus sages ou encore plus épuisés. J’avais omis de signaler en public mes petits problèmes de santé et j’ai du faire avec, personne ne semblait avoir prévu  le cas de figure, puisqu’une PMR (ah ah !)  a du, pour des raisons obscures, partager notre infortune. Bref, il y avait quand même peu de chances que je claque durant la nuit. Bon, j’avais fait déplacer au comptoir la responsable de l’accueil, qui épuisée, m’a fait, en lieu et place  d’attestation, un mot gentil  et demandé, en sus, de lui permettre de m’expliquer la politique de l’entreprise, ce que, je l’avoue,  j’ai, après  quatorze heures de voyage, accepté de mauvaise grâce. Un seul moment de poésie : ce chocolat autochauffant que l’on peut emporter  dans des expéditions articques ou des traversées du Pacifique et qui vous fait rêver de grands espaces, vous qui participez tout de même à une aventure !  J’ai plié ma veste et je me suis endormi. Pas très longtemps : le chien  beauceron trapu de la  dame de la sécurité ferroviaire  avait sans doute une haleine aussi fétide que la mienne (ni lui ni moi n’avions pu nous brosser les dents) et mes pieds dépassaient dans le couloir : bing ! Excuses. Les panneaux  publicitaires mobiles  et le bruit de la motrice  m’ont alors obsédé jusque vers cinq heures où les plus matinaux de mes compagnons ont choisi de se lever pour rejoindre les premiers trains. J’espérais encore, M. Pepy, j’espérais  votre clémence sous la forme d’un bon de croissant et d’un gobelet de carton empli de café chaud. Mais ma faute était sans doute trop grande et à 5h40 la sécurité est venue  nous demander de vider les lieux avant  six heures : la « rame-dortoir » devait reprendre son statut de TGV. A cette heure là  rien n’est ouvert, pas même l’accueil, ceux qui ont passé la nuit dehors viennent prendre un peu de chaleur, on les reconnaît aisément à leur mine et je me sens privilégié ; les premiers  TGV reprennent  à six heures : je suis sorti faire pisser mes bagages  et j’ai traversé l’avenue du Maine pour prendre un café. J’ai trouvé les gens gentils. Le TGV  de 07h30 était à l’heure, j’ai composté mon billet gratuit  et je me croyais quitte : le contrôleur m’a tout de même réveillé pour me demander mon billet d’origine. Vous avez raison M.Pepy de prévoir ce point de procédure  dans  la formation donnée  aux contrôleurs : on n’est jamais trop prudent !

 

Un dernier mot : si vous décidiez de m’indemniser, je transférerais l’argent aux salariés de Seafrance.

 

Et j’espère vous trouver de même.

MG

Par Michel GODICHEAU
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 00:39

L’année 1987 a été marquée en France par la privatisation des banques, parmi celles-ci  une opération est passée  relativement inaperçue, la transformation de la Caisse d’Aide à l’Equipement des Collectivités Locales en une banque, le Crédit local de France qui devint ensuite Dexia.

 

Un petit retour en arrière  s’impose :  depuis 1837 la Caisse des Dépôts et Consignations, organisme public,  gère les fonds des Caisses d’Epargne, cette épargne populaire  doit  être mise au service du développement  des communes et des départements. En 1966  est donc créée la CAECL , qui,  doit accompagner la décentralisation prévue par le  Vème plan gaulliste  (la même année une loi du 31 décembre crée les communautés urbaines) : il s’agit  d’associer  les capitaux privés ( déjà le marché !)  à un effort des communes  qui doivent désormais se financer par ce qui  se rapproche d’emprunts classiques, la CAECL reste cependant un établissement public. La Vème République se caractérise donc  par  une offensive visant à offrir de  nouveaux marchés  aux capitaux, dans le cadre de l’application du traité de Rome. (1957).  La décentralisation  mise en oeuvre par Delors-Mauroy-Mitterrand  va accélérer les choses : à partir de 1982-1984, un vaste marché s’ouvre  pour les banques dans les collectivités locales  qui vont petit à petit devenir les « territoires ». En 1987,  la crise  mondiale de réalisation de la valeur commence  a produire ses pleins effets, c’est d’ailleurs l’année d’un krach boursier, et  de nouveaux  moyens de financement sont recherchés à travers les privatisations. La CAECL  est donc transformée en banque privée, plusieurs investisseurs internationaux, dont le Crédit communal de Belgique, entrent dans son capital. Pour les communes, apparemment, rien n’a changé, en fait rien n’est comme avant leur interlocuteur est désormais une banque privée, soumise à la concurrence et recherchant le profit. D’autant que dans le même temps, la Caisse nationale de Prévoyance issue également de la Caisse des Dépôts,  qui gérait les fonds des  assurances créées  dans le cadre des caisses d’Epargne  et des CCP  est elle-même privatisée en deux temps (1987-1993).

Cette accentuation des privatisations est directement  consécutive à l’Acte unique  européen qui , sous la conduite de J. Delors  acte  la libéralisation du marché des banques et des assurances. C’est donc tout «naturellement» qu’en 1996  est créée Dexia, une holding franco-belge qui coiffe le Crédit communal de Belgique  et le Crédit local de France. Cette société  va alors jouer en  bourse dans la cour des grands  et de  perdre des milliards  dans la crise bancaire de 2007-2008  en s’efforçant de les faire payer  par les Etats (6 milliards), les régions et les communes. Cela n’a pas suffi : aujourd’hui  Dexia est démantelée et ses actionnaires  de nouveau indemnisés et  c’est par ailleurs une nouvelle structure publique  mise en place par la CDC  qui devrait provisoirement prendre  le relais auprès des collectivités locales  désormais très endettées  et écrasées par les mécanismes d’indexation des taux d’intérêt mises en oeuvre par les « marchés ».  Dexia illustre le début  d’effondrement du système bancaire européen  avec ses deux tendances : la nationalisation des pertes qui suit la privatisation des profits, mais la tendance  à faire payer  l’Etat  a deux limites : pour  l’exécutif  celle de sa propre solvabilité et pour les communes  comme pour le budget de l’Etat et des communes  la tendance lourde   des citoyens  qui, en France  comme en Grèce imposeront  le refus d’honorer cette dette qui « n’est pas la nôtre ».

 

Par Michel GODICHEAU
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 12:37

Si mes souvenirs sont bons, la formule est de Bernard Froutin, de la Compagnie ATEtc. ("Jean Meslier athée, profession : curé") , cela a intrigué quelques auditeurs et auditrices, mais on est là pour expliquer !

 

http://www.franceculture.com/emission-divers-aspects-de-la-pensee-contemporaine.html-1

Par Michel GODICHEAU
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 09:33

Le colloque  « Autour de l’oeuvre scolaire de la révolution française »  a  permis, samedi 24 septembre, aux auditeurs du Centre Jean Carmet (une cinquantaine)  d’écouter  quatre communications :

 

Le travail de Jean-Paul Baron (empêché pour raisons de santé) sur Condorcet a  été lu par Georges Douspis, président du groupe James Combier de la Libre Pensée (Saumur). Cette présentation, concise, précise et documentée, a été l’occasion de mesurer l’apport du philosophe et du révolutionnaire et l’actualité de ses propositions en amont comme en aval de la Révolution Française. Elle a aussi donné un cadre  aux trois autres communications. Celle de Michel Eliard, érudite  et militante, sur le sort fait  par les « réformateurs » et leurs inspirateurs : Bourdieu, Prost, Nique, Dubet, Lelièvre et Duru-Bellat  aux mânes de Condorcet ; la mienne où des recherches  m’ont notamment donné l’occasion de vérifier que  Falloux était un ancêtre légitime du « grand service unifié » et  Freppel un père  de l’allègement des horaires et des programmes ; celle de Jacques Lebreton qui nous  a amené d’intéressantes réflexions sur l’acquisition de l’excellence technique à propos de l’école des Arts et Métiers (et même de mon bon vieux lycée Chevrollier). Nous avons aussi parlé de l'avenir et des solutions.

 

Bref, notre éditrice a sans doute été trop gentille  d’envoyer  « La Revanche du Parti Noir » au Courrier de l’Ouest, qui n’a pas pipé mot du colloque ni du livre et n’a envoyé personne (contrairement à Ouest-France, in extremis). Ce qui ne nous a pas empêchés de vendre tout le stock d’ouvrages  disponible (ceux qui n’ont pas été servis, le seront au troisième tirage qui arrive cette semaine), mais a limité l’accès de la jeune génération à  « la science de son malheur ».

 

Les actes paraîtront dans quelques mois : ils peuvent être commandés accompagnés d’un chèque de 8 €  à l’ordre de « Comité républicain de la Roche-de-Mûrs » adressé à notre siège social : Hotel de Ville – 49610 Mûrs-Erigné.

 

Le soir même Allègre, l’inventeur de Dubet, claironnait chez Ardisson que pour  régler le problème de la dette il fallait une fédération franco-allemande : la France fournirait l’armée (atomique !) et l’Allemagne la discipline : même Adolphe Thiers semble avoir dégénéré.

 

P.S. : J'avais fait une erreur de frappe sur la date : nous sommes en Vendémiaire 220, bien sûr et aujourd'hui nous fêtons la Colchique.

Par Michel GODICHEAU
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