histoire de la construction, de la lente destruction et de la résistance de l’école publique
aura lieu dans la Halle aux Oliviers à La Bellevilloise
Le Mercredi 25 mai à 19h
19-21, rue Boyer 75020 Paris,
en présence des auteurs : Michel Eliard, Michel Godicheau, Pierre Roy,
et des éditeurs (Editions Abeille et Castor ).
« Véritable jardin au cœur de Paris, La Halle aux Oliviers de La Bellevilloise et son Café-restaurant, abrite sur 250m²
oliviers centenaires, palmiers Washingtonia, tables et chaises en ferronnerie, canapé et table basse, mezzanine…
L’endroit idéal pour un cocktail, un vernissage, une exposition, une soirée aux bougies… Ou juste pour prendre un verre dans
ce pur espace de verdure en plein Paris. »
Extrait d'un article de Chloe Durand-Parenti sur lepoint.fr :
"Aux grandes questions de société, telles que le recours aux mères porteuses et l'extension de l'aide
médicale à la procréation aux femmes célibataires et/ou aux couples homosexuels, le gouvernement répond par le statu quo. Ceux qui souhaiteront en bénéficier continueront donc de passer les
frontières vers l'Espagne où le don de gamètes est largement simplifié, ou vers la Belgique afin d'accéder à la gestation pour autrui. Quant à la recherche sur les embryons et les cellules
souches, elle demeurera, en principe, interdite en France avec toujours des possibilités de dérogations délivrées, au cas par cas, par l'Agence de la biomédecine."
Les invitations pour la Conférence de Pierre Jouannet le 5 mars à 13h45 à la salle de la
patinoire, Parc du Haras 49000 Angers seront disponibles seront disponibles aujourd'hui. (en haut et à droite de ce blog).
L’Association pour la fondation de service politique est un groupe de catholiques romains (laïcs et
ecclésiastiques) qui se donne pour objectif d’intervenir dans la vie politique, on trouve parmi ses intervenants des membres de la Fondation Jérôme-Lejeune, de l’Opus Deï...
tant français, que polonais, hongrois, espagnols... http://www.libertepolitique.com/
Ces braves gens posent avec clarté ce que sont pour eux les enjeux de la révision en cours de la loi de bioéthique de
2004 :
Recherche sur l'embryon :celle-ci serait autorisée non à
des fins "thérapeutiques" mais à des fins "médicales", ce qui ouvrirait la voie à toute sorte de manipulations et d'expérimentations qui videraient le principe d'interdiction de son
contenu.
Assistance médicale à la procréation :le recours de l'AMP
aux couples pacsés comme pour les couples mariés, sans exigence de deux ans de vie commune n'est pas acceptable. Le Pacs est un contrat de couple alors que le mariage est une institution qui
fonde la famille. Le recours à des donneurs pour des dons de gamètes brouille la filiation et rend insatisfaisante la levée de l'anonymat.
Diagnostic pré-implantatoire et prénatal :le DPI ne doit
pas être étendu à la trisomie 21. Ceci entraînerait la stigmatisation de cette maladie qui est déjà traquée dans le cadre du DPN. Le manque d'information dès les premiers tests met la femme dans
une situation anxiogène et empêche le couple d'exprimer une décision libre et éclairée.
Ces amis de la maladie et de la souffrance rédemptrice témoignent à leur manière des menaces qui pèsent
tant sur la recherche médicale que sur les libertés individuelles.
C’est pourquoi vous êtes attendus nombreux à la conférence du
Pr.Pierre Jouannet
Membre de l’Académie Nationale de Médecine
Spécialiste de la biologie de la reproduction
Professeur émérite à l’Université de Paris-Descartes.
Onfray n’est pas anticlérical, il le répète dans « Le Monde » du 5 février : on le
savait ! Il veut faire passer les libres penseurs pour des abrutis et se montre ainsi « athée stupide » ! Il fait, contre toute évidence, du
« Mémoire » de Jean Meslier « la Bible des athées », alors que Jean Meslier dénonce toutes les bibles et réclame une révolution sociale que notre philosophe
redoute ; il tente de d’opposer le curé Meslier à la « Déclaration » du 26 août 1789, la laïcité à l’athéisme et révèle in fine qu’il a failli accéder aux
palmes du martyre du fait d’un attentat perpétré contre lui (et heureusement manqué !) par la « milice freudienne » ! Ouf, la Normandie a failli perdre un génie. Onfray n’est
pas anticlérical : pour lui l’anticléricalisme ce n’est pas la lutte contre le cléricalisme, mais les « débaptisations ». Mais même sur le terrain qu’il choisit, il se montre
puéril et en assimilant baptême et thermalisme et fait preuve d’une ignorance crasse de la place des rites dans la prise de contrôle des corps, et silence sur la
constitution de fichiers privés par la secte vaticane. « La vraie vie athée est ailleurs ! » nous dit le philosophe et fondateur d’un établissement privé
d’enseignement : aux seuls « vrais athées », le soin de découvrir le « grand style » nietschéen et la subtilité dans l’immanence d’une vie consacrée à l’hédonisme !
Le vulgus pecum se contentera d’essayer de combattre les forces matérielles qui l’oppriment et soutiennent son exploitation, du prêtre-ouvrier (R.I.P.) aux
« dominicains de Bordeaux ». L’allusion « à la tradition de la spiritualité de son pays » en dit long sur le contenu réel et la dynamique qui soutient
le discours d’Onfray . Nul doute que le quotidien catholique ait eu le nez creux en lui donnant cette tribune. Quant à nous faire l’injure de ne pas respecter la volonté du défunt en ce qui
concerne ses obsèques, qu’il me soit permis de faire remarquer à Onfray que c’est au nom de la « tradition de la spiritualité de son pays » que la loi Sueur a réduit la
possibilité de disposer du sort post mortem de sa dépouille, et fait à l’Eglise catholique un joli cadeau. Mais le philosophe se préoccupe t-il des urnes ?
Un article de Stéphanie Le Bars dans « Le Monde » sollicite la loi de 1905 de séparation des
Eglises et de l’Etat et je m’aperçois qu’un certain nombre de mes petits camarades prennent encore au sérieux la presse assomptionniste. Ils n’ont d’ailleurs pas tout à fait tort, car c’est une
presse pleine d’intentions. Le titre de l’article : « Quand la loi de 1905 permet à une mairie de financer une église » est déjà magnifique. La loi de 1905 a pour objet principal
de supprimer le budget des cultes, il faut donc oser titrer cela. Il est vrai que le 25 décembre 1942, Philippe Pétain et Pierre Pucheu, soucieux de faire plaisir au cardinal Suhard et dans la
lignée des cadeaux faits à l’école catholique l’année précédente, ont fait un joli cadeau : l’acte dit loi promulgué symboliquement ce jour de Noël dénature la loi de 1905 par un
nouvel article 19. Il s’agit là d’une vraie transsubstantiation : les subventions accordées aux édifices du culte concernés... ne sont pas considérées comme des subventions. Première
observation : on ne se subventionne pas soi-même, il ne s’agit donc que des édifices construits par l’église catholique, pour son propre compte, entre 1907 et 1942. Deuxième
observation : la dérogation concerne les réparations et non pas les constructions nouvelles. Bref , ce n’est pas en vertu de cela que la nouvelle église des Lilas a été construite.
Mais Stéphanie s’en fout : son propos est de dire qu’il y a actuellement discrimination vis à vis des mosquées (mais il m’amuse de penser que les mosquées pourraient bénéficier du
cadeau fait au petit Jésus), que la loi de 1905 est centenaire et que bon, tout çà ... En tout cas signalons à l’évêque de Saint Denis que le cardinal Suhard avait su remercier Pétain en des
circonstances difficiles lors des obsèques du nazi Philippe Henriot, exécuté par la Résistance, célébrées en grande pompe à Notre-Dame de Paris un mois après le débarquement de juin 1944. Mais la
municipalité des Lilas est socialiste, donc rien à voir.
Il y a bien sûr plusieurs degrés de lecture de l’arrêt de la Cour d’Appel d’Angers sur cette petite fille
rendue à ses grands-parents biologiques alors que sa mère avait accouché sous X. Je retiendrai, dans l’attente du texte complet, la référence à la « Convention Internationales des
Droits de l’Enfant » pour fonder cette décision : « L’enfant a le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux » . « L’au nom de quoi ? » de
cette décision s’éclaire : il s’agit bien de reconnaître qu’une métaphysique supérieure s’oppose à ce que les montages juridiques imaginés par les hommes pour
organiser une société (et qui restent toujours discutables) s’inclinent devant une parentalité définie exclusivement par les gamètes. Les gamètes de la mère, en l’occurrence. La
mère est anéantie nous dit-on, mais ce n’est pas une métaphore, bien au contraire les juges angevins ont tué la métaphore sociale inventée, elle aussi « dans l’intérêt de
l’enfant », mais cette fois par la l’imposition d’une « métaphysique supérieure » à la souveraineté populaire. La production de la normativité juridique de cette
décision est profondément religieuse. Il s’agit, en effet de substituer à la question de la Sphynge « mangeuse de chair crue » (Eschyle), les certitudes des
religions monothéistes et de les sanctionner par le droit. Il n’est pas innocent du tout que l’arrêt ait été prononcé en plein débat sur la révision de la loi dite de bioéthique de 2004.
Les mêmes forces qui soutiennent cette décision combattent au nom des mêmes principes l’anonymat des dons de sperme et d’ovocytes Ce sont ces questions dont nous débattrons le 5
mars à 14h, à la salle de la patinoire , Parc du Haras, à Angers, avec le professeur Pierre Jouannet.
Les émules de Jérôme Carcopino (qui prétendent par ailleurs être syndicalistes)
viennent donc d’obtenir pour leurs affidés une prime que leur envieront bien des gérants de hard-discount. Les principaux et proviseurs auront donc une prime d’objectifs. L’occupant,
représenté par JC Trichet fera la moue, mais laissera faire. Pas nous. Au fait notre édition avance, cela s’appellera « La revanche du parti noir... la lente destruction de l’école
publique ». Et si on a dit « lente » , c’est parce qu’elle a commencé il y a longtemps.On vous donnera des nouvelles.
Loin des clichés véhiculés par les lobbies liberticides pro-life, une loi laïque de liberté, une loi du
choix
Le président de la Libre Pensée, Marc Blondel, le président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la
Dignité, Jean-Luc Romero, le président du Comité
Laïcité-République, Patrick Kessel, appellent les sénateurs à voter, mardi 25 janvier
2011, en faveur de la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée à mourir dans la dignité présentée par la commission des affaires sociales du Sénat.
Cette proposition de loi, si elle était votée, permettrait aux Français – comme aux Néerlandais depuis 2001, aux Belges
depuis 2002, aux Luxembourgeois depuis 2009 – de bénéficier d’un véritable choix lorsque la mort est là, inéluctable. Le choix de bénéficier d’un accès universel aux soins palliatifs, qui
n’existent dans notre pays que de manière très partielle (15% à 20% seulement des personnes qui devraient en bénéficier – rapport IGAS 2010) ou le choix de bénéficier d’une aide active à mourir,
pour ceux qui préfèrent décider en conscience, de manière lucide et réitérée, du moment où devra intervenir la fin.
Puisque la loi du 22 avril 2005 dite loi Leonetti permet déjà de hâter la mort, il faut légiférer pour que le patient et
lui seul prenne la décision – et non son médecin ou ses proches – et pour que la mort arrive dès que l’acte médical est exécuté alors qu’il n’intervient aujourd’hui – dans le cas d’une sédation
terminale – qu’aux termes de plusieurs jours de souffrance abominables et inutiles, voire plusieurs semaines.
Aux sénateurs, nous disons qu’il faut changer la loi pour faire cesser les hypocrisies qui causent bien souvent trop de
drames dans notre pays, pour une loi du « mourir librement» pour ceux qui le souhaitent et le demandent.
Renseignements : Philippe Lohéac au 01 48 00 04 16
Le déroulement des révolutions obéit à des lois et les révolutionnaires doivent toujours décider pour
maintenant et penser à après. Ne serait-ce que pour sédimentariser le plus possible maintenant, car il y a toujours des flux et des reflux. Ainsi de la déclaration droits du 26 août 1789,
de la Constitution de 1918 de la République Socialiste fédérative de Russie, de la constitution portugaise de 1976. Stéphane Hessel ne fait certes pas partie des révolutionnaires et j’avais écrit
ailleurs que son propos avait beaucoup à voir avec les manoeuvres pré-électorales de 2012. Pourtant , dans « Informations Ouvrières » de cette semaine, qui comprend un
formidable dossier sur la Tunisie, Michel Sérac écrit ceci : « S’indigner de cette décivilisation de la société, voulue par le capital est sans doute le premier pas.
S’organiser pour que la lutte de classes lui barre la route et engage la reconquête, est le second. Un avenir crépusculaire n’est pas du goût de la jeunesse, en France comme en Tunisie. Je
crois que Michel Sérac a raison.
Un auditeur de Daniel Mermet (« Là-bas si j’y suis ») faisait observer que dans
l’intervention de Juppé sur la Tunisie, il y avait sans doute la volonté de démontrer que le taux de diplômés sous-employé était un facteur de Révolution. Cela avait déjà été constaté ailleurs
(Sri Lanka, par exemple). En 2008, la majorité des diplômés tunisiens était au chômage ou sous-employée. Conclusion implicite de Juppé : vous voyez bien qu’on a raison de
tailler ! Un de ses collègues, JF Mancel, député UMP (un fonctionnaire qui a adhéré à l’UDR en 1968, copain (ex-copain ?) d’E. Woerth), propose de supprimer le statut de la fonction
publique (sauf pour les juges et les flics : petit joueur ! )http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3088.asp
Voilà qui devrait réjouir un Inspecteur Général de l’Education Nationale du nom de Perret qui déclarait
naguère devant les chefs d’établissement de l’enseignement catholique : « Votre fonction est particulièrement originale, un peu à l'image des solutions utiles qu'a trouvées
l'enseignement privé avec la loi Debré de 1959 ».Mais bon, pour éviter les
révolutions mieux vaut faire appel aux spécialistes. (oui, c’est une publicité rédactionnelle pour notre futur bouquin).
:
"Je demande que vous décrétiez qu'il y aura des établissements nationaux où les enfants seront instruits, nourris et logés gratuitement et des classes où les citoyens qui voudront garder leurs enfants chez eux, pourront les envoyer s'instruire." Danton