Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /2009 00:33
En voyant  les visages , j'ai pensé aux  vieux apparatchiks russes qui reviennent  près d'Odessa avec nostalgie,ceux qui ne sont pas tombés sur les bons vouchers, aux émeutes  en Moldavie, à la discussion sur la Bessarabie, à la Transnistrie... et puis je me suis souvenu que l'Union Européenne faisait appel à toutes sortes d'experts pour cette région... (enfin là je parle un peu à ma barbe, et un peu à la tienne aussi, oui.)
Par Michel GODICHEAU
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /2009 09:08
La conférence des présidents appelle à la reprise. Soit. A Angers cela ne s'est pas vraiment arrêté. J'ai croisé le président  et le VP  ressources humaines, et je me dis parfois que j'ai eu de la chance. L'autonomie des universités livrée aux recasés d'après la chute du mur de Berlin produit tous ses effets. Sarkozy  pourrait dormir tranquille  s'il n'y avait pas cette jeunesse qui n'en peut plus  et ces chercheurs qui  résistent vaille que vaille. Reste à trouver  la liaison  avec les salariés de Caterpillar, Beneteau et Arcilor-Mittal, avec les maires et conseillers municipaux des communes étranglées par la dette et la baisse des recettes fiscales. Nous n'y sommes pas tout à fait, mais si  Chérèque demande l'asile politique au Vatican, faites-moi signe !  

¨P.S. : Au fait la deuxième éditions  des "motherfuckers" a subi des retards techniques, mais elle vient, elle vient...
Par Michel GODICHEAU
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /2009 23:23
Les enjeux de la mobilisation à l'Université. Des centaines de milliers  d'étudiants  sont menacés. Il est donc exclu  de transiger. Quand bien même  Sarkozy donnerait les moyens  d'acheter quelques consciences à bon marché, quel serait l'avenir ? La mobilisation des étudiants  sages de  Paul Sabatier à Toulouse donne une partie de la réponse, mais en face il y aura  demain davantage de flashball à tir tendu. Ce matin  j'apprends que la grève est encore totale à Bordeaux, mais que le Conseil d'Administration du CNRS  s'est réuni sans les représentants du personnel. Ce qui manque n'est pas syndical. La question politique de la liaison avec la classe ouvrière est donc essentielle. Qui commencera à centraliser cette exigence  ?  Avant-hier au Capitole, pendant que les étudiants en sciences dénonçaient les violences policièresqui visent à contenir ce mouvement sur son terrain traditionnel, "La Dépêche", le journal de Bousquet et Baylet titrait sur "Le prix des légumes va baisser" et sur "L'emploi dans la région va continuer à être relativement préservé". Chacun s'efforce  de renforcer la segmentation.
Par Michel GODICHEAU
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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /2009 08:27
Je ne sais pas pourquoi c'était Rodez, mais c'était bien Rodez : les professeurs du lycée s'étaient étonnés de ne plus recevoir le Nouvel Obs suite à la grève de  La Poste (il manquait beaucoup d'élèves aussi, partis sur les routes avec leurs parents), ils avaient fait une assemblée générale et avaient décidé de se mettre en grève à leur tour... Le deuxième jour de la grève des professeurs, les garçons de café de la ville se réunissaient à leur tour et plusieurs  employé(e)s de salons de coiffure  étaient passés voir les syndicats pour savoir comment se mettre en grève ;  depuis deux semaines les ouvriers des PME  avaient formé leur cortège, fait débrayer les zones industrielles, puis les zones artisanales (parfois le patron lui-même avait  sécurisé le site avec ses compagnons et les avait suivis), ils étaient allés jusqu'à Millau puis avaient pris la nationale.
Par Michel GODICHEAU
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /2009 22:10


Sur le site de l'Académie de Paris , trois Inspecteurs Pédagogiques d'Histoire et Géographie recherchaient  il y a quelques semaines  cinq classes  pour aller voir à France Television  un telefilm don l'argument était  le suivant :

PARIS - 21 JUIN 1791 - 00H30
LOUIS XVI S’ENFUIT POUR ECHAPPER À LA REVOLUTION.
Pour sauver ses enfants de la terreur, et sa femme Marie-Antoinette de la vindicte populaire, le roi Louis XVI, déguisé en bon bourgeois, s’enfuit incognito du palais des Tuileries où il est prisonnier. Mais rien ne va se passer comme prévu.
L’échec de sa fuite se soldera un an plus tard par la décapitation du roi et de la reine de France;

Ah  tout y est   "sa femme Marie-Antoinette", ça fait  trop "Closer"  !  "La vindicte populaire" : vous avez remarqué que  la vindicte est toujours populaire ?  Bon, on  a voulu  lyncher  l'épouse du roi-bourgeois, c'est sûr ! Déjà  qu'ils le retenaient prisonnier.  Le gendarme Merda,  autre figure de la vilénie populaire, n'est pas cité ici, mais la conclusion  est sans appel  : les salopards  ont fini par avoir la peau de ce brave homme et de sa famille.

Que la terreur ait ici deux ans d'avance n'a pas davantage  choqué nos trois inspecteurs,  d'ailleurs, disent-ils , c'était une petite terreur avec un t minuscule qu'aucun collégien  ni aucun de ses professeurs ne saurait confondre avec la grande !

Bref,  le site du CERMTRI met en ligne une  pétition indignée, massivement signée par  des centaines d'enseignants, dont   des grands noms de l' Histoire de la Révolution Française, les inspecteurs  répondent par une lettre   ahurissante d'autojustification  et d'agressivité  qui se termine ainsi :

"Faut-il à ce point rechercher des raisons d'exister, faut-il avoir tant de rancunes et de frustations rentrées, faut-il avoir le goût des querelles rances pour susciter à partir de rien une agitation vide de sens ? Seul l'inérêt pour la falsification, la manipulation et l'intimidation semble constituer le moteur pathétique de votre lettre, diffusée à l'envi afin que son funeste objectif soit davantage assuré"

Un peu trouillard, peut-être, mais  "querelles rances" est là pour  indiquer qu'il ne peut s'agir d'IPR,mais bien plutôt de concombres masqués.

Nous sommes rassurés

L'ensemble du matériel relatif à cette affaire  est disponible sur le site de l'Institut d'Histoire de la Révolution Française.

http://ihrf.univ-paris1.fr/



Par Michel GODICHEAU
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 10:44
La proposition de loi de trois députés UMP (MM.Apparu, Geoffroy et Reiss) devrait, d'après  ses initiateurs être examinéepar l'Assemblée Nationale "en février-mars" 2009.  Elle  modifierait la loi de 2004  pour créer des Etablissements Publics  d'Enseignement Primaire avec une formule plus générale  que celle envisagée dans "Autre chose que des motherfuckers"  (comment, vous ne l'avez pas encore acheté ?) Citation :

"Cette proposition répond à un triple objectif :

- Permettre, notamment en milieu urbain, d'assurer une plus grande mixité sociale en réaunissant sous une même EPEP  des élèves des écoles sociologiquement différentes et favoriser notamment la mutualisation des moyens en faveur des élèves les plus en difficultés." (ah, la place de l'adverbe "notamment" !)
- Encourager le regroupement d'écoles de petites tailles (sic) pour former un seul établissement, éclaté (sic), et permettre ainsi une émulation pédagogique qui fait défaut notamment dans les toutes petites structures que l'on trouve en milieu rural."(je vous assure, mon produit a été testé biologiquement, il ne laisse pas de traces)
- Mutualiser les moyens humains, pédagogiques et financiers au bénéfice des élèves(sic) et créer un véritable statut d'emploi pour les directeurs d'Epep"


Les EPEP seraient dotés d'un conseil d'administration  avec élus locaux, représentants du personnel et  parents d'élève, ce conseil d'administration  élit un  président qui peut-être  le directeur  (désormais doté des pouvoirs d'un chef d'établissement), un représentant des communes ou des établissements publics de coopération intercommunale...

Ce qui est rigolo, c'est que, par chez nous et ans ce cas là, le  "président"  pourrait,assez souvent, être 'ancien directeur de l'école privée ou un membre de l'OGEC (organisme de gestion des écoles catholiques).

Bref, il s'agit  d'une proposition assassine, formulée  avec l'honnêteté de vendeurs ambulants de produits biologiques ukrainiens.  Qui a dit : "retrait ! " ?
Par Michel GODICHEAU
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 21:36
En réalité, outre le fait qu'arriver à bac+5 sans même une année payée  ferait une joyeuse sélection sociale (on souhaite aux  lauréats bien du plaisir face aux "motherfuckers"), il existe plusieurs  variantes :

- vous avez un master  d'enseignement mais pas de concours ( fuck you ou  suck them, en fonction  de la politique de recrutement du conseil régional).

- vous avez un  concours, mais pas de poste  (c'est déjà couramment pratiqué dans la fonction publique hospitalière  ou dans la territoriale) : adoptez le dermophile indien !

- vous avez un concours et  avez été  recruté(e) : priez pour  obtenir d'enseigner dans votre discipline de formation.

Heureux les pieux, car ils obtiendront miséricorde.


Par Michel GODICHEAU
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 08:32
Confirmation. Le journal "Informations Ouvrières" de cette semaine confirme que la mesure a été prise par Mme Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, en  novembre 2008. L'expérimentation concerne, pour l'instant, le Rhône et la Mayenne.
En Mayenne, la route avait été pavée par l'ancien Inspecteur d'Académie de Maine-et-Loire, celui même qui parlait de ses "repas de communion" dans les  groupes de travail : il y a peu de place au hasard  dans ces matières, car la divine providence est attentive !
Amis mayennais, jetez donc un oeil attentif sur les délibérations de la Caisse d'Allocations Familiales de Laval ! Accessoirement, un ami  conseiller muncipal me dit  que les subventions aux "Maisons de l'Enfance" sont réduites : c'est vrai, si les OGEC (organismes de gestion des écoles catholiques) s'en chargent, pourquoi  garder cette pièce  du dispositif, même si elle avait été introduite dans le même objectif.
Toute information sur ces sujets sera la bienvenue, en commentaires ou par courriel.
Par Michel GODICHEAU
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 18:21
A Athênes, il n'y a pas d'école maternelle ; dans les beaux quartiers, il y a de beaux jardins d'éveil à la place. Ailleurs, il y a parfois  des yayades (pluriel de yaya, voyons ! Des mamies, quoi). En France... voici ce qui se prépare. Un correspondant m'a fait parvenir ceci  (extrait) :

"
Les enfants de 2 ans, ne seront plus accueillis en maternelle, on sait que ce n’est pas un problème de « couches » pour évoquer le mensonge darcosien, car les petits ne sont admis en maternelle que lorsqu’ils sont « propres ». L’objectif réel correspond aux engagements personnels du ministre en matière…religieuse.
 A la rentrée, comme par hasard et grâce à  une orchestration partisane de cette « réforme »,  s’ouvrent dans les écoles catholiques de France des jardins d’éveil appelés provisoirement classes relais  pour les 2 ans. Ils seront financés par les Caisses d’Allocations Familiales, par les familles (on annonce 10 euros par mois), par les Mairies nombreuses qui maintiennent le financement facultatif des Agents spécialisés des écoles maternelles du privé. Les écoles publiques n’ouvriront pas ces classes à la rentrée. Il y a là une discrimination visant à contraindre les parents à inscrite leurs enfants dans les écoles confessionnelles actuellement en perte de vitesse. Une nasse de rabattage.

Les écoles privées font déjà de la publicité pour ces classes  pré scolaires mettant en avant  des moments  d’éducation élargis pour profiter du contact avec les enseignants des  classes maternelles, dans le cadre du projet d’établissement. Pas une nouveauté : c’est ce qui existe aujourd’hui dans le public et le privé. L’idée est que les enfants restent ensuite dans l’école confessionnelle, ce qui permettra de supprimer dans la foulée des classes maternelles dans le public... "

Moralité : si  les grands-mères veulent  sortir peinardes, elles ont intérêt  à se battre contre Darcos et les calotins.

Par Michel GODICHEAU
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /2009 23:12
Quand les CRS sont débordés, on appelle les mobiles, mais ça faisait longtemps... et avec  l'intégration  de la gendarmerie  à l'Intérieur  comment on va faire  ? (suis inquiet, moi).

En attendant, apparemment  le résultat habituel a été atteint : un blessé grave côté manifestants (quand on n'a plus de lacrymos on passe aux grenades explosives apparemment, jadis  on faisait des belles affiches avec ça et même, bien avant, la tombola des Gueules cassées);

Bref, des  millions de manifestants, mais  aussi des  instituteurs du privé massivement en grève, des magistrats qui font des appartés au tribunal correctionnel, des avocats qui leur répondent, des commerçants qui saluent les manifestants.

Moi  ça me rappelle des choses, théoriques et pratiques. Théoriques : diverses couches sociales  sont en train de s'ordonner autour de la classe ouvrière. Pratiques :  Cohn-Bendit est  archicuit, Chérèque bien roussi, Thibault n'est pas Seguy et même  Besancenot  qui change  le falcemartello  contre le haut-parleur  au moment  où  le Capital  se vend bien de nouveau. Misère, misère...

Bon, c'est  sûr, il vont   tenter de recombiner tout  çà, mais le coup du préfet de la Manche montre une certaine fébrilité. Saint-Nazaire aussi, peut-être.



Par Michel GODICHEAU
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