Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 07:57

 

Qu’on se le dise !

Le lancement de

« La Revanche du Parti Noir »

histoire de la construction, de la lente destruction et de la résistance de l’école publique

aura lieu dans la Halle aux Oliviers à La Bellevilloise

 

Le Mercredi 25 mai à 19h


19-21, rue Boyer 75020 Paris,

en présence des auteurs : Michel Eliard, Michel Godicheau, Pierre Roy,

et des éditeurs (Editions Abeille et Castor ).

 

« Véritable jardin au cœur de Paris, La Halle aux Oliviers de La Bellevilloise et son Café-restaurant, abrite sur 250m² oliviers centenaires, palmiers Washingtonia, tables et chaises en ferronnerie, canapé et table basse, mezzanine…

L’endroit idéal pour un cocktail, un vernissage, une exposition, une soirée aux bougies… Ou juste pour prendre un verre dans ce pur espace de verdure en plein Paris. »

 

Gaudete !

Par Michel GODICHEAU
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 09:20

Extrait d'un article de Chloe Durand-Parenti  sur lepoint.fr :

 

"Aux grandes questions de société, telles que le recours aux mères porteuses et l'extension de l'aide médicale à la procréation aux femmes célibataires et/ou aux couples homosexuels, le gouvernement répond par le statu quo. Ceux qui souhaiteront en bénéficier continueront donc de passer les frontières vers l'Espagne où le don de gamètes est largement simplifié, ou vers la Belgique afin d'accéder à la gestation pour autrui. Quant à la recherche sur les embryons et les cellules souches, elle demeurera, en principe, interdite en France avec toujours des possibilités de dérogations délivrées, au cas par cas, par l'Agence de la biomédecine."

 

Les invitations pour la Conférence de Pierre Jouannet le 5 mars à 13h45 à la salle de la patinoire, Parc du Haras 49000 Angers seront disponibles seront disponibles aujourd'hui. (en haut et à droite de ce blog).

Par Michel GODICHEAU
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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 16:32


L’Association pour la fondation de  service politique  est un groupe de  catholiques romains  (laïcs et ecclésiastiques) qui se donne pour objectif d’intervenir dans la vie politique, on  trouve parmi ses intervenants des  membres de la Fondation  Jérôme-Lejeune, de l’Opus Deï... tant français, que polonais, hongrois, espagnols... http://www.libertepolitique.com/

Ces braves gens posent avec clarté ce que sont pour eux les enjeux de la révision en cours de la loi de bioéthique de 2004 :

Recherche sur l'embryon : celle-ci serait autorisée non à des fins "thérapeutiques" mais à des fins "médicales", ce qui ouvrirait la voie à toute sorte de manipulations et d'expérimentations qui videraient le principe d'interdiction de son contenu.

Assistance médicale à la procréation : le recours de l'AMP aux couples pacsés comme pour les couples mariés, sans exigence de deux ans de vie commune n'est pas acceptable. Le Pacs est un contrat de couple alors que le mariage est une institution qui fonde la famille. Le recours à des donneurs pour des dons de gamètes brouille la filiation et rend insatisfaisante la levée de l'anonymat.

Diagnostic pré-implantatoire et prénatal : le DPI ne doit pas être étendu à la trisomie 21. Ceci entraînerait la stigmatisation de cette maladie qui est déjà traquée dans le cadre du DPN. Le manque d'information dès les premiers tests met la femme dans une situation anxiogène et empêche le couple d'exprimer une décision libre et éclairée.


Ces amis de la maladie  et de la souffrance rédemptrice  témoignent à leur manière des  menaces qui pèsent tant sur la recherche médicale  que sur les libertés individuelles.

C’est pourquoi vous êtes  attendus nombreux à la conférence du


Pr.Pierre Jouannet

Membre de l’Académie Nationale de Médecine

Spécialiste de la biologie de la reproduction

Professeur émérite à l’Université de Paris-Descartes.

Le samedi 5 mars de 13h45 à 16h

Salle de la Patinoire

Parc des Haras

49100 ANGERS

Par Michel GODICHEAU
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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 23:56

Onfray n’est pas anticlérical, il le répète dans « Le Monde » du 5 février : on le savait ! Il veut  faire passer les libres penseurs pour  des abrutis et se montre ainsi  « athée stupide » ! Il fait, contre toute évidence, du  « Mémoire » de Jean Meslier « la Bible des athées », alors que Jean Meslier  dénonce toutes les bibles et réclame une révolution sociale que notre philosophe redoute ; il tente de d’opposer  le curé Meslier à la « Déclaration » du 26 août 1789, la laïcité à l’athéisme et  révèle in fine qu’il  a failli  accéder aux palmes du martyre du fait d’un attentat perpétré contre lui (et heureusement manqué !) par la « milice freudienne » ! Ouf, la Normandie a failli perdre un génie. Onfray n’est pas anticlérical : pour lui l’anticléricalisme ce n’est pas la lutte contre le cléricalisme, mais les « débaptisations ». Mais même sur le terrain qu’il choisit, il se montre puéril et  en assimilant baptême  et thermalisme et fait preuve d’une ignorance crasse de la place des rites  dans la prise de contrôle des corps, et silence sur  la constitution de fichiers privés  par la secte vaticane. « La vraie vie athée est ailleurs ! »  nous dit le philosophe et fondateur d’un établissement privé d’enseignement : aux seuls « vrais athées », le soin de découvrir le « grand style » nietschéen et la subtilité dans l’immanence d’une vie consacrée à l’hédonisme ! Le vulgus pecum  se contentera d’essayer  de combattre les forces matérielles  qui  l’oppriment et soutiennent son exploitation, du prêtre-ouvrier (R.I.P.) aux « dominicains de Bordeaux ». L’allusion  « à  la tradition de la spiritualité de son pays »  en dit long sur le contenu réel  et la dynamique qui soutient le discours d’Onfray . Nul doute que le quotidien catholique ait eu le nez creux en lui donnant cette tribune. Quant à nous faire l’injure de ne pas  respecter la volonté du défunt en ce qui concerne ses obsèques, qu’il me soit permis de faire remarquer à Onfray que c’est au nom de la « tradition de la spiritualité de son pays » que la loi Sueur  a réduit la possibilité de disposer du sort post mortem de sa dépouille, et fait à l’Eglise catholique un joli cadeau. Mais le philosophe se préoccupe t-il des urnes ?

Par Michel GODICHEAU
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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 09:55


Un article de Stéphanie Le Bars dans « Le Monde » sollicite la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat et je m’aperçois qu’un certain nombre de mes petits camarades prennent encore au sérieux la presse assomptionniste. Ils n’ont d’ailleurs pas tout à fait tort, car c’est une presse pleine d’intentions. Le titre de l’article : « Quand la loi de 1905 permet à une mairie de financer une église » est déjà magnifique. La loi de 1905 a pour objet principal de supprimer le budget des cultes, il faut donc oser titrer cela. Il est vrai que le 25 décembre 1942, Philippe Pétain et Pierre Pucheu, soucieux de faire plaisir au cardinal Suhard et dans la lignée des cadeaux faits à l’école catholique l’année précédente, ont  fait un joli cadeau : l’acte dit loi promulgué symboliquement ce jour de Noël dénature la loi de 1905 par un nouvel article 19. Il s’agit là d’une vraie transsubstantiation : les subventions accordées aux édifices  du culte concernés... ne sont pas considérées comme des subventions. Première observation : on ne se subventionne pas soi-même, il ne s’agit donc que des édifices construits par l’église catholique, pour son propre compte, entre 1907 et 1942. Deuxième observation :  la dérogation concerne les réparations et non pas les constructions nouvelles. Bref , ce n’est pas en vertu de cela que la nouvelle église des Lilas a été construite. Mais Stéphanie s’en fout : son propos est de dire qu’il y a  actuellement discrimination vis à vis des mosquées (mais il m’amuse de penser que les mosquées pourraient bénéficier du cadeau fait au petit Jésus), que la loi de 1905 est centenaire et que bon, tout çà ... En tout cas signalons à l’évêque de Saint Denis que le cardinal Suhard avait su remercier Pétain en des circonstances difficiles lors des obsèques du nazi Philippe Henriot, exécuté par la Résistance, célébrées en grande pompe à Notre-Dame de Paris un mois après le débarquement de juin 1944. Mais la municipalité des Lilas est socialiste, donc rien à voir.

Par Michel GODICHEAU
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 07:43

 

 

Il y a bien sûr plusieurs degrés de lecture de l’arrêt de la Cour d’Appel d’Angers sur cette petite fille rendue à ses grands-parents biologiques alors que sa mère avait accouché sous X.  Je retiendrai, dans l’attente du texte complet, la référence à la « Convention Internationales des Droits de l’Enfant » pour fonder cette décision : «  L’enfant a le droit de connaître ses parents  et d’être élevé par eux » . « L’au nom de quoi ? »  de cette décision  s’éclaire : il s’agit bien de reconnaître qu’une métaphysique supérieure s’oppose  à ce que les montages juridiques imaginés par les hommes  pour  organiser une société (et qui restent toujours discutables) s’inclinent  devant  une parentalité définie  exclusivement par les gamètes. Les gamètes de la mère, en l’occurrence. La mère est anéantie nous dit-on, mais ce n’est pas une métaphore, bien au contraire les juges angevins ont tué la métaphore sociale  inventée, elle aussi  « dans l’intérêt de l’enfant », mais cette fois par la l’imposition  d’une « métaphysique supérieure »  à la souveraineté populaire. La production de la normativité juridique  de cette décision  est profondément religieuse. Il s’agit, en  effet  de substituer à la question de la Sphynge  « mangeuse de chair crue » (Eschyle), les certitudes des religions monothéistes et de les sanctionner par le droit. Il n’est pas innocent du tout que l’arrêt ait été  prononcé en plein débat sur la révision de la loi dite de bioéthique de 2004. Les mêmes forces qui soutiennent cette décision combattent au nom des mêmes principes l’anonymat des dons de  sperme et d’ovocytes Ce sont  ces questions dont nous débattrons le 5 mars  à 14h, à la salle de la patinoire , Parc du Haras, à Angers, avec le professeur  Pierre Jouannet.

Par Michel GODICHEAU
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Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 10:42

 

Les émules de Jérôme Carcopino (qui prétendent par ailleurs être syndicalistes)  viennent donc d’obtenir pour leurs affidés une prime que leur envieront  bien des gérants de hard-discount. Les principaux et proviseurs auront donc une prime d’objectifs. L’occupant, représenté par JC Trichet fera la moue, mais laissera faire. Pas nous. Au fait  notre édition avance, cela s’appellera « La revanche du parti noir... la lente destruction de l’école publique ». Et si on a dit « lente » , c’est parce qu’elle a commencé il y a longtemps.On vous donnera des nouvelles.

 

Par Michel GODICHEAU
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 11:06

 

Communiqué du 25 janvier 2011

Discussion au Sénat de la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée pour mourir

Loin des clichés véhiculés par les lobbies liberticides pro-life, une loi laïque de liberté, une loi du choix

Le président de la Libre Pensée, Marc Blondel, le président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Jean-Luc Romero, le président du Comité Laïcité-République, Patrick Kessel, appellent les sénateurs à voter, mardi 25 janvier 2011, en faveur de la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée à mourir dans la dignité présentée par la commission des affaires sociales du Sénat.

Cette proposition de loi, si elle était votée, permettrait aux Français – comme aux Néerlandais depuis 2001, aux Belges depuis 2002, aux Luxembourgeois depuis 2009 – de bénéficier d’un véritable choix lorsque la mort est là, inéluctable. Le choix de bénéficier d’un accès universel aux soins palliatifs, qui n’existent dans notre pays que de manière très partielle (15% à 20% seulement des personnes qui devraient en bénéficier – rapport IGAS 2010) ou le choix de bénéficier d’une aide active à mourir, pour ceux qui préfèrent décider en conscience, de manière lucide et réitérée, du moment où devra intervenir la fin.

Puisque la loi du 22 avril 2005 dite loi Leonetti permet déjà de hâter la mort, il faut légiférer pour que le patient et lui seul prenne la décision – et non son médecin ou ses proches – et pour que la mort arrive dès que l’acte médical est exécuté alors qu’il n’intervient aujourd’hui – dans le cas d’une sédation terminale – qu’aux termes de plusieurs jours de souffrance abominables et inutiles, voire plusieurs semaines.

Aux sénateurs, nous disons qu’il faut changer la loi pour faire cesser les hypocrisies qui causent bien souvent trop de drames dans notre pays, pour une loi du « mourir librement» pour ceux qui le souhaitent et le demandent.

 

Renseignements : Philippe Lohéac au 01 48 00 04 16

Par Michel GODICHEAU
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 14:01


Le déroulement des révolutions obéit à des lois et les révolutionnaires doivent toujours décider pour maintenant et penser à après. Ne serait-ce que pour sédimentariser le plus possible maintenant, car il y a toujours des flux et des reflux. Ainsi de la déclaration droits du 26 août 1789,  de la Constitution de 1918 de la République Socialiste fédérative de Russie, de la constitution portugaise de 1976. Stéphane Hessel ne fait certes pas partie des révolutionnaires et j’avais écrit ailleurs que son propos avait beaucoup  à voir avec  les manoeuvres pré-électorales de 2012. Pourtant , dans « Informations Ouvrières » de cette semaine, qui  comprend un formidable dossier sur la Tunisie,  Michel Sérac  écrit ceci : « S’indigner de cette décivilisation de la société, voulue par le capital est sans doute le premier pas. S’organiser pour que la lutte de classes lui barre la route et engage la reconquête, est le second. Un avenir crépusculaire n’est pas du goût de la jeunesse,  en France comme en Tunisie. Je crois que Michel Sérac a raison.

Par Michel GODICHEAU
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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 09:42


Un auditeur de Daniel Mermet (« Là-bas si j’y suis »)  faisait observer que dans l’intervention de Juppé sur la Tunisie, il y avait sans doute la volonté de démontrer que le taux de diplômés sous-employé était un facteur de Révolution. Cela avait déjà été constaté ailleurs (Sri Lanka, par exemple).  En 2008, la majorité des diplômés tunisiens  était au chômage ou sous-employée. Conclusion implicite de Juppé :  vous voyez bien qu’on a raison de tailler ! Un de ses collègues, JF Mancel, député UMP (un fonctionnaire qui a adhéré à l’UDR en 1968, copain (ex-copain ?) d’E. Woerth), propose de supprimer le statut de la fonction publique (sauf pour les juges et les flics : petit joueur ! ) http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3088.asp

Voilà qui devrait réjouir un Inspecteur Général de l’Education Nationale du nom de Perret qui déclarait naguère devant les chefs d’établissement de l’enseignement catholique : « Votre fonction est particulièrement originale, un peu à l'image des solutions utiles qu'a trouvées l'enseignement privé avec la loi Debré de 1959 ». Mais bon, pour éviter les révolutions mieux vaut faire appel aux spécialistes. (oui, c’est une publicité rédactionnelle pour notre futur bouquin).

Par Michel GODICHEAU
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