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Publié par Michel GODICHEAU

Ses propos  sont pertinents : Angers n'a guère changé, "ville moyenne à de nombreux points de vue", son maire et son évêque, on en arriverait à regretter Jean Monnier et l'évêque Chappoulie. C'est  toujours le département où, à un bout  du département, un sénateur pouvait naguère conserver le portrait de Philippe Pétain dans son bureau, tandis qu'à l'autre bout  les Charette de la Contrie continuent à faire leurs dévotions pascales. On n'oublie même pas qu'à Angers même, quelques sièges doivent être réservées aux petits-fils des Sillonnistes dont les descendants écrivent les journaux locaux, animent un grand nombre de syndicats (un garçon  100% à gauche ne m'a t-il pas dit que la JOC était une organisation ouvrière ?)  et gruyèrisent l'université. Rares sont les périodes historiques qui ont pu mettre Angers en mouvement. Il y eut pourtant la Révolution française (voire même avec un peu d'avance "une heureuse révolution se prépare" disait Delaunay le jeune en plaidant contre les Walsh), la Commune de Paris qui,  quinze ans après, donna de l'espace aux  ouvriers angevins, pafois issus des paroisses bretonnes ou du trimard, et la vague révolutionnaire  de l'après-guerre, qui butta contre le gouvernement tripartite, mais força à la mise en place d'institutions  contre lesquelles on s'acharne aujourd'hui. Mais Angers et Cholet ont créé les premières Bourses du Travail et aujourd'hui "les manifestations se succèdent tous les jours à la préfecture" dit  notre chocolatière ; le fait que Le Courrier de l'Ouest  n'ait pas titré sur le psittacisme épiscopal des odieux propos de Ratzinger que véhicule l'évêque Delmas, lui préférant la belle symbolique  du feu, est un indice ( j'irai acheter du chocolat mardi, j'aurai peut-être une ristourne).
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