Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Michel GODICHEAU

Inventaire  avant "L'unification laïque"...


A la recherche des origines


Extrait de  l'Encyclopédie Wikipedia.

Au départ (en 1935/1937), la volonté des familles qui se sont groupées pour agir, ensemble, au sein de la première Maison Familiale était de permettre à leurs enfants de rester au « pays » tout en continuant à se former, à réfléchir à leurs projets, à moderniser leur exploitation agricole, à s’engager dans leur métier et dans le développement de leur territoire. Permettre aux jeunes de faire leur place dans le monde des adultes tout en contribuant à le transformer, telle est, toujours, la grande ambition des Maisons Familiales. Aujourd’hui, cette ambition ne se limite plus aux enfants d’origine agricole mais concerne tous les adolescents. Or, ce vaste dessein ne peut se concevoir qu’avec l’acceptation pleine et entière du principe de la responsabilité éducative des familles dans le cadre des relations traditionnelles entre parents et enfants mais également en leur donnant la responsabilité d’une partie d’un système éducatif. Pour illustrer ce principe –ainsi que pour conforter leur indépendance-, les Maisons Familiales Rurales ont fait le choix (en 1942) de rejoindre le mouvement associatif.


1935

Extrait de L'Encyclopédie Larousse

Lorsqu’en juin 1935, après avoir obtenu son certificat d’études, Yves Peyrat, fils d’un paysan habitant le petit village de Sérignac-Péboudou dans le département du Lot-et-Garonne (le sud-ouest de la France), âgé de 12 ans, déclare à son père « Papa, tu sais que je suis un fils aimant et soumis, mais retourner à Castillonnes (le nom de l’école où l’adolescent est scolarisé), c’est fini, je n’y retournerai pas. Je veux être paysan. Dans cette école, on n’y fait pas de paysan», il ne sait pas encore qu’il va participer à la création d’un système éducatif tout à fait original. Jean Peyrat1 fait part des propos de son fils au curé de la commune qu’il connaît bien car ces deux personnages militent dans la même organisation : le Syndicat central d'initiative rurale2. L’abbé3 lui propose de s’occuper de la scolarité du jeune Yves. Peyrat accepte à condition que son fils ne soit pas le seul élève entraîné dans l’aventure et va convaincre deux autres agriculteurs d’y associer leurs enfants. En septembre 1935, ces trois paysans et le prêtre mettent sur papier la formule de ce centre de formation inédit : alternance du travail manuel et du travail intellectuel, enseignement en prise directe avec la réalité, vie de groupe… Pour réaliser l’expérience, ils s’appuient sur la structure juridique du syndicat, dont ils sont membres, qui ouvre une section d’apprentissage.

1942

La loi du  16 septembre 1942, promulguée par Philippe Pétain, chef de l’Etat français, structure la corporation paysanne

« dans la ligne doctrinale défendue depuis une dizaines d’années par le Front paysan, la Corporation paysanne est chargée de promouvoir et de gérer les intérêts communs des familles paysannes dans le domaine moral, social et économique »

(« Les campagnes en France au XXème  siècle » - Geneviève Gavignaud Editions Ophrys.)
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article