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Publié par Michel GODICHEAU

L'âge comporte beaucoup de désagréments. Il arrive parfois, pourtant  que les archives tendent à laisser penser qu'on ne s'était pas trompé sur tout et qu'il peut être agréable d'être fidèle.



Extrait d’une conférence de présentation de  mon livre « Faut-il fêter l’anniversaire de la Loi Le Chapelier » - paru en 1989. (première partie)

"J’ai eu récemment l’occasion de participer  à un débat organisé à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme , sur le pouvoir des médias. Noël Mamère était l’invité vedette de cette soirée. En fait, au dernier moment, pas de Noël Mamère. J’étais invité au nom de la Libre Pensée. La salle était bien garnie. Je ne suis cependant pas intervenu dans ce débat. J’ai , en effet, considéré que la salle comportait  une autre personnalité significative : M. Nicolas Lucas, responsable de la Nouvelle Action Royaliste et que M. Mitterrand  venait de nommer membre à part entière du Conseil Economique et Social. Ce n’était d’ailleurs que juste récompense, puisque ce personnage avait pris la tête d’un rassemblement des sans-parti pour la candidature de F. Mitterrand aux dernières élections présidentielles.

Le même individu était, par ailleurs, délégué par le maire socialiste d’Angers à la « petite enfance », sous la dernière municipalité, et responsable CFDT dans une librairie angevine.

Anecdote marginale ? Je ne crois pas. J’étais, comme libre-penseur, invité à me confronter sagemenr avec le représentant d’un courant monarchiste parfaitement à son aise dans les sphères dirigeantes de la Vème République, comme s’il n’y avait jamais eu  1789, comme s’il n’y avait jamais eu de Carmagnole, comme si la République n’avait été qu’une parenthèse, comme s’il n’y avait jamais eu la Commune de Paris.

Le directeur local d’Ouest-France qui m’avait gentiment interviewé à l’occasion de la sortie de mon petit bouquin (1) était un peu déçu que je ne prenne pas la parole. C’est vrai, il y avait pourtant bien des choses à dire, et surtout -sans doute- à faire.  Mais je crois, chers camarades, qu’il convient d’être clairs : notre propos est un propos de régicides et il ne nous appartient pas de discuter avec  la descendance politique des émigrés de Coblence. Il nous appartient en revanche de démêler, pour tous ceux que notre association philosophique a le but d’éclairer, les fils qui ont conduit M. Lucas à être nommé membre de la chambre corporatiste qu’est le CES, en même temps que Mme Isabelle Thomas et M. Harlem Désir." (à suivre)

(1) Il s'agissait bien d'Alain Besson.
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