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Publié par Michel GODICHEAU

Il est parfois difficile d'expliquer le concept de subsidiarité. J'ai même des amis qui considèrent encore qu'il s'agit  de  rapprocher le pouvoir de décision des citoyens (certes ils sont belges, mais personne n'est parfait). Or  se tenait  hier à Angers l'Assemblée Générale de rentrée des syndicats de l'Union départementale CGT-Force Ouvrière du Maine-et-Loire, devant une Michèle Biaggi (secrétaire confédérale) combattive et une salle Fernand Pelloutier archi-comble (près de 250 militants). Une atmosphère de dialogue interprofessionnel et de veillée d'armes. Parmi les nombreuses interventions des syndicats j'ai retenu celle, vigoureuse et très courte, d'une camarade des cliniques privées  qui m'a fait irrésistiblement penser à la Grèce et celle d'Olivier Rozier, responsable du SNETAA-FO, le syndicat des Professeurs de Lycées Professionnels. Notre camarade a décrit de façon extrêmement claire un des axes de la "Refondation de l'Ecole" de F. Hollande, la remise des clés de la formation professionnelle aux régions. Il a cité à plusieurs reprises un certain Mathieu Orphelin, responsable (EE-LV) de cette affaire à la région Pays-de-Loire. Je ne savais pas qui c'était (grands dieux !). Je suis allé voir son blog où il dit :

 

"La décentralisation fait peur et c’est dommage. Je souhaite un rôle renforcé des collectivités locales sur certains sujets stratégiques comme le pilotage du service public d’orientation, ou de la définition de la carte des formations."

 

Apparemment on est "sur la bonne voie". A Bruxelles ou à la BCE on décide de l'orientation : la formation professionnelle, c'est d'abord l'affaire des entreprises. A Paris on décide de décentraliser cette compétence aux régions. A Nantes (quand la lutte contre les THT et le nucléaire vous en laisse le temps) , on décide  d'adapter la carte des formations  à la désindustrialisation, illustrée ce jeudi après-midi par plusieurs intervenants. Dans ce cadre , les régions ont "toute liberté"  pour répartir les formations entre public et privé, s'attaquer  aux rigidités (entendez le statut de fonctionnaires d'Etat des PLP) ... Au passage, Olivier Rozier nous a appris pourquoi, malgré le battage et les effets d'annonce, l'apprentissage ne décollait pas : ce sont les patrons qui choisissent les apprentis et , chiffres en main, il a prouvé qu'ils ne choisissaient ni les élèves les plus en difficulté, ni les jeunes filles, ni les maghrébins.

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