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Publié par Michel GODICHEAU

Le lycée Notre-Dame de la Salle de Vihiers est donc en tête du classement des lycées du Maine-et-Loire : grâce nécessaire ou grâce suffisante ? Le « parti noir » y a les cheveux blancs et les jeunes filles y ont leur bac. Non, je ne dirai pas de mal de ce minuscule établissement où j’ai compté des relations. Il est même des cousinages avec Sainte Rose de Lima que je développerai peut-être ailleurs. Sur la photo du Courrier de l’Ouest, le crucifix réglementaire et  tous les « motivé(e)s » du corps professoral. Suivent sept établissements catholiques avant d’atteindre le premier lycée public du classement.

 

En contrepoint, le Courrier donne la parole à une vieille figure du public dont j’ai lu les dazibaos antisyndicaux, passionnés et parfois lucides sur les panneaux de la salle des professeurs : Bernard  explique assez bien : le bac est devenu un ensemble dont l’exercice convient  aux établissements privés et, comme souvent, l’ami Bernard termine par une bêtise : « il faut supprimer le bac » . 

 

Moi je crois surtout qu’il faut supprimer « L’Etudiant »  qui organise ces classements qui ont la même fonction que ceux des hôpitaux : intégrer le benchmarking comme mode de fonctionnement  des supérettes, des cliniques, des fast-food, des teintureries industrielles et des établissements scolaires (et des réseaux ferroviaires, oui M. Pepy). Du point de vue marketing le Lycée de la Salle a  tout simplement  joué un  positionnement interstitiel  en ayant par ailleurs conservé la structure des lycées d’antan : de la 6° (voire de la 11°)  à la terminale (c’est d’ailleurs le cas  de presque tous les établissements catholiques). Or donc, qu’est-ce que « l’Etudiant » ? Un groupe de presse lié au patronat français et aux lobbies financiers internationaux (et désormais au Ministère de  l’Education) qui a pour objectif de remplacer partout la connaissance par les capacités et, de ce côté, le parti noir a du savoir-faire !  Il est à l’oeuvre  dans son nid, sur les puys entre Saint-Michel-Mont-Mercure et Notre-Dame des Gardes, mais aussi dans l’enseignement public et jusqu’à l’inspection générale.

 

Un dernier mot, Bernard : vous vous dîtes laïcard, pas moi : je suis attaché à la liberté absolue de conscience et pour cela anticlérical mais je n’accepte pas d’être affublé de ces péjoratifs, sauf un : communard.

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