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Publié par Michel GODICHEAU

Dans ces maisons au sol en terre battue, il n'y avait guère de meubles : deux lits à rouleaux, un berceau, un lit d'enfant, une armoire, parfois un vaisselier ou une comtoise. Aucun appareil ménager, l'électricité n'est arrivée que plus tard dans les écarts : les syndicats d'électrification on fait un gros travail  depuis 1937, accéléré par  la nationalisation de la CGE  et la création d'EDF (1946-1947). La seule tache de couleur était  donnée par la céramique du coin cuisine, des décennies plus tard les carreaux sont toujours là , avec, parfois,  la porte métallique du four. Lorsque  la maison se vidait une charette suffisait. Les objets manufacturés se limitaient à la batterie de cuisine, un peu de vaisselle, le trousseau de linge de la mariée  ou de l'aieule et quelques bouteilles et flacons. Bien sûr, derrière il y avait aussi les bassines de la buanderie, la baratte dans les fermes. Une charrette  vous dis-je ! La honte de l'expulsion  ou de l'exil était d'entasser cela au vu de tous. Aujourd'hui le maillot de Beckham de Filipetti et le vélo de je ne sais plus qui témoignent du fait  que les valets de l'Etat ont moins de pudeur que les valets de ferme, ce qui ne les empêche nullement de poursuivre une politique qui réduit aujourd'hui 57% de la jeunesse grecque au chômage. L'émigration économique interne à l'Europe a repris et souvent un sac à dos suffit,  réduit  au volume d'un bagage en soute. Mon disque de Black Sabbath est rayé, à force.

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