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Publié par Michel GODICHEAU


J’ai eu l’occasion de présenter mardi 15 février, dans le cadre accueillant de la MJC de Lillebonne à Nancy, un diaporama  sur le thème « ONG, charité, Eglises et nouvelle gouvernance ». J’ai eu quelques soucis techniques (mon diaporama et mes notes n’étaient pas sur le même ordinateur du fait de  problèmes relationnels entre PC et MAC, et je n’ai pas toujours pu suivre le texte que j’avais prévu) , mais  cela m’a permis de vérifier une fois de plus que  la Libre Pensée mène un combat gratifiant. Je me souviens il y a bien des années du débat sur l’anniversaire de la loi Le Chapelier où je refusais de  mêler mes arguments à ceux des chrétiens sociaux qui regrettaient les corps intermédiaires de l’Ancien régime.  Cela surprenait parfois. Ce fut encore un peu le cas, ce soir là  à propos de l’ONGisation de la  vie politique internationale. Le débat, courtois et intéressant (pour moi en tout cas !) a permis à un public de citoyennes et de citoyens  de découvrir  que penser librement  c’est accepter qu’une discussion ne laisse pas intacts les points de vue qui présidaient à son commencement. C’est, bien entendu, valable aussi pour le conférencier. Je me suis particulièrement enrichi  de cette  quasi-dernière intervention d’une citoyenne qui nous a parlé du Burkina Faso qui s’enfonce dans  la misère  au fur et à mesure où les ONG  y augmentent leur présence et permettent, finalement, aux plans d’ajustement structurels de continuer à détruire le pays au profit des firmes ou des Etats qui assurent ainsi leur approvisionnement en matières premières. J’ai pensé au Mali pour avoir reçu chez moi des stagiaires maliens dans le cadre  des accords de jumelage Angers-Bamako.

Au bout du compte  quelques-uns d’entre-nous avons conclu  que la réponse à  la question « Que faire ? »  résidait sans doute, dans l’exemple donné, à combattre ici et maintenant la destruction de la Sécurité sociale et des hôpitaux par la politique gouvernementale et la politique de la BCE.

Cela suppose de combattre aussi la transformation des syndicats de salariés en corps intermédiaires, cette transformation est un des objectifs de la loi d’août 2008 sur la représentativité syndicale : ce sont les électeurs et non plus les adhérents qui  disent  qui doit représenter le syndicat, de même que c’est la popularité (assistée par TF1)  qui   fait de Greenpeace, du WWF ou des french doctors  les représentants autoproclamés de  l’intérêt public. Dans  les deux cas, peu importe le nombre d’adhérents, les subventions vont tomber . je crois que la Libre pensée fait bien de n’en pas demander et d’appeler  plutôt les citoyennes et citoyens à adhérer.

P.S. : J’imagine  d’avance avec un sourire la grimace  de certains qui liront dans  « La Revanche du Parti Noir » tout le « bien » que nous pensons du « plan Langevin-Wallon » !

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