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Publié par Michel GODICHEAU

Le premier lycée public de Beaupréau  fut donc, de 1806 à 1815, l'Ecole des Arts et Métiers (suite)


(suite de la citation du livre d’André Guettier) « ...Mais à défaut de vastes ateliers, d’un outillage suffisant et de nombreuses machines, les études théoriques, là comme à Châlons, remises aux soins de professeurs habiles, ne laissèrent pas de recevoir une salutaire impulsion. Et les classes de Beaupréau commencèrent dignement à préparer l’avenir des Ecoles d’Arts et Métiers, en fournissant, dès l’origine, aux arts et aux sciences, des dessinateurs intelligents et de bons mathématiciens.

Pendant les Cent Jours, la situation de l’Ecole se trouva compromise des bandes d’insurgés de la Vendée vinrent attaquer les élèves jusque sous les murs de la ville. La translation vers Angers fut immédiatement décidée... »


Ce récit atteste assez du caractère du combat pour l’Instruction laïque dans une région trop souvent abandonnée ou caricaturée. Au moment où Hervé de Charette  décide de voter le budget de Jacques Auxiette, il convient de rester circonspect sur les mérites politiques respectifs de « l’Empire » et de la « Royauté » et de réunir les conditions du succès de l’implantation projetée.


Cela signifie que s’il   devait y avoir « tête de pont » (après tout, pourquoi pas ?), elle ne saurait être fondée sur les statistiques actuelles du Rectorat conçues, ici comme ailleurs, en termes de complémentarité ( la Région le fait elle-même au CESR), mais sur le développement des écoles primaires, la qualité de l’enseignement offert dans les collèges (choix des langues et des options, limitation des professeurs nomades et donc des compléments de service, célérité des remplacements, surveillance, encadrement), la localisation, l’équipement, la direction et le recrutement dans le futur lycée.


Sans oublier que le versement de fonds publics aux concurrents reste une hypothèque que l’éventail des choix politiques offerts actuellement ne permet pas de lever rapidement. Il faudrait du moins connaître l’avis des décideurs concernés sur ce point essentiel à Beaupréau comme à Chavagnes-les-Eaux. Est-il normal que les élèves  du collège de Beaupréau (dans le futur), de Saint-Pierre-Montlimart ou de Montigné (dès maintenant), n’aient parfois d’autre choix que de poursuivre leur scolarité au LP catholique du Pinier Neuf, financé par l’Etat (salaires) dans un schéma approuvé par la Région ?


Pour le reste, il n’y aura pas d’hostilité  significative au plan local, même chez les élus conservateurs, si on ne les prend pas pour des imbéciles. Les salariés et les agriculteurs savent bien  reconnaître la qualité et  veulent assurer une instruction émancipatrice à leurs enfants. La fermeture des usines rend la situation encore plus cruciale. Toute autre solution ne pourrait qu’offrir à terme aux Bourdouleix and Co la possibilité de  renforcer leur implantation.


Quant aux concessions politiques, je ne verrais pour ma part aucun inconvénient à ce que le lycée s’appelât,  finalement, « La Rochefoucault-Liancourt. »

 

Mais je ne suis candidat nulle part, que le grand Ahriman m’en protège !

 

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Bruno Marsot 10/02/2010 13:06


Par le grand Ahriman "quelle drôle d'idée qu'être persan" (ou plutôt perçant, comme fin observateur et analyste).
Amitiés,


Michel GODICHEAU 27/02/2010 11:08


En fait, la réponse  de Jacques Auxiette est plutôt, actuellement, un lycée fantôme, avec une annexe "Formation  tout au long de la vie"  d'un lycée choletais. Ce débat est
d'ailleurs particulièrement pervers, car il s'appuie, dans l'un et l'autre cas (collège et lycée), sur les prérogatives consenties aux barons locaux par les lois de décentralisation, plutôt 
que sur des règles républicaines.