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Publié par Michel GODICHEAU

"La revanche du Parti noir" : cet extrait résume assez bien notre propos central. Quant à vous, si vous  souhaitez venir  nous rencontrer le 25 mai à la Bellevilloise, n'hésitez pas : une heure de présentation avec les auteurs l'éditrice  et Henri Pena-Ruiz, un pot (offert), des signatures et un dîner pour celles et ceux qui le souhaitent. (prévenir, de préférence).

 

 

Cinquante ans après la loi Debré, il apparaît utile de reparcourir ces décennies pour montrer quelles ont été les véritables politiques scolaires des gouvernements successifs. Répondre à la question du « Pourquoi cette entreprise de démolition ? » nécessite, d’autre part, de clarifier les re-lations entre les objectifs du capital et leurs conséquences sur l’École à savoir la nécessité de s’attaquer à la qualification du travail salarié pour abaisser la valeur de la force de travail en vue de maintenir le profit et, si possible, de l’augmenter. Le bonapartisme gaulliste instauré à partir de 1958 a constitué le moyen d’imposer les transfor mations nécessaires pour les besoins du patronat, l’organisation d’un régime corporatiste cherchant à associer les directions des organisations ouvrières à la mise en œuvre de cette politique remettant en cause l’ensemble des conquêtes antérieures, en particulier celles issues de la Libération. Il semble utile, dans ce contexte, de revenir sur tout le travail de préparation de la reconquête de l’École par la hiérarchie catholique aboutissant à la loi Debré de 1959 qui a aggravé brutalement la remise en cause de la laïcité, déjà ébréchée dans les années 1950, et renouant avec la période funeste de Vichy.

Autrement dit, il s’agit de sortir d’un cadre largement commun à divers analystes de l’évolution scolaire, sociologues de l’éducation en particulier, qui considèrent de diverses manières que l’École serait responsable de la reproduction des inégalités sociales et que de bonnes réformes scolaires pourraient au contraire les réduire. Ainsi se répand l’illusion qu’une école démocratique pourrait être reconstruite dans le cadre d’un capitalisme en voie de décomposition.

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