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Publié par Michel GODICHEAU

La manifestation du 7 février à Nantes  à l’appel du Collectif pour un lycée public dans les Mauges et du « Collectif Vigilance Laïcité »  a réuni près de 500 personnes, face à la préfecture de Région. Un dimanche. Ce lundi, les lecteurs du Courrier de l’Ouest à Angers n’en sauront rien . C’est la vie ? Non, les élections régionales plutôt. Ces élections n’intéressent pas grand monde, mais tout de même  les candidats des listes concernées. Enfin pas tous. Les partis et syndicats qui appelaient ont en réalité  fait acte de présence. En revanche les parents d’élèves bellopratains, montignais,  étaient là en nombre  et  la détermination de ces citoyennes et citoyens  qui doivent en être rendus  à leur septième manifestation est intacte.  J’ai eu plaisir à y retrouver des combattants de la première heure : des citoyennes et citoyens d’Andrezé



Un mot au sujet  de la « bataille des chiffres » : il pèse dessus une hypothèque de taille   Si  le fantôme du projet  de « grand service unifié d’éducation »  rôde encore, voire se matérialise dans  les exigences budgétaires de l’Union européenne  et de M. Woerth, ministre du Budget comme  dans les propos de certains dirigeants de la Ligue de l’Enseignement, toutes les  hypothèses se valent : pourquoi dès lors M. Auxiette qui assure financièrement la  « compatibilité »  entre  « l’association Saint-Yves» et l’Université d’Angers aurait-il une autre doctrine à Beaupréau ?... Mais il est une autre voie : celle du droit à l’instruction publique et laïque  pour tous les jeunes citoyennes et citoyens et je ne doute  pas que nombre d’élus de tous bords y restent attachés.



Et puisque je suis optimiste, je propose même un nom pour le  futur lycée public , celui d’Emmanuel Molard , premier proviseur de l’Ecole des Arts et Métiers  que la  Révolution avait léguée à Beaupréau.



Voici ce qu’en dit  André Guettier, auteur de  « L’histoire des écoles impériales d’Arts et Métiers », publiée en 1865 (oui, sous Napoléon-le-Petit : déjà !) :


« L’Ecole de Beaupréau, installée d’abord comme l’avait été celle de  Compiègne, établie à grands frais, si l’on considère que ses bâtiments devaient contenir seulement 150 élèves et que jamais ses ateliers ne furent outillés, ne donna pas en principe des résultats bien saillants.

Devenue  école impériale, d’école nationale qu’elle était à sa création, ses destinées ne furent guère plus heureuses sous l’Empire que sous la Royauté. l’Empereur, absorbé par des soins plus vastes et par les soucis de la guerre n’avait pas à y songer. Les ministres la négligèrent, et si ce n’eût été l’active sollicitude du duc  de Liancourt et l’intelligence du directeur, M. Molard, cet établissement, placé au sein des populations royalistes, qui l’accueillirent mal à cause de son origine républicaine, et qui n’en apprécièrent jamais l’utilité, aveuglées qu’elles étaient par l’esprit de parti, cet établissement, disons-nous, aurait végété tristement et, tôt ou tard, se serait vu supprimer (à suivre) »




 

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