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Publié par Michel GODICHEAU

 

Hortefeux et Besson  ont la tête de l’emploi (Fabius aussi, je sais !). Etrange correspondance entre l’image que l’on donne de soi et la fonction que l’on remplit, même Mélanchon n’y échappe pas : le politicien roublard ne laisse plus guère de place à l’homme de conviction. Mais Hortefeux a un terrible destin, renvoyant les visages de Charles Pasqua ou Robert Pandraud à une nostalgie hors de propos. Dans ce rôle, peu de socialistes ont fait illusion après la seconde guerre, on citera tout de même Jules Moch et François Mitterrand ... Non, pour la même période, je ne vois que Roger Frey : on trouve sur le site de l’INA des vidéos pour instruire la jeunesse ; Hortefeux a encore un peu de chemin à faire.

En tout cas , et pour ce qui concerne le projet de loi voté en première lecture le 13 juillet et inscrit  à la session extraordinaire du parlement à partir du 7 septembre (interdiction de la burqa), soyez attentifs à ce qu’il dira  concernant  l’alinéa concernant les masques. Le juriste Gilles Lhuillier écrivait en 2004 :

 

Un retour à l’origine étymologique romaine où le masque n’était qu’un signe, est-il aujourd’hui pensable ? À l’image des Masques Bambara ou des masques Grecs de Dionysos, la personne, et le corps ne seraient alors que des récits créant un monde de signification qui institue le sujet. L’humanité serait alors ce récit : il n’y aurait « personne » derrière le masque. (L’homme-masque – Sur la dimension anthropologique du droit –revue Methodos 2004 -Gilles Lhuilier, « L’homme-masque. », Methodos, 4 (2004), Penser le corps, [En ligne], mis en ligne le 5 avril 2004. URL : http://methodos.revues.org/document125.html. Consulté le 12 octobre 2009.

 

Et si Brice Hortefeux n’était qu’un simulacre ?

 

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Louis Patrocle 13/08/2010 15:04


Attention Michel, ce n'est pas pour Paul et Mickey, mais il ne faut pas se "MélEncher" les pinceaux.

Quant à Hortefeux, je ne pense pas que ses discours et réactions soient simulations et faux-semblant ; c'est plutôt la prémisse de l'Europe Nouvelle (qui n'a rien de nouvelle puisqu'elle est celle
des nostalgiques d'une Europe corporatiste, Occident chrétien, etc, contre les rouges, les bolcheviques et autres métèques, durant la sinistre période des années 30-40);
Pour eux, en fait, (bien sûr avec prioritairement la sauvegarde du rapport social capitaliste)le brouillamini psychique et représentatif est tel, que le choix devient : la "Cagoule" ou la burqua.


Michel GODICHEAU 13/08/2010 16:06



D'accord pour le E. Pour le reste , je serais heureux  que l'homme de convictions  l'emporte sur le ministre de Lionel Jospin et sur le collaborateur de Jack Lang, c'est ce qui a du le
marquer. Quant à Hortefeux, "simulacres" ça ne veut pas dire qu'il y ait rien derrière, c'est  une référence au roman éponyme de Philip.K.Dick paru en 1964 :       "XXI° siècle, Etats-Unis d'Europe et d'Amérique. Le Président élu par la population devient automatiquement le mari de la
Première Dame, la très belle Nicole Thibodeaux. Mais le Président, der Alte, est en fait un simulacre construit par un des puissants cartels. Et seule l'élite, les Ges, le sait. La masse
(les Bes) est tenue dans l'ignorance.
     Parmi cette population, Ian Ducan, amoureux (comme beaucoup) de Nicole que l'on voit si souvent à la télévision. Son ami Al Miller, gérant d'un dépôt de fusées d'occasion
utilisées par les désespérés pour émigrer sur Mars. Le pianiste psychokinétique Richard Kongrosian, schizophrène. Les frères Strikerock et leurs crises conjugales. Et des complots contre le
pouvoir, malgré la possibilité de ce dernier de voyager dans le temps. Tout ça tourne plus au moins autour du Dr Egon Superb, le dernier psychiatre autorisé à exercer..." Mais Tony Blair est
aussi une création du cartel.