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Publié par Michel GODICHEAU

Les réfugiés sur le port de Léros.

Léros est une petite île du Dodécanèse (52km2 et un peu plus de 7000 habitants) . Elle servit de camp de concentration pendant la junte et resta ensuite un lieu d'isolement pour les malades mentaux. L'été, l'île est très touristique. Ce billet a été posté sur facebook par Matina Katsiveli, une habitante de l'île (https://www.facebook.com/matina.katsiveli?pnref=story) . Je l'ai reçu comme un hurlement à la face de Valls, Hollande, Sapin et des dirigeants de l'Union européenne. (avec mes excuses pour les éventuelles erreurs de traduction. Je progresse en grec, mais… (ce matin Angelique Kourounis a fait un billet sur l'île voisine de Kos sur France Inter, mais je ne l'ai pas trouvé).

 

898 réfugiés dans le cour de la capitainerie du port de Léros et sur la rue : les images parlent , elles crient, plus exactement.

 

« Aujourd'hui nous avons un autre problème : la police du port nous a annoncé avec désespoir ne pouvoir donner des repas que pour 120 personnes. Ils n'ont pas d'autre argent.

 

Le repas de ce soir a été couvert par Ύπατη Αρμοστεία. (une émanation de l'Office des nations unies pour les réfugiés -MG) toute la journée, nous avons donné de l'eau, des biscuits, du lait, des couches pour bébés, des vêtements, des chaussures. Comment faire pour prendre soin de tant de personnes qui sont là depuis deux ou trois jours (…) sans manger avec juste un peu d'eau.

 

Makis, Akis, Oreste ont examiné les malades. Après minuit de la nuit, Oreste est encore sur les lieux et continue à faire des examens. Après le milieu de la nuit, notre autre médecin, Christos , avec Georgia, Matina, Dora et Ingrid sont encore dans la cour. Ils ont partagé la nourriture et encore donné de l'eau à ceux qui avaient soif, répondant aux questions angoissées, calmant les peurs de ces misérables.

 

Quelques embrassades viennent juste adoucir un peu la misère de ces conditions .

 

Combien de temps cela va t-il durer, nous demandent-ils ?

 

Il n'y a comme réponse que cette vague de solidarité, que l'endurance dont nous faisons preuve . Et à chaque moment que nous sommes près de ces déracinés, à chacun de ces moments nous revendiquerons pour eux des conditions d'accueil qui assurent leur dignité. Rien d'autre ne nous importe. »

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