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Publié par Michel GODICHEAU

En quelques heures, la température a chuté de 15 degrés et le temps nous joue les βρεχει στη φτωχογειτονια : les rues sont transformées en labyrinthe entre les flaques, les derniers névés de l’Olympe vont avoir un sursis.  Le vent a renversé quelques poubelles, mais la plupart sont pleines : c’est dimanche soir. Les habitants des bidonvilles crèchent ou squattent au-delà du périphérique. La Grèce va mieux, disent les macronards et ceux qui leur tiennent la perfusion : la Grèce paie ses intérêts, tout est vendu mais le taux d’endettement est passé de 130% à 162% du P.I.B. Le pont vers Dendropotamos s’est affaissé et la route de Sindos (la plus grande zone industrielle de Grèce, parait-il) est si défoncée que c’est en revenant du contrôle technique (c’est là-bas que je vais au KTEO) que tu risques de plier ta caisse.

Le rêve d’Amérique du patron de mon bar préféré s’est évanoui, il a fermé et s’est installé plus loin à Menemeni. Plus de Manhattan donc et plus d’Ouzo-mezze à 5€. Plus de tickets de bus à l’unité non plus, le dernier periptero , celui de Sotiris, vient de fermer, donc plus de piles à l’unité non plus  ni de neraki à 0,40.

Les poubelles restent très fréquentées, ceux dont elles sont la survie arpentent les rues en famille : des papas et mamans jeunes, avec leurs chariots et leurs crochets. Deux fois j’ai vu des fillettes s’amuser en faisant le circuit avec leurs parents.  Les voisins y accrochent assez souvent, des sacs d’aliments en bon état à leur intention. Les enfants de Gaza n’ont pas cette chance.

J’aime ces faubourgs où l’air reste plus léger ! Toutes les rues ont des noms tirés de la mythologie ou de l’Asie mineure grecque : tout le monde ici a au moins des aïeuls réfugiés. 

La chanson dit : « Il pleut sur les « favelas » et dans mon cœur aussi ».  Je me suis amusé à constater (je vous mettrai les photos demain), que si, à un bout de la rue Pythagore, le carré de l’hypoténuse s’était perdu, à l’autre bout, il y avait un joli carré de fleurs.

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